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Partout, les saints : sainte Gertrude de Nivelles

Malgré un destin de princesse, sainte Gertrude de Nivelles a choisit la vie monastique pour s'y consacrer de façon bien solide : on ne fait rien à moitié chez les Pipinnides.

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© Romée de Saint Céran pour L'Incorrect

Dans la famille noble de Landen, la petite Gertrude voit le jour en 626. Son père, Pépin de Landen, a épousé Itte Idoberg quelques années auparavant. Maman Itte sera elle-même canonisée avec ses deux filles, Begge et Gertrude. Mais revenons-en à notre bébé Gertrude, pour le moment simple aristo locale, mais très en vue, car papa Pépin gère le palais royal de Dagobert Ier (celui avec la chanson et son slip de traviole, tmtc) en tant que Maire. Tout passe par lui, de la commande de navets à l’entraînement de la garde du Roi. De sa lignée naîtra Charlemagne, Charles Martel, bref, beaucoup de Charles riches en style et en espadons de quinze tonnes.

À mesure que Gertrude grandit, elle devient le meilleur parti du coin. Pétée de thunes, à la dot fracassée, dont la main promet une alliance avec la famille la plus chaude de la région et belle à en crever, Gertrude cumule. Les prétendants affluent par cargos entiers pour attirer les mirettes de la donzelle. Qui choisira-t-elle ? Un jeune prince lui dédiant des poèmes en latin? Mouais. Un seigneur de guerre dont le seul regard met des claques aux hordes hunes? Bof. Le sauveur et rédempteur de l’humanité, humble charpentier, cloué en croix et ressuscité ? Bingo!

La jeune femme n’a d’yeux que pour Jésus. À la mort de papa Pépin, maman Itte transforme leur château en abbaye. Non sans mal: la noblesse voit d’un mauvais œil le prestige montant de la famille pippinide, sans compter toutes ces jolies terres tombant bêtement dans l’escarcelle de l’église au lieu de la leur. Pour Gertrude, la Providence a parlé : elle entrera comme moniale à l’abbaye de maman. L’aristocratie locale rage sévère et commence à intriguer, pour changer. Cette sotte de Gertrude arrêterait illico ses délires mystiques si on lui trouvait un bon mari, et au bout d’un ou deux marmots, elle finirait bien par consentir. Saint Amand, un prêtre copain de la famille, conseille à la jeune "lle de prendre garde. Elle s’exécute au sens littéral. Décrochant l’épée de papa Pépin du mur, elle se poste devant maman Itte, l’implorant de lui couper son interminable chevelure. Vous comprenez, à l’époque, quand on a la coupe de Sandrine Rousseau, on ne se marie pas. Elle remplacera avantageusement ses boucles dorées par un voile, et son vœu se réalise. [...]

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