Poupées de cire, poupées à cons

Il nous mettrait presque la larme à l’œil. Heureusement, il vend aussi des kleenex. Le patron du dernier cinéma parisien spécialisé dans les films pornos part à la retraite et personne ne reprend l’affaire.

Le Beverley , dernier cinéma X de Paris, a fermé ses portes à la fin de l’année dernière. Il faut dire qu’il n’était pas taillé pour concurrencer l’uberisation, la gratuité et Internet. Car elle est loin l’époque où le mateur de boulards était vu comme un pervers. Elle est finie l’époque où les choses sales se faisaient dans des salles spécialisées et des backrooms glauques illustrant bien la légèreté des mœurs et toutes ces choses que la morale réprouve.

Car, miracle de la start-up nation, le salace satyre qui squattait les sombres salons de lupanars n’a plus honte. Il s’agit de votre père, de votre fils, de votre mari… Le porno a envahi les maisons et les écrans. Le smartphone et les réseaux sociaux de vos petites têtes blondes n’ont laissé aucune chance au Beverley. On en est même à regretter le bon vieux porno de Canal  + généralement crypté et donc maîtrisable. On se dit que les films érotiques de RTL 9 à 23 heures étaient des Disney à côté du web. Finalement, le vicelard des trente glorieuses n’a pas disparu mais il a changé. Plus besoin de sortir, c’est livré à domicile.

« Le porno sur Internet, c’est de l’abattage. Une nana sur une table avec 40 mecs. C’est nul », explique un client du Beverley. Ce XXIe siècle est donc celui (…)

A découvrir dans le nouveau numéro de L’Incorrect et en ligne pour les abonnés

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meynaud@lincorrect.org

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