La semaine politique de L’Incorrect #6

Une semaine encore marquée par nos problèmes domestiques de cohabitation avec l’islam et la dénonciation des « harceleurs sexuels », qu’ils soient acteurs à succès ou propagandistes aimables de l’islamisation de l’Europe. Pourtant, des signaux faibles encourageants parviennent jusqu’à nous, provenant de Turquie, de République Tchèque et même d’Arabie saoudite ! Tour d’horizon.

 

Patrice Evra, catalyseur des angoisses existentielles françaises

Vous pouvez d’ores et déjà vous procurer les tee-shirts représentant Patrice Evra en train d’infliger un coup de pied dans la tête à un supporter de l’Olympique de Marseille, peu avant la rencontre d’Europa League qui opposait le club de la cité phocéenne aux Portugais de Guimaraes. Ils sont ainsi légendés : « Un petit Pat pour l’homme – Un grand Pat vers la retraite ». Enième problème extra-sportif d’un chouchou du public devenu sujet de railleries depuis l’épisode du bus de Knysna, durant lequel Patrice Evra s’était illustré en tant que meneur des « grévistes » d’une équipe de France lamentable, éliminée dès le premier tour de la coupe du monde sud-africain. Fragile psychologiquement, l’ancien monégasque s’est souvent illustré négativement, insultant régulièrement des journalistes, d’anciens coéquipiers et entraineurs, et, parfois même, ses propres supporters. Méchant, rancunier et susceptible, le latéral gauche avait ainsi attaqué le gratin du football français dans un numéro de Téléfoot de 2013, renommant Luis Fernandez en « Michel Fernandel » et Rolland Courbis en « Rolland Tournevis » ou affichant son mépris à l’endroit de son illustre prédécesseur Bixente Lizarazu… Quand l’Olympique de Marseille a recruté Patrice Evra dans le cadre de son « Champion’s Project », de nombreux observateurs avaient jugé que le joueur de la Juventus était cramé, à moitié fou, que son influence sur le terrain serait inexistante et que son attitude porterait préjudice à l’équipe. Ils avaient raison. Pourtant, certains s’acharnent encore à trouver des excuses à un joueur paumé, volontiers exhibitionniste sur Instagram (à moitié nu le soir d’Halloween ou embrassant son singe de compagnie en mars dernier). Deux coupables ont donc été désignés : les ultras et le « racisme », convoqués pour expliquer chaque problème en marge des terrains de football. Afin d’atténuer l’échec du recrutement de Patrice Evra, les dirigeants olympiens profiteront de l’aubaine pour réduire l’influence des groupes de supporters, suspectés d’avoir insulté le joueur pour le pousser à la faute. Quant à la question récurrente du racisme, explication toute trouvée de tout ce qui ne va pas dans ce pays, elle a été soulevée par Rost, plus connu pour son militantisme en faveur des banlieues que pour son rap. Celui qui avait été nommé « personnalité associée » du Conseil économique, social et environnemental par François Hollande, a jugé bon expliquer le geste de Patrice Evra par le racisme que ce dernier aurait subi tout au long de sa carrière sur le plateau du 20HFoot de CNews. Présentateur de l’émission, Pascal Praud a explosé : « Mais ça va de tout ramener aux insultes racistes ! C’est incroyable, c’est obsessionnel chez vous de tout ramener au racisme ! » Pas de quoi effrayer un Pierre Menès amnésique qui a, lui aussi, avancé l’idée qu’Evra serait une nouvelle victime du racisme. Et voilà comment une anecdote concernant un joueur proche de la retraite devient le catalyseur de toutes les angoisses existentielles françaises !

 

Attentats : le schéma habituel

Dès après l’attentat islamiste de Manhattan commis par un immigré ouzbek, la machine médiatique collective s’est mise en branle. Nous avons l’impression de revivre éternellement la même journée. D’abord, un attentat est commis dans une grande ville occidentale. Puis, le schéma habituel se déroule inlassablement : les médias attendent logiquement d’avoir une preuve pour valider la « thèse islamiste » ; les réseaux sociaux s’emballent, révoltés contre le « padamalgame » et demandant que l’ennemi soit désigné ; quelques heures plus tard, le nom du terroriste est connu, toujours à consonance extra-européenne. Il n’en faut pas plus à certains pour demander la tête de nos dirigeants, forcément « dhimmis » et « collabobos », et à d’autres pour alerter sur les dangers des sirènes populistes. L’islamosphère, as usual, préférera fustiger « l’islamophobie » que les actes terroristes. Va-t-on devoir supporter ce triste spectacle durant les trois prochaines décennies ?

 

Dupont-Moretti : indignez-vous !

Islamisme, toujours. Avocat d’Abdelkader Merah, maître totalement indigne à l’issue du procès, pour lequel il a pourtant enregistré une petite victoire, son client n’ayant été condamné qu’à 20 ans de prison assorti d’une peine de sûreté de 14 ans pour « association de malfaiteurs en vue d’une entreprise terroriste », sans que sa culpabilité ne soit retenue. Pas assez pour l’avocat marseillais qui a trouvé le « procès de Nuremberg plus digne » et qui a comparé son action à celle de sa grand-mère qui aurait caché des juifs durant la Seconde Guerre mondiale. De quoi probablement lui attirer les faveurs de ces 39 % de Français entre 18 et 35 ans pour lesquels l’islam est une religion « bien adaptée à la modernité », contre 9 % des 65 ans et plus et 25 % du total. Et si le problème du procès d’Abdelkader Merah était le procès en lui-même ? 

Elle défie Erdogan

En Turquie, Meral Aksener défie Erdogan. Cette nationaliste turque, ancienne ministre de l’Intérieur, serait bien placée pour l’emporter lors de l’élection présidentielle qui se tiendra en novembre 2019. Elle vient de créer Le Bon Parti, une formation censée lutter à armes égales contre les islamo-conservateurs de l’AKP. Lors du lancement de son parti le 25 octobre, Meral Aksener a jugé que « la Turquie et son peuple sont fatigués, l’État est usé, l’ordre public s’est délité. Nous n’avons pas le choix, il nous faut changer le climat politique ». Une perspective séduisante et encourageante, à surveiller de près. 

 

Arabie Saoudite : la nuit des longs couteaux 

L’Arabie saoudite vit une période de profonds bouleversements. Après avoir été à la tête de la coalition anti-Qatar au Moyen-Orient, le royaume a fait arrêter plusieurs dizaines de princes, de ministres, de religieux influents et d’hommes d’affaires durant une opération anticorruption spectaculaire, dirigée par le prince héritier Mohammed Ben Salman. Parmi les personnalités emprisonnées, figure notamment le milliardaire Al-Walid Ben Talal. Le prix à payer pour construire l’Arabie « modérée, ouverte et tolérante » que le prince appelle de ses vœux ? On sait l’Arabie saoudite souvent paralysée par son État profond, au sein duquel des féodaux nourrissent une coupable sympathie pour l’État islamique ou Al Qaïda…

 

Les fausses inégalités salariales

Les inégalités salariales supposées entre hommes et femmes sont un de ces sujets minuscules que la classe politique nous ressert complaisamment chaque année. Il serait désormais acquis, pour une majorité des observateurs de la vie économique, que les femmes obtiendraient des salaires inférieurs à ceux des hommes. Une idée fausse que démentent toutes les études sérieuses en la matière, les femmes recevant exactement les mêmes salaires que les hommes pour des emplois similaires. Autre sujet jamais abordé, réel celui-ci : le déclin des hommes dans un grand nombre de filières universitaires et professionnelles. Qui pour dénoncer le fait que les jeunes médecins, les jeunes magistrats ou les jeunes avocats sont ultra-majoritairement des femmes ? Personne.

 

Pervers Pépère

Ancien homme à tout faire et amant du couple formé par Yves Saint-Laurent et Pierre Bergé, Fabrice Thomas vient de sortir l’ouvrage Saint-Laurent et moi – Une histoire intime. On y apprend, oh surprise, que les deux hommes étaient des obsédés sexuels complémentaires, Bergé étant sadique et Saint-Laurent totalement masochiste. Fabrice Thomas a même avancé, au cours d’une émission de télévision québécoise, que Bergé « ferait passer Weinstein et DSK pour des enfants de chœurs » 

 

Obono saisons 12

Danièle Obono est une bonne camarade, femme de conviction et fidèle en amitié. Ainsi, elle a manifesté son soutien à Houria Bouteldja, figure du Parti des Indigènes de la République. L’axe entre la France insoumise et les indigènes islamophiles qui haïssent la France historique, ontologiquement patriarcale et oppressive, n’est plus une rumeur mais bien une réalité.

 

Tariq Ramadan fait pschiit 

Dans le même ordre d’idée, les révélations sur Tariq Ramadan agitent toute la sphère politico-médiatique. Caricaturé en « sixième pilier de l’islam » en couverture de Charlie Hebdo, menacé pour cela par les tenants d’un islam violent et vindicatif, cet « islamologue » (sic) est accusé d’agressions sexuelles par au moins deux femmes, dont l’ancienne salafiste repentie Henda Ayari. Tariq Ramadan a tout du gourou charismatique, aussi séduisant qu’intelligent pour des femmes issues de la culture musulmane, comme l’a expliqué madame Ayari au Parisien : « Je ne me suis pas méfiée, j’étais en confiance, j’ai fait une erreur. C’était comme si j’allais voir un grand frère. J’étais sous son emprise, il m’a manipulée. (…) Il m’a étranglée très fort, si fort que j’ai pensé que j’allais mourir. Il m’a giflée, car je résistais. Il m’a violée. Je me suis sentie en extrême danger. Il m’a insultée. Je n’avais qu’à porter le voile, sinon j’étais une prostituée. » Un témoignage qui aura fait des petits, poussant d’autres jeunes femmes à dénoncer l’intellectuel musulman, mais aussi des journalistes suisses (Ian Hamel, par exemple) à l’accuser d’agressions sexuelles sur des mineures dans les années 80. Grand ami de Tariq Ramadan, qu’il a « toujours refusé de diaboliser », contrairement à l’Etat espagnol, à la droite ou à Donald Trump, Edwy Plenel est désormais bien embêté, de même que Bernard Godard, spécialiste de l’islam en France, qui s’est déclaré « abasourdi » par les accusations de viols tout en sachant que Tariq Ramadan invitait des femmes dans sa chambre après ses conférences, leur demandant de se déshabiller et se montrant « violent » quand ces dernières osaient lui refuser cette faveur ! Rien ne prouve, pour l’heure, que Tariq Ramadan est bien coupable des faits dont on l’accuse. Lui, son frère et leurs sympathisants préfèrent dénoncer une campagne calomnieuse, destinée à le faire chuter. Ou, pour reprendre leur terminologie, un « complot sioniste » ? Quoi qu’il en soit, la diversité des témoignages, leur précision et la réputation de Tariq Ramadan en font le Tartuffe idéal, faux imam donnant des conseils aux couples mais satyre une fois les portes closes. Que cette baudruche médiatique hypocrite soit dégonflée ne sera pas pour nous déplaire…

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grobin@lincorrect.org

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