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Stéphane Simon : écran total

De bons moments, mais un ennui profond et l’envie impatiente d’en finir avec l’adolescence. » C’est clair, net et précis, ce que Stéphane Simon retient de son enfance, partagée entre une vie à Nantes et des vacances lénifiantes en Vendée. C’est dit sans amertume aucune, et avec une certaine tendresse dans la voix.

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Ses parent étaient tous deux dans l’enseignement, lecteurs assidus de Libération, et même ancien du PCF pour son père soixantuitard. Ils lui ont fait deux cadeaux : des conversations sans fin, et une très grande liberté. Il mettait cette dernière à profit en s’investissant dans son groupe de rock nommé S3 , pour les trois Stéphane qui le composaient. Dans les soirées nantaises, qui n’ont manifestement pas trop changé depuis, il passait de la funk ou de la coldwave, pour se faire déhancher Pascal Praud et Éric Brunet qu’il fréquentait sans se douter de leur avenir. Mais puisque Joy division ne fait des concerts qu’à Paris, et parce qu’il lui tardait de travailler, direction l’École supérieure de journalisme de Paris. Nous sommes en 1989. Pèlerin magazine lui propose une embauche à la fin de son stage de première année. Tant pis pour les deux suivantes, il
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