Sur la route de Compostelle est un beau documentaire, réalisé par deux Néo-Zélandais ayant suivi pendant quarante-deux jours six pèlerins réalisant le « Camino de Santiago », la portion historique du pèlerinage de Saint-Jacques-de-Compostelle. Qu’il s’agisse d’un deuil, d’une maladie ou simplement par goût du dépassement de soi, ces derniers ont tous des raisons différentes d’entreprendre ce long périple à pied de 800 km.
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Ne cédant jamais au misérabilisme ou à l’apitoiement, le film tient sa gageure ; réduite au strict minimum, l’équipe de tournage (un réalisateur, un opérateur et une preneuse de son) qui accompagne les pèlerins à tour de rôle, leur laisse l’espace et la distance suffisante pour exprimer leurs doutes, leur désespoir, leurs joies et, en dernier lieu, l’émotion qui les étreint une fois arrivés devant la cathédrale de Saint-Jacques-de-Compostelle. Certaines scènes sont d’ailleurs particulièrement émouvantes : ainsi cette femme ayant perdu coup sur coup son mari, malade, et, quinze jours plus tard, son fils aîné dans un accident de rafting et qui montre au cours de son pèlerinage une dignité saisissante.
Sur la route de Compostelle de Noël Smyth et Fergus Grady. 1h26. En salle le 9 septembre.





