
À 32 ans, Alex surveille son troupeau de 1 200 brebis au-dessus du village de Ristolas dans le Queyras. Après avoir parcouru le monde pendant dix ans, après avoir exercé mille métiers, Alex est devenu berger en apprenant avec les anciens.

Sans accès par la route ou par chemin de randonnée, la cabane d’Alex a été construite grâce aux deniers européens. « Autrefois les bergers vivaient dans des cloaques. Les chiens étaient mieux logés », constate Alex. Sans eau courante, ni électricité, le berger vit avec sa femme et son fils durant l’été.
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Les brebis du troupeau viennent de la plaine de Crau (Camargue). À la fin du mois de juin, elles sont déplacées jusque dans le Queyras (Hautes-Alpes). Du fait de l’urbanisation, la transhumance s’effectue aujourd’hui par camion. Les brebis sont destinées au marché alimentaire car la laine aujourd’hui ne vaut plus rien. La concurrence des éleveurs de Nouvelle- Zélande est trop forte.

Assisté par deux chiens, Alex conduit son troupeau vers l’herbe encore fraîche des crêtes. « Mes brebis ne sont pas engraissées artificiellement avec des graines. Dans le fond, notre métier n’a pas changé depuis 2000 ans, excepté l’apport de la pénicilline ». Le pastoralisme doit être défendu en France car il fournit de l’emploi et entretient les paysages.





