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Présidence de la Commission des finances : les raisons d’un bras de fer

Le RN et la Nupes se livrent un combat par média interposé pour obtenir la présidence de la commission des finances. Pourquoi cette présidence attire tant les convoitises, et quel scénario semble le plus probable ? Analyse.

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© Twitter Marine Le Pen

Depuis le soir du second tour des législatives, alors que la majorité absolue échappait au groupe présidentiel, une question est sur toutes les lèvres : qui récupèrera la présidence de la commission des finances, et de son pouvoir de nuisance?

Depuis la réforme du règlement de l’Assemblée nationale de 2009, qui entérinait elle-même une pratique inaugurée par Nicolas Sarkozy en 2007, la présidence de la Commission des Finances revient à l’opposition, en tant qu’organe de contrôle du gouvernement.

Ainsi, dès que les résultats ont été affinés, le Rassemblement national, premier groupe d’opposition avec 89 députés, a revendiqué ce poste : « Il y a un fonctionnement démocratique qui veut que la présidence de la commission des finances revienne à un député du premier groupe d'opposition » déclarait Jordan Bardella. De fait, « par respect pour la démocratie, nous avons droit à la présidence de la commission des finances et nous la réclamons ». Le parti a depuis annoncé présenter la candidature de Jean-Philippe Tanguy, député de la Somme passé par le parti souverainiste de Nicolas Dupont-Aignan, qui fut porte-parole de la campagne présidentielle de Marine Le Pen.

En face, deux candidats issus de la Nupes prétendent au poste – mais il y a de fortes chances pour que la confédération de gauche ne présente qu’un seul candidat. La France insoumise soutient Éric Coquerel, député de la Seine-Saint-Denis, tandis que le Parti socialiste propose de son côté Valérie Rabault, élue dans le Tarn-et-Garonne. Le premier est l’un des piliers de LFI, l’autre un symbole de la nouvelle génération de socialistes. Les Républicains n’ont, quant à eux, présenté aucun candidat. Et pour cause…

La présidence pour le RN ? C’est loin d’être fait

En effet, à l’aube du vote qui aura lieu le 30 juin, toute la question est de savoir à quelle opposition reviendra cette présidence. Au premier groupe, comme on l’entend beaucoup dire ? Ainsi, de nombreuses personnalités du centre comme le ministre de l'Agriculture issu du MoDem Marc Fesneau (« Quand bien même ça ne me plaît pas, que ce soit le Rassemblement national, ça s'impose à nous, ça s'impose à moi») ou Éric Woerth qui a rallié Emmanuel Macron estiment que cette présidence doit revenir au RN. LR semble adopter la même position, d’où l’absence de candidature du parti. Ainsi, le président du Sénat Gérard Larcher a en effet affirmé le 22 juin : « La pratique républicaine dans les Assemblées consiste à considérer tous les élus avec un principe d’égalité et de respect […] il y a un règlement à l’Assemblée nationale qui dit que le président de la commission des Finances doit être issu de l’opposition. Or, je constate que le RN est le premier groupe d’opposition. Donc, elle devrait lui revenir ». [...]

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