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Philippe Vardon : « Il ne manque pas des lois mais du courage »

Philippe Vardon est un homme politique niçois, conseiller régional de Provence-Alpes-Côte d'Azur. Il alerte depuis longtemps sur les dangers que représentent l'immigration de masse et la tolérance bienveillante des politiques locaux vis à vis des islamistes. La veille de l'attentat, il publiait un communiqué pour demander au maire et au préfet de réagir face aux bandes de migrants qui errent à Nice. Entretien.

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© Philippe Vardon

Pourquoi Nice en est-elle à son second attentat d’envergure nationale ?

Tout d’abord il y a l’importance de la ville : Nice est la cinquième ville de France, et à ce titre c’est une cible de choix. Ensuite il y a une évidence, c’est que notre ville est particulièrement pénétrée par l’islamisme. C’est une ville qui a une communauté musulmane très importante, due à l’immigration tunisienne, et dans une moindre mesure algérienne, tchétchène, et d’Afrique subsaharienne. Cet islamisme a très fortement infusé à Nice, j’en veux pour preuve que nous sommes la principale ville de départ pour le djihad en Irak et en Syrie, avec plus de cent personnes parties. Malheureusement, si vous ajoutez la proximité avec la frontière italienne, et donc une immigration de passage permanente qui arrive en flux d’Italie où elle transite ou s’arrête, tout cela nous place dans une situation de dangerosité maximale.

Nous faisons preuve de beaucoup de subtilité politique et philosophique dans notre appréciation de tout cela. Mais en réalité on voit que ce terroriste islamiste est venu tuer des chrétiens dans une église catholique, sans doute parce qu’il était en colère après la publication de caricatures par la gauche anti-cléricale. L'islamisme menace notre civilisation en bloc

Y a t-il beaucoup de profils similaires à celui de ce terroriste en liberté à Nice ?

Je ne sais pas pour ce qui est de leurs intentions, mais en revanche il y a une réalité, c’est qu’on a eu ces derniers mois une recrudescence de la présence de migrants clandestins dans les rues de Nice. Une présence que tous les Niçois peuvent constater. Je vais même vous dire mieux. Pas plus tard que mercredi, la veille de l’attentat, j'ai publié un communiqué parce que mardi soir, il y a eu une rixe mortelle entre migrants. Un migrant a tué un autre migrant d’un coup de couteau. J’alertais en disant qu’il y avait une situation qui devient vraiment périlleuse à Nice ; des bandes de migrants errent dans plusieurs secteurs de la ville et on sait qu’un certain nombre d’entre eux représentent une dangerosité réelle, et je demandais en conséquence que le préfet et le maire Christian Estrosi prennent des mesures. Le lendemain trois Niçois étaient égorgées par un migrant.

La police municipale de Nice est réputée pour être particulièrement nombreuse et bien équipée. Elle est intervenue très rapidement et efficacement, dix minutes après les faits. Peut-elle s’améliorer, ou est-elle à son maximum et la solution est ailleurs ?

Je salue à la fois la vaillance et l’efficacité de notre police municipale. C’est effectivement l’une des plus nombreuses de France, pas la plus nombreuse comme le répète le maire, mais importante tout de même. Elle est bien équipée, bien entraînée, et avec des agents valeureux. Mais la police intervient à la fin du processus. Il ne faut pas qu’on en arrive à la situation où elle doit intervenir. Ce qu’il faut, c’est empêcher que ces attaques soient menées, en agissant sur deux niveaux, et cette attaque les illustre malheureusement bien. D’abord en éradiquant l’idéologie islamiste, et ensuite en contrôlant l’immigration massive via le contrôle de nos frontières.

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