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Sélectron des meilleures orientations sexuelles

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Publié le

22 mars 2021

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L’orientation sexuelle est devenue un véritable art de vivre qu’il est bon d’exhiber pour briller en société : entre le mois des fiertés et le « National Coming Out Day » toutes les occasions sont bonnes pour promouvoir ce que nous faisons au lit. Voici un sélectron des meilleures orientations sexuelles chères à nos amis LGBTQI+, que nous embrassons au passage.
lgbtqia+

7 – L’homosexuel

On commence gentiment. Les homosexuels, on approuve ou pas, mais tout le monde sait ce que c’est. C’est vrai que ces derniers temps, ils, ou plutôt ceux qui prétendent les représenter et les défendre, ont été en pointe des combats de déconstruction de la dernière structure traditionnelle occidentale, la famille. On pourrait en garder une certaine rancœur, mais il n’est pas certain qu’ils aient demandé grand-chose et s’ils se sont laissé embrigader, ce n’est pas plus que les autres, la postmodernité s’acharnant à nous changer en robots fatigués de répéter inlassablement ses slogans plats. D’ailleurs les homos ont toujours existé, ils ont un côté habituel, presque vieillot, qui nous rassurerait presque. Surtout quand on sait les inepties qui sont arrivées ensuite.

6 – L’asexuel

Attention, les gars. Il ne s’agit pas d’un mec qui prend son pied en lisant la première entrée du dictionnaire (je l’ai bossée longtemps celle-là, j’espère sérieusement que vous allez vous marrer). Non, observez attentivement : voyez le préfixe privatif a devant le radical. Ça y est, vous l’avez. Un asexuel est une personne qui ne ressent pas d’attirance sexuelle ou sentimentale. Pas, genre pas du tout. Autant dire que vous avez enfin trouvé l’orientation sexuelle de votre femme après deux grossesses (très faible celle-ci, j’ai presque honte). Plus sérieusement, on aurait rien contre le fait de croiser quelques asexuels, ça ferait plus de prêtres, mais on doute sérieusement de l’existence de cette race de pokémon. L’être humain est câblé pour copuler sans arrêt, c’est d’ailleurs aussi ce qui nous a permis de survivre à tant de catastrophes. Un des buts et des bienfaits principaux de la civilisation est de canaliser ces pulsions incessantes et tyranniques, mais nous doutons qu’elle y parvienne jusqu’à créer des asexuels.

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5 – Le demi-sexuel

Alors là, on reste dans la famille des pas trop chauds du costume trois-pièces. Le demi-sexuel, il n’a pas trop envie de passer à la casserole non plus. C’est pas son truc, la bagatelle. À moins que, à moins… qu’il ne soit amoureux. Un demi-sexuel ne ressent d’attraction sexuelle qu’à condition de ressentir une attraction sentimentale. Un demi-sexuel est donc juste une fille – sobre. Ou alors quelqu’un de bien, ce qui est certes rare chez les hommes, mais existe, paraît-il. On ne voit pas en quoi cette sexualité aurait quoi que ce soit de « demi », de parcellaire. Elle est juste celle que nous devrions tous viser. Malheureusement nous sommes des cochons pécheurs, qu’y voulez-vous, ma pauvre dame…

4 – L’hétéroflexible

Bon, nous allons rire. Hétéroflexible, chacun comprend instinctivement ce que cela signifie. On dit aussi hétéro-curieux. Messieurs, si vous demandez parfois à votre femme de vous explorer le fondement de l’index pour pimenter votre vie sexuelle un peu terne au bout de dix ans de mariage, ça ne suffit à vous donner la pastille hétéroflexible. Non, pour cela, il faut être hétérosexuel mais vraiment envisager d’avoir ou avoir des relations sexuelles avec des personnes du même sexe. On pensait que ça s’appelait un bisexuel, mais en fait non, un bisexuel il est autant à voile qu’à vapeur. Là, il y a une claire dominante. Un peu de nuance, bande des fieffés réactionnaires !

Un polygenre peut donc être attiré par tous ces types d’oiseaux rares, du trans à moustache/perruque sur une barre de pole dance du Queen, au jeune homme de bonne famille catholique qui sort de la Madeleine un dimanche en chaussures bateau

3– Le polysexuel

Restons dans la catégorie de ceux qui mangent à tous les râteliers. Polysexuel, encore une fois, aucun rapport avec un mec qui demande deux fois avec des s’il te plaît s’il peut enlever sa culotte à sa conquête du soir (oui, je sais, on s’enfonce, on ne verra bientôt plus la lumière du soleil). Un polysexuel est attiré par des personnes de plusieurs genres. Encore une fois, c’est pas un bisexuel les mecs, restez concentrés. Non, un bisexuel est attiré par les différents sexes, qui ne sont qu’au nombre de deux, puisqu’ils sont une donnée biologique. Un polysexuel est attiré par des personnes de différents genres, le genre étant je vous le rappelle l’identité sexuelle que se donne un individu, en interaction avec le rôle que la société lui assigne et rrrrrrrrrrrrr… Pardon, je me suis endormi sur mon clavier en écrivant ces conneries. Des genres, il y en a beaucoup maintenant (genderfluid, intersexe et compagnie, je peux pas tout vous raconter ça serait trop long, trop compliqué pour vos cerveaux étriqués de fascistes en herbe). Un polygenre peut donc être attiré par tous ces types d’oiseaux rares, du trans à moustache/perruque sur une barre de pole dance du Queen, au jeune homme de bonne famille catholique qui sort de la Madeleine un dimanche en chaussures bateau. Donc, faites gaffe à ne pas vous faire draguer par un polysexuel, ça vient vite et c’est chiant quand on s’en rend compte. 

2 – Le pansexuel

Pansexuel, ça ressemble à ce qu’on vient de voir. Mais vous savez, les obsédés à cheveux bleus, c’est comme les séducteurs, derrière une grande variété se cache une lassitude sans fond. Plus ça change, plus c’est pareil. Un pansexuel, c’est un mec qui ne prend pas en compte le genre des individus dans ses attirances sexuelles. D’accord ? Le polygenre peut être attiré par plusieurs genres, mais il prend en compte le genre. Le pangenre il voit pas, cet être d’idée pur ne considère que la personnalité de ses partenaires potentiels. Putain, c’est beau, quelle humanité supérieure. C’est beau, et c’est presque touchant. Logiquement, ne pas considérer le sexe des gens, ç’a du sens quand on parle d’orientation sexuelle. Allez, cessons, poursuivre serait désagréable.

1 –  L’autosexuel

Attention, c’est la tendance du moment. Kourtney Kardashian, un des parasites de cette famille, un de ses membres quoi, influenceuse de mes genoux, suivie par cent quatorze millions de personnes sur Instagram (arrgh) a fait un post à ce sujet sur son compte en début d’année. Cosmopolitain faisait de ce fait un article dessus mi-janvier, même ma p’tite sœur m’en a parlé l’autre jour. Vraiment, c’est la nouvelle mode, remerciez-nous de vous garder dans le vent. Bon, un autosexuel, c’est quelqu’un qui est amoureux de lui-même. Je résume. « « C’est de la masturbation quoi », pensez-vous, mais c’est un peu plus que ça. Lorsqu’une personne autosexuelle se masturbe, elle pense exclusivement à elle-même », nous explique Cosmo avec une clarté céleste. Finalement, la boucle est bouclée. Tous ces délires sur le genre et l’orientation sexuelle partent du principe qu’il n’existe aucune délimitation sociale légitime du champ du désir. L’individu doit définir son identité sexuelle sans aucune influence sociale. Ceci construit un individualisme sexuel total, un isolement de chacun dans sa sphère identitaire et érotique. Nécessairement, cet autisme finit par se retourner sur soi, contre soi, tout contre même. Et voilà l’avenir de notre humanité narcissique, l’onanisme généralisé devant nos propres selfies. Belle perspective. 

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