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Les sorties de la semaine

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Petite semaine de cinéma, au programme : Les heures sombres et Burn Out

 

LES HEURES SOMBRES 

De Joe Wright

Avec Gary Oldman, Kristin Scott Thomas et Lily James

Nommé d’urgence au poste de Premier Ministre du RoyaumeUni en mai 1940, Winston Churchill doit faire face à la menace de l’invasion nazie, au rapatriement des soldats britanniques piégés à Dunkerque, et aux trahisons de son propre camp. S’il existe un seul genre au cinéma où le film repose avant tout sur la performance d’un acteur c’est bien celui du biopic. Certes, le film de Joe Wright n’en est pas un à proprement parler, car il se concentre sur une très courte période de la vie de Churchill, mais en présentant un personnage aussi connu et aussi monstrueux, il ne faut décidément pas se tromper d’acteur  : pari gagné avec Gary Oldman, littéralement extraordinaire. Sa voix, ses yeux, sa posture, ses mouvements, donnent vie à la perfection au dirigeant britannique. La première partie, rythmée et servie par une magnifique photographie, nous plonge au cœur du Parlement, comme lors de ce plan d’ouverture exécuté à merveille. Joe Wright s’amuse dans ce huis-clos, alterne efficacement les plans séquences et les plans fixes pour mieux servir le verbe, unique arme du combat dans cette guerre politique. Malheureusement, le film s’essouffle dans la deuxième partie, quand il se vautre dans un certain nombre de facilités. Dommage.

 

 

 

BURN OUT

De Yann Gozlan

Avec François Civil, Olivier Rabourdin, Manon Azem

Un jeune pilote de moto ne vit que pour une chose : devenir champion. Jusqu’au jour où la mère de son fils, piégée par un gang de gitan, le contraint à faire des go fast, sac de coke dans le dos avec une bugatti 500cc. Avec sa fausse allure de  Drive Burn Out s’inscrit dans la lignée des polars à la mode : du goudron, des sons cylindrés et des lignes tantôt blanche, tantôt jaune qui défilent.  C’est jeune, nerveux, looké, mais sans goût ni substance, la faute à un scénario bancal et mille fois vu. On devine les scènes et on s’agace du jeu médiocre de ces jeunes acteurs. Reste la mise en scène, nerveuse et montée façon clip. Le réalisateur multiplie les allers-retours, raccourcit les distances, sur une bande son qui crée l’essoufflement et la fatigue. Un jeu pervers et d’autant plus subtil que l’action, réduite si longtemps au minimum, nous fait redouter l’accident, et vu la pharmacopée que le pilote s’enquille pour rester éveillé, on finit comme lui, abruti. Seul petit rafraîchissement, La Banlieue, baroque. Ici, elle ne s’exprime pas, elle s’enflamme. «Ah , ça y est ils ont lâchés les Grimlins  » lâche laconiquement le chef de gang devant BFM TV. Par Laszlo Kovacs

 

 

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