Le Bhoutan niché dans les hauteurs de l’Himalaya semblait encore il y a peu préservé du mondialisme. Une installation de réseau électrique plus tard, les smartphones sont dans toutes les mains, y compris celles des petits moines bouddhistes. Le documentariste Thomas Balmès filme ce sujet rebattu avec passion et s’attache notamment aux pas d’un jeune moine romantique qui, à distance, tombe amoureux d’une jeune chanteuse. Quittera-t-il son monastère pour céder aux lumières de la ville ?
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Balmès tisse un véritable suspens de fiction autour de cette histoire et son documentaire a toutes les apparences d’un authentique drame social. Patiente et juste, sa caméra parvient à mettre en scène les contradictions de cette petite communauté frappée de plein fouet par un progrès qu’elle n’avait globalement pas désiré. Déchiré entre son legs spirituel à préserver et la nécessité d’évoluer, menacé par le pouvoir chinois et par un exode rural massif, le Bhoutan, ce petit royaume qui rêve au-dessus des nuages, n’a jamais semblé aussi fragile que dans ce film si beau et si troublant.
Sing me a song de Thomas Balmès. Documentaire. 1 h 35. En salle le 23 septembre





