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Romaric Sangars : Le verbe divin

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@Benjamin de Diesbach pour L’Incorrect
Notre rédacteur en chef culture publie la confession intime de son retour au Christ. L’occasion de traverser l’époque et la littérature. Tu es pamphlétaire et romancier : pourquoi publier ce livre personnel maintenant ? Je ne suis pas allé spontanément à ce livre, j’y ai été poussé par mon éditrice et par Richard Millet : ils m’ont incité à développer ce récit de confession à cause d’un court texte autobiographique, Pneuma, qui accompagnait mon premier livre sur Jean d’Ormesson, où j’évoquais déjà mon retour au catholicisme. C’est une idée qui me plaisait mais que seul je n’aurais pas développée si tôt : il y avait beaucoup de freins à me livrer à un tel exercice, une pudeur. Mais je me suis rapidement senti en accord profond avec ma démarche littéraire elle-même. C’est ce qui se passe souvent : quelque chose a lieu dans l’expérience d’écriture elle-même. Je me suis rendu compte que mon catholicisme et ma vocation d’écrivain étaient très intimement liés. Et racontant comment je revenais au christianisme, je racontais aussi comment je devenais écrivain. Comme un disciple de la poésie qui se serait radicalisé. Tu es né dans une famille culturellement catholique : est-ce une conversion au sens propre, ou l’approfondissement de ce que tu étais déjà ? C’est assez ambigu : il y a l’impression formidable de rejoindre le dieu de ses pères, de ses ancêtres, l’impression émouvante de pouvoir restaurer un lien préexistant et donner brusquement du sens à tout ce qui nous environne, aux églises, à l’art européen. Mais en même temps, c’est aussi le problème de (...)
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