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Que pasa con Pessi ?

Depuis quelques semaines, une bande de trolls très organisée terrorise Twitter France en lançant des raids numériques contre des personnalités publiques. Objectif des opérations : faire taire lesdites personnes et maîtriser l'agenda médiatique. Mais qui sont-ils et quels sont leurs réseaux ? Enquête, tirée de l'Incotidien.

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© KaziPessi / L'Incorrect

Si vous fréquentez Twitter, vous n’avez pu passer à côté du phénomène qui inonde la toile depuis quelques jours. Très présents et ultra-réactifs, les Pessi sont une horde de trolls qui mènent des raids groupés et massifs de réponses sous des tweets de personnalités publiques afin d’en submerger le compte.

« Pessi » est à l’origine une contraction de Messi et de penalty, utilisée pour se moquer soit du trop grand nombre de pénaltys accordés au joueur de Barcelone, soit de sa proportion d’échecs aux 9 mètres – les sources ne sont pas tout à fait concordantes. Reconnaissables à leurs photos de profil arborant un montage représentant Lionel Messi en chauve, ils s’expriment dans une novlangue pour le moins atypique, faites d’argot sportif (« t’es à ton prime », « masterclass », « goatesque », « prime »), de verbe à l’impératif (« pleure, chiale, chouine, couine, aboie, miaule, boude ») et d’un drôle de mot d’ordre : « reste digne ». Leurs messages sont souvent absurdes sur la forme et sur le fond, et répondent par des paroles de rap ou des recettes de cuisine sans rapports avec le tweet initial. Entre membres de la communauté, ils se surnomment « akhi », qui signifie « mon frère » en arabe. « Les Pessi sont actuellement les maîtres de ce monde » précisait leur page Wikipédia, depuis supprimée.

Le mouvement Pessi est lui-même subdivisé en plusieurs groupes, qui se pensent chacun comme une équipe à part entière (« FC Gênant », « FC Hominisme », « Pessistants », « AS Chomagrie », « FC Penaldo », etc). « Chaque FC devait réaliser le plus gros raid pour être la meilleure équipe ». Les recettes de raids numériques sont assez simples : un rendez-vous avec une cible, une heure et une liste proposée de réponses à lui faire. De cette compétition de geeks-footeux est né un véritable phénomène qui, ces dernières semaines, a quitté le seul domaine du ballon rond pour s’intéresser à des questions éminemment politiques, et mener des raids contre des comptes de premier plan. [...]

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