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L’idole monstrueuse de la gauche

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Publié le

20 novembre 2018

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Ami de Mitterrand, soutien financier du parti socialiste, mécène influent du monde des arts et de la culture, militant des droits des homosexuels, le millionnaire Pierre Bergé, disparu le 8 septembre 2017, était une icône de la gauche.

 

Quand, quelques jours après sa mort, parut Saint Laurent et moi, une histoire intime (Hugo Doc), écrit par un certain Fabrice Tomas, les médias accueillirent le livre dans un silence unanime. En ayant rendu compte dans Valeurs actuelles, je reçus quelques jours après la parution de l’article un mail de remerciements de l’éditeur qui me confessa ne pas en revenir d’une telle « omerta », étant donné le nombre de services de presse qui lui avait été réclamés par les journalistes. En 1984, Fabrice Tomas, un beau jeune homme de 23 ans, était embauché comme livreur par la société Yves-Saint-Laurent alors dirigée par Pierre Bergé. Il devient très vite son chauffeur particulier et son amant pendant cinq ans, avant d’être « réclamé » par Yves Saint Laurent, avec qui il partagera trois années de vie commune entre Paris, le château de Benerville-sur-Mer (Calvados) et la villa marocaine.

 

Lire aussi : Bergé et les agneaux immolés

 

Ce sont les souvenirs de la vie partagée avec ces « grands hommes » que Fabrice Tomas, aujourd’hui retiré au Québec, relatait dans son livre. On y apprenait que Pierre Bergé détestait ouvertement les pauvres ; qu’il obligeait certains employés à coucher avec lui (une pratique connue dans l’entreprise sous le nom de « petit manège ») ; qu’il était coutumier de séances de « dressage », dans sa chambre du Lutetia, au cours desquelles il torturait son jeune amant avec des pinces avant de lui uriner dessus; que dans la villa de Marrakech défilaient des enfants proposant leurs services contre rémunération.

On apprenait que Pierre Bergé détestait ouvertement les pauvres ; qu’il obligeait certains employés à coucher avec lui ; qu’il était coutumier de séances de « dressage », dans sa chambre du Lutetia, au cours desquelles il torturait son jeune amant avec des pinces avant de lui uriner dessus.

De son côté, Yves Saint Laurent réclamait des coups de fouet chaque matin au réveil et s’enfonçait compulsivement des objets dans le fondement, au point de se détruire l’anus. Il errait, de nuit, dans son château, laissant des traînées fécales permettant à ses domestiques de le pister. Selon Fabrice Tomas, Yves Saint Laurent et Pierre Bergé étaient « malades sexuellement ». On peut aussi estimer qu’ils étaient des libéraux-libertaires ayant déroulé jusqu’au bout le fil de leur doctrine, et découvert que le désir n’avait aucune limite, et que tout était susceptible d’être acheté (ou loué) : les bras pour travailler, les ventres pour faire les enfants, les sexes pour en jouir à sa guise. À sa mort, le président Hollande salua en Pierre Bergé « un homme profondément attaché à la dignité humaine ».

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