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Sartène, capitale de l’héritage impérial !

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Publié le

12 juillet 2021

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Les polémiques n’ont guère cessé durant ces dernières semaines, à croire que ce vieux monde ne sait plus aborder sans recul et sans doute son histoire vaillante et extraordinaire. Après les accusations contre Napoléon « l’esclavagiste », voici que l’un de ses fidèles officiers, le général Gudin, est devenu la nouvelle victime expiatoire de la « cancel culture ». Heureusement, il nous reste Sartène et sa municipalité où se tiendront les 23, 24 et 25 juillet prochains, un cycle de conférences ayant pour thème l’héritage napoléonien, en partenariat avec la revue Conflits.
Napoléon-sartène

De grands spécialistes du Consulat et du Premier Empire seront présents pour évoquer un aspect qui fait l’objet à la fois de lourdes critiques mais aussi de vives reconnaissances, celui du legs laissé par Napoléon dans notre vie quotidienne, 200 ans après sa mort ! David Chanteranne, Jacques-Olivier Boudon, Gilles Wauthoz, ou encore Jean-Baptiste Noé de la revue Conflits ont répondu à l’invitation de Bertrand d’Ortoli, adjoint au maire de Sartène, d’Olivier Battistini et d’Antoine-Baptiste Filippi pour rencontrer le public sartenais et plus largement le public insulaire passionné par la vie de l’Empereur.  

Pour les organisateurs : « Les Rencontres napoléoniennes se concentrent désormais uniquement sur Napoléon Bonaparte. […] La trilogie “Alexandre le Grand/Napoléon Bonaparte” – des rencontres de 2015, 2016 et 2017 – est close car elle a atteint son but, à savoir mettre Alexandre le Grand et Napoléon Bonaparte en harmonie sur le plan du politique, de l’art de la stratégie et celui de la parole. […] Les deux Rencontres suivantes se sont intéressées à “Napoléon et l’Italie” et à “Napoléon, les origines”. En 2020, le thème [était] tout aussi ambitieux : “Napoléon, le politique, la puissance, la grandeur” ». 

Cette cité de Sartène, recroquevillée sur elle-même, conçue selon la coquille d’un escargot avec ses vieilles et grandes bâtisses est le cadre idéal pour songer aux civilisations, aux empires et à notre époque

Fuyant le temps, les contraintes d’une société sous l’emprise du dogme de la bien-pensance, ces Rencontres Napoléoniennes offrent un voyage, une évasion dans un décor des plus historiques et des plus envoûtants. Cette cité de Sartène, recroquevillée sur elle-même, conçue selon la coquille d’un escargot avec ses vieilles et grandes bâtisses est le cadre idéal pour songer aux civilisations, aux empires et à notre époque. Sartène, c’est un peu ce vieux livre que l’on retrouve au fond de sa bibliothèque et qui aurait appartenu à nos grands-parents. Une vieille édition des écrits de Sénèque, de Platon, d’Homère ou encore de Maupassant et de Verlaine. Véritable offensive contre les errements et les pensées obscures de notre époque, les Rencontres Napoléoniennes de Sartène sont des plus héroïques en paraphrasant Nietzsche car elles s’avancent « simultanément vers la plus haute souffrance et la plus haute espérance ».  

Au programme de cette édition 2021 : les interventions de David Chanteranne, historien, rédacteur en chef du magazine Napoléon Ier — revue du Souvenir napoléonien ; Jacques-Olivier Boudon, historien, écrivain et Professeur à Paris IV Sorbonne ; Jean-Baptiste Noé, docteur en histoire économique et rédacteur en chef de la revue Conflits ; Michel Vergé-Franceschi, historien et professeur d’histoire moderne à l’Université de Tours ; Olivier Battistini, historien, Maître de conférences HDR en histoire grecque à l’université de Corse ; François Santoni ; Daniel Polverelli ; Gilles Wauthoz ; Anna Moretti ; Laetitia de Witt ou encore Jérôme Besnard.

Lire aussi : Autour de Napoléon : le politique, la puissance, la grandeur

Le concept des Rencontres sartenaises est simple : les conférenciers s’expriment une demi-heure, les organisateurs ayant prévu des échanges avec le public, dans le dessein de rendre ces Rencontres particulièrement vivantes. Des dernières Rencontres, un livre a été édité : Napoléon, Le politique, la puissance, la grandeur sous la direction d’Olivier Battistini aux éditions de L’Artilleur et de Bernard Giovanangeli Éditeur, et préfacé par Jean Tulard. Nul doute que l’édition 2021 fera aussi l’objet d’un ouvrage qui réjouira les amateurs et les passionnés.

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