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Thaïs d’Escufon : blonde bloc

C'était quelque part entre un paragraphe de Raspail et un chapitre de Tolkien. En bas, la foule grouillante et haineuse, l’injure à la bouche et la haine au cœur. En haut, une dizaine de militants, pleins de sang-froid, tiennent droits leurs fumigènes pour encadrer la banderole géante qu’ils ont tendue. Précis, calmes, organisés. Un phare devant une marée noire. Portrait d'une statue de la liberté.

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© Benjamin de Diesbach pour L’Incorrect
Si les manifestants du mouvement Justice pour Adama étaient un tant soit peu habiles, ils auraient demandé aux militants de Génération identitaire de descendre manifester avec eux, contre tous les racismes. Las, ceux qui se plaignent d’un racisme « systémique » n’ont rien trouvé de plus intelligent que crier « sales juifs » aux militants, et leur ont même fait l’honneur de quelques mortiers. Parmi les militants, une demoiselle a crevé l’écran tant l’image était forte. Elle était menue mais droite, et semblait une de ces femmes dont notre histoire regorge, un de ces corps soudainement donnés à l’âme de notre pays, à la fois capitaine et étendard, pour montrer aux hommes ce qu’ils doivent protéger et chérir, de la convoitise des Huns, Anglais ou autres Omeyyades. Est-ce trop d’emphase pour une si jeune étudiante de vingt ans ? Oui, si l’on raisonne. Non, si l’on ressent. Et la France n’a jamais voulu choisir entre les deux. [...]
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