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Stéphane Ravier : « Une campagne de terrain finit toujours par payer »

Stéphane Ravier a été réélu sénateur des Bouches-du-Rhône à une vingtaine de voix près. Le Marseillais a du aller chercher au terme d'une campagne de terrain, deux cent grands électeurs en plus des cent quarante de son propre parti. Au delà de cet exploit individuel rendu possible par la petite proportionnelle dans sa circonscription, le fait que le RN ait un seul sénateur sur 350 est préoccupant démocratiquement. Entretien.

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© Stéphane Ravier

Peut-on qualifier votre réélection d’exploit compte-tenu du contexte ?

Presque ! En tous cas c’était très loin d’être gagné et nombreux étaient les observateurs qui m’avaient déjà enterré. C’est une très belle performance puisque nous disposions de moitié moins de grands électeurs qu’en 2014. Nous n’en avions que 140, et nous avons gagné 204 grand électeurs supplémentaires à notre cause pour gagner ce septième siège. Selon nos calculs, ce gain s'est fait en défaveur de la République en marche, à qui nous coupons l‘herbe sous le pied pour une vingtaine de voix. Comme quoi chaque voix compte, et une campagne de terrain finit toujours par payer.

Où ont été vos réserves de voix ?

Chez des grands électeurs attachés en premier lieu aux réalités. Des élus qui ne sont sous la coupe d’aucune menace ou pression de qui que ce soit. Les 119 maires des Bouches-du-Rhône sont tous plus ou moins sous la menace du double chéquier de la présidente de la métropole et du conseil municipal, qui est la même personne : Martine Vassal. Elle soutenait, bien sûr, la liste de monsieur Boré. Nombreux sont d’ailleurs les élus de droite qui m’ont fait part de leur ras-le-bol d’être sous pression permanente du cabinet de madame Vassal, qui appelle pour conseiller de voter pour telle ou telle personne, y compris lorsqu’il s’agit de la présidence d’un syndicat d’arrosage. Les maires sont sous pression. Mais dans les petites communes, hors Marseille, Istres ou Aix (même si Aix-en-Provence est un cas particulier), les équipes sont faites de gens de bonne volonté qui veulent agir pour leur commune, et qui sont des hommes et des femmes libres. Ils n’ont pas de comptes à rendre à madame Vassal ni à qui que ce soit. Ils sont touchés au quotidien par les conséquences de la politique nationale, en terme de baisse des dotations financières, d’hyperfiscalité, d’immigration massive, d’insécurité, etc.

Nombreux sont d’ailleurs les élus de droite qui m’ont fait part de leur ras-le-bol d’être sous pression permanente du cabinet de madame Vassal, qui appelle pour conseiller de voter pour telle ou telle personne, y compris lorsqu’il s’agit de la présidence d’un syndicat d’arrosage

À ce propos, est-ce sur des thème de portée nationale que vous avez fait campagne pour convaincre les grands électeurs ?

J’ai un peu parlé de la réalité la plus crue : du terrorisme islamiste, qui est la conséquence du communautarisme, qui est la conséquence de l’immigration massive, de l’idéologie [...]

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