Schiappa et Royal : maman et mamie des millenials

@DR

Peut-être jalouse du succès de la sémillante Marlène Schiappa, notre Ségolène Royal nationale n’a pas pu se retenir de proférer quelques énormités dont elle a le secret. Entre la maman Schiappa et la mamie Royal, moins qu’une feuille de papier à cigarette et une même nunucherie mi intéressée mi débile.

 

 

La Coupe du monde de football féminine a d’ailleurs été l’occasion pour les deux femmes de se faire remarquer, activité qu’elles semblent toutes deux particulièrement chérir. Après que Marlène Schiappa soit montée sur ses grands chevaux pour lutter contre les inégalités salariales entre les joueurs et les joueuses de football professionnels – sans s’offusquer de l’argent démesuré qui circule dans ce sport, ni comprendre que la popularité supérieure de sa version masculine ainsi que ses décennies d’existence au niveau professionnel expliquent ces gros écarts -, c’est Ségolène Royal qui y est allée de son petit couplet.

 

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Dans un entretien accordé au site Yahoo, l’ancienne ministre de la famille s’est ainsi prononcée en faveur de la création d’équipe de football mixtes, mélangeant les meilleurs joueurs masculins et leurs homologues du sexe opposé.

L’idée est d’une incroyable stupidité. Les sports qui se prêtent à la mixité le sont déjà, à l’image de l’équitation, mais le football n’est en aucune manière candidat à ce genre d’expériences. La différence physique entre les hommes et les femmes est bien trop grande pour que cela soit possible.

L’ancienne ministre de la famille s’est ainsi prononcée en faveur de la création d’équipe de football mixtes, mélangeant les meilleurs joueurs masculins et leurs homologues du sexe opposé.

Le seul sport collectif mixte, répondant au nom de korfball et inventé par les diamantaires amateurs de Gouda qui vivent au nord de la Belgique, ne l’est d’ailleurs pas complètement puisque les hommes défendent contre les hommes et les femmes contre les femmes… D’autres sports discriminent aussi les plus petits gabarits des plus gros, y compris au sein d’un même sexe. C’est le cas de la boxe ou du judo, dans lesquels les catégories de poids existent pour que la compétition soit plus équilibrée.

 

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Imagine-t-on un combat de boxe opposant Tyson Fury à Estelle Mossely (championne olympique de boxe féminine) ? Non, parce que ce serait un massacre qui durerait à peine quelques secondes. Pour les mêmes raisons, les hommes n’affrontent pas non plus des grizzlys à mains nues – à part des malades psychiatriques -.

Dans un monde où la drague serait  « antiféministe », et le football comme le rugby devenus des sports mixtes, les millenials pourront remercier maman Schiappa et mamie Royal.

Le concours Lépine en bêtises pseudo-féministes que se livrent nos Big Mother médiatiques dessert les vrais enjeux en la matière, rendant de facto ces causes ridicules. Il est même inquiétant de penser que des ministres en sont presque réduites au niveau de l’essayiste Andrea Dworkin qui disaient des relations hétérosexuelles qu’elles n’étaient acceptables que « lorsque le pénis de l’homme (était) mou ». Pour l’avoir vue en photo, on comprend mieux son point de vue, mais passons.

 

Dans un monde où la drague serait  « antiféministe », et le football comme le rugby devenus des sports mixtes, les millenials pourront remercier maman Schiappa et mamie Royal. Grâce à des femmes comme elles, ils n’auront jamais reçu ni fessées ni vexations « ordinaires », mais pourront se consoler en sachant que les hommes et les femmes sont enfin devenus égaux : tous aussi cons les uns que les autres.

 

 

 Gabriel Robin

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grobin@lincorrect.org

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