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Faut-il rapatrier les enfants de djihadistes ?

La question du rapatriement des enfants djihadistes est l’une des plus difficiles qui soit. Innocents à sauver ou bombe à retardement ? Au fond, la question est sécuritaire, morale et philosophique : croit-on encore à la force de notre civilisation ?

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© Capture d'écran YouTube

« Mon fils grandira un jour et deviendra djihadiste » lance une des femmes du camp de prisonniers Syrien à un journaliste de l’AFP, en février 2019. Depuis maintenant trois ans, avec la chute de l’État islamique, la polémique autour du rapatriement par la France des enfants de djihadistes, prisonniers en Syrie, oppose les adeptes de sécurité aux associations humanitaires.

Dans les camps syriens, l’endoctrinement

Plusieurs journalistes ont réalisé des reportages au cœur des camps de prisonniers où la situation parait véritablement complexe. L’endoctrinement règne parmi les milliers de femmes et d’enfants entassés dans les camps de Roj et d’Al-Hol en Syrie. Prisonniers de guerre, ils sont les membres des familles de combattants jihadistes capturés ou tués lors de la chute du Califat autoproclamé. Ils vivent désormais dans des camps aux qualités de vie très difficiles. Surtout, une partie des femmes, radicalisées, veillent au grain et cherchent à endoctriner leurs co-détenues ayant tourné le dos à l’islamisme radical. Pour fumer, celles-ci doivent par exemple se cacher.

Les gouvernements sont pourtant plus dubitatifs sur la politique à adopter à l’égard de ces jeunes, potentiels « bombes à retardement » comme l’indiquait le procureur de la République de Paris François Molins

Plusieurs pays ont dépêché des missions consulaires dans les camps afin de déterminer combien d’enfants de djihadistes s’y trouvent toujours sous le contrôle de l’administration semi-autonome kurde. Il semblerait que la France y compte à ce jour deux cents enfants ressortissants, accompagnés de quelque quatre-vingts femmes. [...]

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