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Une Église verte

Soucieuse de la Création, l’Église l'est assurément depuis ses origines. Pourtant, une certaine tendance en son sein dérive aujourd’hui lentement mais surement vers l'écologisme panthéiste.

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© Chère Amazonie / Cerf

Du 1 septembre au 4 octobre – fête de saint François – « la communauté chrétienne », selon l’expression désormais consacrée, est invitée à célébrer la saison de la Création, partout dans le monde : « Renouveler l’Oikos de Dieu. Prendre soin de la terre, notre maison commune, et nous, ses habitants, ainsi que les animaux, les végétaux ». Les initiatives inspirées fleurissent telle l’association « Amen-Toi » destinée à évangéliser les campagnes. Ou encore, celle d’une paroisse champenoise qui fait fleurir « un tiers lieu écologique » : potager partagé avec les cinquante migrants du foyer voisin mettant la main à la terre ; formation à la biodiversité ; création d’une boutique de vêtements de seconde main Passeurs de sapes. On trouve même « un troc de graines » ! Ce genre d’initiative contribue, dit le curé, à changer le visage de l’Église.

Peu importe qu’on ne connaisse plus le récit de la Création dans la Genèse : l’important est la création participative. Lors de certaines célébrations, après la bénédiction finale, des animaux abandonnés sont proposés à l’adoption. On ne bénit pas encore les éoliennes, canal privilégié de l’Esprit sous l’action de frère Vent, mais cela ne saurait tarder. Des messes sont également célébrées en pleine nature, suivies d’actions au service de l’environnement. Tout cela est bon, et même très bon. À se demander pourquoi Dieu a tant insisté, dans l’Ancien Testament, pour avoir une demeure à lui : n’est-il pas partout chez lui dans la nature ?

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