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Thaïs d’Escufon : « Ce n’est plus SOS Méditerranée, mais SOS Hollywood ! »

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Publié le

11 octobre 2022

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Le procès de vingt-trois militants de Génération identitaire s’est ouvert ce lundi à Marseille, pour leur occupation dans cette ville des locaux de l’association pro-migrants SOS Méditerranée en octobre 2018. Ils sont jugés pour « violences volontaires en réunion et participation à un groupement en vue de les commettre » et encourent jusqu’à cinq ans de prison. Des accusations délirantes selon Thaïs d’Escufon, l’ancienne porte-parole de l’association aujourd’hui dissoute. Entretien.
SOS

Quel était le but de votre action dans les locaux marseillais de SOS Méditerranée ?

Génération identitaire était une organisation opposée à l’immigration. Nous voulions dénoncer le trafic d’être humain dont était complice SOS Méditerranée en mer, le mettre en lumière auprès des médias et du grand public.

Avez-vous fait preuve de violence contre les salariés de SOS Méditerranée ?

Bien sûr que non. Quand j’ai vu les premiers chefs d’accusation, « violence en réunion, » « séquestration, » je me suis dit que ce n’était plus SOS Méditerranée, mais SOS Hollywood ! On était vingt-deux militants mais nous sommes rentrés dans leurs locaux sans effraction, en toquant à la porte, de manière totalement pacifique. On a utilisé le même mode d’action que beaucoup d’autres associations comme Greenpeace par exemple. Il s’agit certes d’occupation de locaux, mais sans violence et sans effraction. On leur a dit qu’ils étaient libre de sortir, qu’on allait juste mettre notre banderole à la fenêtre sans toucher à rien, que ce soit au matériel ou à eux-mêmes. La porte-parole de SOS Méditerranée à l’époque avait elle-même dit qu’il n’y avait pas eu de violences. C’est ensuite qu’elle s’est mise à changer de version parce qu’il y a eu une volonté de procès, parce qu’ils en font des caisses pour nous faire condamner le plus lourdement possible. Les parties civiles de SOS Méditerranée requièrent d’ailleurs deux cents à trois cents mille euros d’amende contre nous. Complètement délirant. Je n’ai pas entendu la gauche crier à l’horreur quand des immigrés clandestins se sont introduits récemment dans l’Hôtel de Ville de Paris ou encore quand la CGT utilise très régulièrement ce mode d’action d’occupation de locaux. Cette association ne supporte simplement pas que l’on ait dénoncé sa complicité avec le trafic d’êtres humain en Méditerranée, puisque le mode d’action que nous avons utilisé est un moyen d’agit-prop assez classique.

Lire aussi : Thaïs d’Escufon : « Notre association va révéler toutes les censures sur l’immigration et l’islamisation »

J’ajoute que nous disposons d’images de cette action, prises à l’intérieur des locaux. Elles sont disponibles sur la chaîne YouTube de Génération identitaire, qui existe encore. Chacun peut donc vérifier par lui-même.

Face à la possibilité d’une lourde condamnation, regrettez-vous cette action ?

J’assume évidemment tout, qu’il s’agisse de mes déclarations ou des actions auxquelles j’ai participé. De la première à la dernière, toutes les actions de Génération identitaire ont été pacifiques. Il n’y a rien d’étonnant à ce que cette association joue aujourd’hui la carte de la victimisation. C’est le jeu, ce sont nos adversaires idéologiques et il est normal qu’ils veuillent nous faire payer pour dénoncer une opinion qui les dérange mais qui est juste, et que partage aujourd’hui une majorité de Français.

Je doute fort que la justice reconnaisse notre innocence, mais nous avons pris des risques en connaissance de cause. Je ne regrette rien de mon militantisme à Génération identitaire.

Craignez-vous de souffrir de la partialité de magistrats orientés politiquement ?

Oui, bien sûr. Surtout quand je vois les déclarations faite par les membres de SOS Méditerranée, qui nous accusent d’avoir commis des choses absolument horribles. Si l’on compare cela à la réalité des faits et même à ce que fut leur discours auparavant, on se rend compte qu’ils en font des tonnes, et il est à craindre que les juges ne soient pas tendre à notre encontre.

Bien que l’association n’existe plus, je subis encore des complications administratives et des bâtons dans les roues de toute sorte, pour ouvrir un compte bancaire par exemple

Malgré tout, Génération identitaire a été innocentée dans tous les procès qu’elle a subis. Même si nous étions condamnés en première instance, nous avons toujours fini par être relaxés en appel. Cela m’est par exemple arrivé pour des propos tenus contre l’immigration dans une vidéo assez récente. Mais cela ne m’étonnerait pas que l’on essaie cette fois-ci de salir notre mémoire après notre dissolution.

Comme vous le rappelez, Génération identitaire a été dissous par Gérald Darmanin en mars 2021. Diriez-vous avoir été globalement victime de persécution judiciaire, administrative et policière ?

C’est certain. Le terme n’est pas trop fort. Même dans mon cas personnel, bien que l’association n’existe plus, je subis encore des complications administratives et des bâtons dans les roues de toute sorte, pour ouvrir un compte bancaire par exemple… La persécution judiciaire et médiatique est évidente. Aujourd’hui, je ne pourrais pas retrouver un travail normal, ou avec de grandes difficultés, car une entreprise serait trop effrayée par la meute médiatique pour m’employer. Il s’agit d’une manière de combattre nos opinions, d’effrayer ceux qui les partagent aussi et qui voudraient les exprimer publiquement.

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