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Prince Joachim Murat : “Les Murat ont pour tradition d’aller se faire tuer pour la France”

Descendant en ligne directe du maréchal Murat, le prince Joachim Murat reçoit L’Incorrect sous les dorures de l’Opéra Garnier, symbole du Second Empire. Cet ancien « Para » a poursuivi la tradition militaire de son ancêtre au Kosovo. Entretien hors du temps.

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© Benjamin de Diesbach pour L’Incorrect

Les Murat ont donné leur sang durant les deux premières guerres mondiales. Votre grand-père était un résistant. Vous descendez d'un illustre maréchal de France et roi de Naples, est-ce un héritage dur à porter ?

Ce n’est pas du tout un héritage dur à porter. C’est une école d’humilité, un immense privilège, une sorte de philosophie de vie du panache, du refus de la médiocrité. Et un sens des responsabilités. Tout ce qui fait d'ailleurs et résume l'essence du Bonapartisme pour moi. Les Murat ont une espèce de tradition d’aller se faire tuer pour la France depuis le roi Murat lui-même, qui comme vous le savez était le plus grand meneur de la Grande armée, toujours au cœur des pires batailles de l’histoire napoléonienne. Durant la Première Guerre mondiale, les six frères Murat sont partis au front non sans créer un petit émoi à l’époque. Le gouvernement a même tenté à plusieurs reprises de les faire rentrer chez eux alors qu'ils étaient aux côtés des soldats qui se faisaient gazer dans les tranchées. C’est pour cela que vous avez à Paris en plus du boulevard Murat, une place Louis Murat qui est décédé durant la guerre. Mon grand-père, lui, s'est fait tuer dans la Résistance. [...]

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