Skip to content

Sauver sa peau

Dans son dernier livre, Christophe Bourseiller retrace les destins des damnés de la collaboration, qu'ils aient rejoint le combat anti-communiste ou gagné les monastères.

Partage

Partager sur facebook
Partager sur twitter
Partager sur linkedin
Partager sur email
© Perrin

Habituellement les livres sur la collaboration contiennent deux défauts : soit ils donnent dans le prêchi-prêcha progressiste pour résistants de farces et attrapes, soit ils œuvrent dans la grandiloquence wagnérienne pour nazillons en carton. Dans Ombre invaincue, Christophe Bourseiller évite les deux écueils. L’auteur livre une étude sérieuse sur le destin des damnés de la collaboration en posant cette question : une fois les Américains débarqués, que sont devenus les porte-flingues de la milice et les encasqués de la Charlemagne ? En 1944, les plus naïfs finiront au poteau, les plus habiles termineront en bourgeois prospères sous la Ve République.

Pour appréhender la nébuleuse collabo, Bourseiller choisit de concentrer son étude sur trois mouvements : le Parti Populaire Français de Jacques Doriot, le Rassemblement Populaire de Marcel Déat, et la Cagoule d’Eugène Deloncle. Bourseiller explique avec brio les antagonismes entre ces mouvements. Le PPF se définit comme un nazisme à la française et son chef, l’ex-ouvrier stalinien Jacques Doriot, épouse avec enthousiasme la guerre contre le bolchevisme. À l’opposé, le normalien Marcel Déat devient collaborateur par pacifisme. Quant aux cagoulards, on les trouve autant à Vichy qu’à Londres avec de Gaulle. [...]

La suite est réservée aux abonnés. Déjà abonné ? Se connecter

Partage

Partager sur facebook
Partager sur twitter
Partager sur linkedin
Partager sur email
En Kiosque
Rejoignez-nous

Newsletter

Pin It on Pinterest