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La classe armoricaine : salauds de jeunes !

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11 mai 2021

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Qui l’eût cru qu’un jour ce serait aux vieux de venir de secouer ces jeunes générations coincées et bien sages, ces parfaits écoliers qui ne font jamais un pas de travers. À mourir d’ennui.

La figure du « vieux » a toujours oscillé entre sagesse et brejnevisme. Le vieux était, par essence, réfractaire aux idées nouvelles. Au langage trop libre. Aux libertés trop ostentatoires. À table, la famille devait réfréner les paroles des jeunes branle-couilles pour ne pas froisser les oreilles de nos augustes vieillards. Fut un temps où l’on attendait que les vieux partent au pieu pour causer franchement.

Maintenant, ce sont mes ados qui se bouchent les oreilles quand je parle librement au dîner ! Un comble ! Incroyable ! Nous avons donné naissance à des générations de coincés du fion ! Ce sont les vieux qui donnent des leçons de punkitude aux féministes et aux écolos de merde d’aujourd’hui ! Johnny Rotten, le chanteur des Sex Pistols. Le héros total de la vague punk de 77 a eu 65 berges en janvier. En 2020 il a voté Trump, est contre le « mariage » des pédales et il vous emmerde tous ! Tous et surtout les jeunes !

Trump’s not dead ! Car Johnny Rotten est resté un putain de rebelle. Avec les ratiches d’une momie mais avec l’esprit libre et sain. Aujourd’hui, c’est le contraire : les jeunes ont des dents saines vu que c’est nous qu’on paye, mais une liberté de l’esprit qui schlingue la mort. Regardez les chaînes d’information : à part Eugénie Bastié et Charlotte d’Ornellas, tout ce qui a moins de 40 ans est encroûté dans la cancel culture et la bien-pensance. Les vrais rebelles ont tous, au minimum, vingt berges de plus : Finkie, Zemmour, Praud, Lévy. Même au Rassemblement national, plus c’est jeune plus ça sent l’eau de javel. On pense ce qu’on veut de Jean-Marie mais lui au moins causait comme une raclée à la chaîne de vélo. À comparer aux jeunes technos du RN ! Éviter les sujets qui fâchent, filocher, fuir la polémique. Bref, en les écoutant on se fait chier !

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Aujourd’hui, les jeunes puent la pisse. Pas à L’Inco ! Hopala ! Car il existe encore une minorité de rebelles à l’ordre médiatique établi et votre coin-coin en est bien pourvu. Mais la jeunesse en général est déprimante. Elle bêle. Les jeunes de 77 étaient des rebelles sans cause, les jeunes d’aujourd’hui des causes sans rebelles. Lisses. Lavés derrière les oreilles. Certifiés bio et commerce équitable. Même à Saint-Nicolas du Chardonnet tu ne trouveras pas pire génération hantée par l’enfer de dire une parole de travers.

Les boomers au moins, ça sait rigoler Les boomers d’après-guerre étaient pourtant censés représenter l’abomination de la désolation de l’humanité. Mais la génération actuelle me paraît bien partie dans le tiercé des connards. Autrefois, la jeunesse ne voulait pas désespérer Billancourt, maintenant elle ne veut pas désespérer le climat et les minorités chagrineuses. Autant je respecte ces gamins qui nettoient les plages et refusent de prendre l’avion, autant je m’interroge sur leurs motivations : ont-ils remplacé un conformisme par un autre ? À quoi cela sert-il de s’interroger sur l’avenir du monde si c’est pour abandonner toute liberté d’expression ? Les premiers écolos, genre René Dumont, étaient des rebelles. Lui tout en étant un gauchiste convaincu, conservera toute sa vie une liberté de parole désormais invraisemblable pour ces milieux. J’invite les lecteurs à relire certains chapitres de son livre L’Afrique Noire est mal partie. Top « supériorité blanche » ![.]

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