Aux indignations racialistes du réalisateur Spike Lee comptant le nombre de noirs sélectionnés depuis 2016 – « #OscarsSoWhite… Again, nous ne pouvons pas soutenir ça » – se sont succédé les déclarations publiques, étonnantes de racisme décomplexé, du réalisateur Jordan Peele, oscarisé pour son dernier film Get Out (2019) : « Je ne me vois pas choisir un mec blanc comme chef de file dans mon film » et d’Ava Du Vernay, réalisatrice de Selma (2014) : « Nous – les producteurs noirs dotés d’un pouvoir de recrutement – avons le droit de ne pas embaucher ceux qui nous diminuent ».
Des sorties qui ne provoquèrent ni critiques, ni attaques des chargés de consciences ricains et pour cause : leurs « points de vue » sont plus que répandus. Des dizaines de producteurs, d’auteurs et d’acteurs sous couvert d’anonymat ont raconté au Daily Mail « la vague de racisme inversé qui sévit dans l’industrie » : « Nous n’embauchons que des personnes de couleur, des femmes ou des LGBT pour écrire, jouer, produire, faire fonctionner les caméras, travailler dans les services d’artisanat. Si vous êtes blanc, vous ne pouvez pas vous exprimer ».
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Ou encore : « Le directeur de casting lui a dit qu’il était “parfait pour le rôle” mais qu’ils avaient reçu pour instruction d’embaucher “une personne de couleur” pour le rôle » ou encore cette « femme blanche, un cadre très respecté, a été chargée de “superviser” la production sur place, on lui a dit qu’elle ne recevrait aucun crédit à l’écran ». « Les gens pensent qu’Hollywood est un endroit où les rêves se réalisent, mais pour des gens comme moi, c’est devenu un cauchemar », confie un auteur.
Un cauchemar qui en ferait rêver plus d’un ici, en France, au regard de la pitoyable cérémonie des Césars 2020 qui vit l’actrice Aïssa Maïga fagotée comme un ananas expliquer dans une logorrhée racialiste que n’aurait pas reniée Rokhaya Diallo que « ça fait plus de deux décennies que je ne peux pas m’empêcher de compter le nombre de Noirs dans la salle ».





