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PMA GPA, ou la Taqiya progressiste

La loi de bioéthique et sa mesure phare, la « PMA pour toutes », vient d’être adoptée par l’Assemblée nationale. Et la prochaine étape – vous le savez – c’est la GPA. Analyse d’une stratégie du mensonge permanent.

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© DR

Jusqu’à présent, les partisans du « progrès » dissimulaient leurs intentions réelles, en jurant la main sur le cœur que « non la PMA pour toutes n’amènerait certainement pas la GPA ! ». En réalité, la PMA sans père n’en était que le cheval de Troie. Les portes sont désormais grandes ouvertes et le camp du Bien s’est mis en marche.

Un certain Luc Le Vaillant n’a même pas pu attendre l’adoption du projet de loi, pour réclamer dans Libération l’avènement de la GPA : « Chronique “Ré/jouissances” : Après la PMA, que vienne la GPA ! ». Non content de se vanter de savoir « parfois déguiser [ses] pensées afin d’aboutir à un gain intermédiaire », tel un « rusé goupil qui camoufle ses frustrations de chasseur caché dans l’ombre, sans perdre la proie de vue », l’auteur ne voit plus l’intérêt de camoufler le but ultime des progressistes : la légalisation de la GPA,  « ceci afin que le désir d’enfant puisse être universellement satisfait ». L’enfant n’est plus qu’un objet de désir, un droit opposable, une chose que l’on exige, commande et revendique.

Du PACS en 1999, à la PMA pour toutes en 2021, en passant par le Mariage pour tous en 2012, c’est toujours la même tactique : celle du mensonge permanent. Dans un entretien accordé au journal Le Point le 3 juillet 2019, Jean-Louis Touraine rapporteur de la loi bioéthique, prétendait ceci : « J'insiste sur le fait qu'il n'existe pas de droit à l'enfant […] Il peut y avoir un désir d'enfant, mais il ne faut pas donner satisfaction à tous les couples sous prétexte qu'il y aurait un prétendu droit à l'enfant ».

« À partir du moment où l’on sacrifie les droits de l’enfant au profit du désir des adultes, et du profit des industries pharmaceutiques, on instaure le droit à l’enfant »

Aude Mirkovic

C’était bien évidement un mensonge, puisque la mention « Il n’existe pas de droit à l’enfant » ajoutée en première puis en deuxième lecture par le Sénat, a été supprimée à chaque fois. Lors de la deuxième lecture à l’Assemblée nationale le 29 juillet 2020, la rapporteur Coralie Dubost défendait la suppression de cette mention : « L’idée même d’un “droit à l’enfant” est absurde. Aucune raison d’inscrire son interdiction dans la loi. Évoquer un “droit à l’enfant”, même par la négative, serait en creux le rendre objet, non sujet. L’enfant est une personne, aucun “droit à” ne peut s’exercer sur lui ! ».

Pour Aude Mirkovic, porte-parole de l’association Juristes pour l’enfance, cette suppression prouve encore la volonté du gouvernement d’amener la légalisation de la GPA : « De nombreuses choses inutiles sont précisées dans la loi, mais là ce n’était pas inutile. Dans la mesure où une évidence est en danger face à des revendications, il devient nécessaire de l’y inscrire. Le fait d’inscrire qu’il n’existe pas de droit à l’enfant était très significatif. Si l’Assemblée n’a même pas été capable d’accepter cela, c’est parce qu’en réalité cette loi consacre déjà le droit à l’enfant. À partir du moment où l’on sacrifie les droits de l’enfant au profit du désir des adultes, et du profit des industries pharmaceutiques, on instaure le droit à l’enfant  » [...]      

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