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Philippe II d’Espagne et le « Siglo de Oro »

Fils de Charles Quint, le très-catholique Philippe II souffre d'une légende noire alors qu'il a, jusqu'à la défaite de l'Invincible Armada, régné sur un empire mondial.

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© Portrait de Philippe II d'Espagne par Titien (musée du Prado)
Bien avant l’Angleterre, Philippe II fut le monarque d’un empire mondial. Il domine l’Amérique espagnole, depuis que Cortès a débarqué au Mexique. Il ouvre l’Asie à la conquête avec la prise de Manille en 1571. Sur le continent, il règne sur les différents royaumes et principautés d’Espagne (Aragon, Castille), les Pays-Bas et une partie de l’Italie. Cet ensemble disparate est sous la menace des Ottomans en Méditerranée. Soliman le magnifique veut s’emparer de Malte et les pirates algériens mènent des razzias dans le sud de l’Espagne. La victoire de Lépante met un frein à l’expansion ottomane. À l’intérieur, Philippe II doit affronter le schisme religieux. Le protestantisme a cessé d’être une bizarrerie allemande et se répand aux Pays-Bas, en Flandres et même en Espagne. Le Duc d’Albe (barbe en pointe, regard de vipère) se charge de la rééducation des huguenots : les iconoclastes sont décapités, les hérétiques brûlés. Philippe II est un catholique en treillis de combat. Quelque peu énervé par les Sarrasins, il force les Arabes ibériques (appelés morisques) à s’intégrer. Parler arabe est désormais interdit, les prénoms devront être choisis dans le calendrier chrétien. Du Zemmour avant Zemmour ! [...]
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