UNE FEMME QUI EN A

© Gallimard

Le premier roman de Nanoucha van Moerkerkenland ouvre l’année nouvelle comme il faut. De la jeunesse, de la passion, du sang, du foutre et beaucoup d’humour. C’est tout cela, Le cœur content: un roman qui sonne comme une gifle, qui transit comme un baiser. Administrés par une jeune femme.

Misogynie mise à part, Nanoucha van M. écrit comme un mec. C’est une des premières choses qui viennent à l’esprit. Il n’y a guère qu’Estelle Nollet pour concourir dans la même écurie. Nanoucha le concède : « Cette réflexion ne me choque absolument pas. Il n’y a pas une personne qui ait lu le livre qui ne l’ait faite. » Alors, le style, une affaire d’hommes? « Il faut dire que dans nos grands modèles littéraires, il y a tout de même plus d’hommes que de femmes. Ce sont eux qui ont donné le ton, même si cela résonne d’une manière particulièrement incorrecte aujourd’hui. À l’heure de la dilution du masculin et du féminin, c’est amusant, car il faut bien constater que ce sont des choses qui ressortent. Pour autant, je ne pense pas que le style ait un sexe. Mais il s’agit (…)

Critique

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