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Sing me a song : notre critique

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Publié le

14 octobre 2020

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Dans Sing me a song, le documentariste Thomas Balmès filme le Bhoutan qui, niché dans l’Himalaya et jusqu’alors préservé du mondialisme, est frappé de plein fouet par une modernité qu’il n’avait pas souhaité. Un authentique drame social : jamais ce petit royaume n’avait semblé si fragile et tiraillé.
Sing me a song

Le Bhoutan niché dans les hauteurs de l’Himalaya semblait encore il y a peu préservé du mondialisme. Une installation de réseau électrique plus tard, les smartphones sont dans toutes les mains, y compris celles des petits moines bouddhistes. Le documentariste Thomas Balmès filme ce sujet rebattu avec passion et s’attache notamment aux pas d’un jeune moine romantique qui, à distance, tombe amoureux d’une jeune chanteuse. Quittera-t-il son monastère pour céder aux lumières de la ville ?

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Balmès tisse un véritable suspens de fiction autour de cette histoire et son documentaire a toutes les apparences d’un authentique drame social. Patiente et juste, sa caméra parvient à mettre en scène les contradictions de cette petite communauté frappée de plein fouet par un progrès qu’elle n’avait globalement pas désiré. Déchiré entre son legs spirituel à préserver et la nécessité d’évoluer, menacé par le pouvoir chinois et par un exode rural massif, le Bhoutan, ce petit royaume qui rêve au-dessus des nuages, n’a jamais semblé aussi fragile que dans ce film si beau et si troublant.

Sing me a song de Thomas Balmès. Documentaire. 1 h 35. En salle le 23 septembre

https://www.youtube.com/watch?v=rCR6JOYLJck

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