Skip to content

Union des droites : orchestrals manœuvres in the dark

Par

Publié le

18 mai 2018

Partage

union des droits

[vc_row][vc_column][vc_column_text css= ».vc_custom_1526651412672{margin-right: 25px !important;margin-left: 25px !important;} »]

Il est persuadé de pouvoir créer la surprise. Peut-être même de pouvoir rééditer l’exploit de la liste Pasqua-Villiers en 1999, quand celle-ci avait devancé celle du RPR menée par Nicolas Sarkozy. Si rassemblement il doit y avoir, ce sera autour de lui. N’est-il pas « le recours » ? Nicolas Dupont-Aignan conduira une liste aux européennes de l’an prochain. Récit des coulisses d’une ambition.

 

Nicolas Dupont-Aignan l’a annoncé le 11 avril devant quelques personnalités dites de la « droite hors les murs » réunies au Sénat: il présentera une liste aux élections européennes de l’an prochain. « Ma décision est prise à 99 % », a-t-il cru bon de tempérer, sans expliquer quels éléments lui manquaient encore pour parvenir à une absolue certitude ou pourraient le convaincre de renoncer ; ni ce qui a pu faire progresser sensiblement son taux de probabilité, qui n’était quelques semaines plus tôt, prétendait-il, que de 80 %. Les sondages peut-être ? Publiés ou non, ils persistent à accorder à une liste DLF, à plus d’un an du scrutin et bien avant que la campagne électorale n’ait commencé, un socle de 6 % des suffrages. Soit la perspective minimale de cinq à six élus appelés à siéger au sein du groupe Europe de la liberté et de la démocratie directe (EFDD) – actuellement présidé par le Britannique Nigel Farage, l’homme du Brexit. Ce groupe serait en position de rester plus fourni après les européennes de mai 2019 que le groupe Europe des nations et des libertés (ENF), coprésidé par le Français Nicolas Bay et par le Néerlandais Marcel de Graaff.

Ni Les Républicains, qui dévissent faute de s’être choisi un leader et d’avoir arrêté leur ligne politique sur la question européenne, ni le Front national qui devrait être conduit par Louis Aliot ne parviennent à entamer ce capital de 6 %. Ne parlons même pas de la liste des Patriotes de Florian Philippot : elle est créditée dans le meilleur des cas de 2 % des voix, soit moins que le seuil de flottaison financier, ce qui la rend de plus en plus hypothétique. Le président de Debout la France, après une fructueuse concertation avec lui-même, a donc décidé d’y aller. Il a aussi tranché sur la tête de liste : il se dévouera. Nicolas et Dupont-Aignan sont convenus qu’une liste soutenue par Dupont-Aignan mais emmenée par quelqu’un d’autre que NDA n’aurait pas le même poids qu’une liste conduite par lui-même, ce qui est pour le coup parfaitement exact. Voilà donc ouverte la perspective, s’il est élu au Parlement européen et il n’en doute pas, d’une élection législative partielle dans la 8e circonscription de l’Essonne dont il est le représentant à l’Assemblée nationale depuis plus de vingt ans.

 

Lire aussi : Robert Ménard « La droite dont je rêve est identitaire et libérale »

 

Si l’éventualité d’une telle liste avait été évoquée, son annonce au cours d’une réunion des Amoureux de la France, structure présentée comme « participative », a été jugée quelque peu cavalière. « Il est comme ça, reconnaît l’un des participants. Sa méthode, c’est: je décide, puis j’informe. » Le même ajoute, comme il plaiderait les circonstances atténuantes: « Il ne peut pas passer d’un coup du loup solitaire qu’il a toujours été au rassembleur unitaire qu’il se targue d’être. » Certes, mais il pourrait faire semblant, plutôt que de renforcer l’impression que les Amoureux de la France, loin d’être une « plate-forme pour l’union des droites », n’a été créée que dans le but de rabattre des électeurs vers celui qui, lors de la présidentielle de l’an dernier, se présentait en toute simplicité gaullienne comme « le recours ». Hasard ? Des bandeaux « Dupont-Aignan le recours! » ont fait leur réapparition sur les murs de plusieurs départements.

Lancée à l’automne dernier par Nicolas Dupont-Aignan avec le président du Parti chrétien-démocrate (PCD) Jean-Frédéric Poisson, le député de l’Hérault Emmanuelle Ménard, l’ancien député LR Nicolas Dhuicq (qui a rejoint depuis DLF) et le sénateur (non inscrit) de Moselle Jean-Louis Masson, la structure des Amoureux de la France, qui rencontre un certain succès en ligne mais éprouve plus de difficultés à organiser des réunions publiques – seule celle de Nice a été un succès – glisse donc, de plus en plus officiellement, vers un instrument de campagne électorale Le mercredi 11 avril au Sénat, lorsque Nicolas Dupont-Aignan a annoncé sa décision sans avoir jugé utile de la soumettre à débat et encore moins à un vote, c’est peu dire que le président du Parti chrétien-démocrate a peu goûté le procédé. D’autant que lui-même avait un autre agenda et qu’il l’avait enclenché. Le numéro de Valeurs actuelles daté du lendemain était en voie d’acheminement vers les points de vente et vers ses abonnés et il n’était donc plus possible de le stopper. Et il comprenait trois pages consacrées à Jean-Frédéric Poisson sous le titre : « Droite-FN: Poisson franchit le Rubicon ».

 

Les lois de l’arithmétique

 

Devant une assiette de petit salé dans un restaurant du XVe arrondissement de Paris, le président du PCD avait livré cette proposition: il se portait candidat pour conduire « une liste de rassemblement des droites », hors LR bien entendu, aux européennes, estimant qu’une telle liste « devancerait largement celle des Républicains » et que ce résultat contraindrait ceux-ci (« sous peine de disparaître » décryptait le journaliste) à « en finir avec le cordon sanitaire autour du FN » Jean-Frédéric Poisson, qui n’avait appelé à voter « ni pour Emmanuel Macron, ni pour Marine Le Pen » au second tour de la présidentielle de 2017, se déclarait même prêt à soutenir Marine Le Pen en 2022 si la présidente du FN était désignée candidate unique de la droite. Pour la constitution de la liste aux européennes, il offrait « logiquement la part du lion au FN », en raison de son poids électoral sans commune mesure avec celui des autres formations. La part du lion au FN… et Debout la France et quelques autres proies dans le rôle du zèbre ou de la gazelle ? Tel n’était évidemment pas le sens de la formule employée par Jean-Frédéric Poisson mais c’est ainsi que l’a perçue Nicolas Dupont-Aignan, qui est entré dans une vive colère à la lecture de l’hebdomadaire. « Il était surtout fou de rage que Poisson ne l’ait pas prévenu, ce n’était pas loyal », précise un de ses proches, qui, de son côté, botte en touche quand on lui fait remarquer que la démarche de Poisson, aussi baroque soit-elle, n’est pas plus unilatérale que celle qui a consisté à mettre ses partenaires devant le fait accompli de la liste pour les européennes. « Qui pouvait sérieusement douter qu’il irait ? », se contente-t-il de faire remarquer. Au-delà des proclamations « unitaires » comme l’appel d’Angers que Dupont-Aignan s’est, au demeurant, refusé à signer, l’« union des droites » reste décidément un sport de combat. Elle ne déroge pas au principe élémentaire de la politique : le rapport de force. Bien plus que les points de divergence, pour la plupart mineurs, c’est ce qui pourrait la fragiliser, mais, paradoxalement, c’est au contraire pour le moment ce qui la fait tenir. Car les deux principaux protagonistes, Dupont-Aignan et Poisson, ont besoin l’un de l’autre et ont tous deux intérêt à taire leurs différends – ils n’ont donné lieu à aucune déclaration publique – en raison, justement, de leurs forces et de leurs insuffisances respectives.

 

Lire aussi : « Nous sommes tombés dans le piège de François Mitterand »

 

Comme le dit un fin analyste de cette mouvance : « C’est Dupont-Aignan qui possède le capital électoral de départ, mais c’est Poisson qui fait le liant avec les autres composantes. Or le but et l’intérêt de tout le monde, c’est que 1 + 1 = 3. » La formule peut paraître étrange mais en politique en effet, dussions-nous désespérer les professeurs de mathématiques, un plus un ne font pas deux. Soit l’alliance conclue apparaît contrenature et nombre de partisans des formations respectives se détournent de la liste « unitaire », si bien qu’un plus un peut à peine dépasser un. Soit une dynamique est créée, et la coalition peut atteindre un niveau bien supérieur à la simple addition des forces. Or le premier enjeu est d’une simplicité enfantine : à 5 % des suffrages exprimés, une liste enverra au moins cinq députés au Parlement européen, peut-être six (le chiffre précis est difficile à estimer avec précision en raison de la complexité du mode de répartition des sièges « à la plus forte moyenne », qui échappe même aux facultés de Cédric Villani) ; en dessous, il n’en aura aucun. À lui seul, Nicolas Dupont-Aignan peut atteindre ce score… ou pas. Les 6 % que lui accordent les sondages peuvent très bien se retrouver 5,01 % au soir du scrutin… ou 4,99 %. À la présidentielle, il avait recueilli 4,7 % des suffrages exprimés. Trop court. Pour espérer créer une dynamique, il lui faut donc partir à la bataille des européennes à la tête de forces coalisées qui, chacune de leur côté, ne pèsent certes pas lourd en nombre de voix, ni même en nombre de militants, mais peuvent, ensemble, emporter l’adhésion de tous ceux qui veulent que les droites se rassemblent, qui exigent autre chose que l’offre politique existante et qui ne votent plus pour LR ou pour le FN qu’à contrecœur. « L’union fait la force, faisons que demain l’union fasse la France », clament Les Amoureux de la France dans une formule quelque peu vide de sens mais percutante.

Dupont-Aignan a donc besoin d’alliés et, à cette heure, c’est Jean-Frédéric Poisson, et non le président de Debout la France, qui assure la cohésion du groupe auquel se sont associés depuis peu Bruno North, le président du Centre national des indépendants et paysans (CNIP), le plus ancien parti de la droite française, qui avait soutenu François Fillon au premier tour de la présidentielle après l’échec de Nicolas Sarkozy à la primaire de la droite et du centre, ainsi que Karim Ouchikh, le président de Souveraineté, identité et libertés (Siel), autrefois membre du Rassemblement Bleu Marine. Reconnu pour ses qualités humaines et intellectuelles qui le placent cent coudées au-dessus de la quasi-totalité de la classe politique, Jean-Frédéric Poisson, qui est aussi fort de la (petite) notoriété que lui ont procuré sa participation à la primaire de la droite et l’excellence de sa prestation lors du débat sur TF1 – malgré un score au final décevant (1,45 %) en raison du « vote utile » en faveur de François Fillon – n’est certes pas celui pour lequel on rejoint l’aventure, mais il est celui grâce auquel on y reste. Que Poisson décide d’en sortir, et Nicolas Dupont-Aignan ne tardera pas à se retrouver très esseulé.

Ces intérêts croisés n’ont pas échappé au Front national, où l’on a certes balayé d’un revers de main l’idée de laisser à Poisson la direction d’une liste unique de rassemblement – quand on n’a pas méchamment ricané – mais où l’on n’a pas renoncé à couper Dupont-Aignan de ses soutiens, en continuant à essayer de les séduire. Un cadre mariniste, impliqué dans les manœuvres pré-électorales des européennes, le formule ainsi: « Ni Poisson ni North ne nous apporteraient de voix supplémentaires. En soi, ça n’a aucun intérêt de les récupérer. Mais les faire perdre à Dupont-Aignan, là ça en a… » Nicolas Dupont-Aignan, conscient de l’importance de la partie de poker menteur qui est engagée et qui n’a pas besoin de prendre rendez-vous avec Marine Le Pen puisqu’il la voit à l’Assemblée nationale, s’efforce donc de vendre à la présidente du FN l’argument éculé – et très décalé pour quelqu’un qui prétend rassembler – selon lequel mieux vaut s’accorder que de se faire la guéguerre, car mieux vaut deux listes qu’une seule afin de « ratisser plus large ». Sur les plates-bandes des autres, c’est certain…

 

Le danger Dupont-Aignan

 

Moyennant quoi Dupont-Aignan, tout à la composition de sa liste – bien lire « sa » – se dit fort de faire venir à lui Thierry Mariani, qui est décidément devenu l’homme politique le plus courtisé de France. Il a même réservé la place de numéro trois sur sa liste à l’ancien ministre des Transports de Nicolas Sarkozy, celle-là même que le Front national voudrait voir occupée par le fondateur de la Droite populaire, mais sur la sienne. Le parti de Marine Le Pen dispose d’un argument autrement plus convaincant : le n° 3 de la liste FN a la certitude d’être élu, un n° 3 de la liste Dupont-Aignan qui aurait rompu avec Les Républicains a intérêt à être élu s’il ne veut pas voir sa carrière politique s’achever. Par rapport à Bruno North, qui n’est pas dans cette logique – ni dans celle de la quête à tout prix d’un mandat – Marine Le Pen a adopté une autre stratégie, entre séduction et coups de règle indirects sur les doigts. D’un côté, lors d’un déjeuner qui n’avait rien de secret puisqu’il s’est tenu au restaurant de l’Assemblée nationale, la présidente du FN s’est montrée charmeuse et attentive, laissant la porte ouverte à de nouvelles discussions, suivez mon regard cher ami… De l’autre, ayant fort mal pris que Bruno North ait souligné lors d’une conférence de presse son « manque de colonne vertébrale » politique, elle a adressé un « texto assassin » à Dupont-Aignan, information révélée par Le Figaro et confirmée par nos propres sources . Aurait-elle perdu le numéro de téléphone de North ou bien considérerait-elle qu’il est aux ordres de Dupont-Aignan, ce qui est, de plus, mal le connaître ? Étonnant comportement à mettre en parallèle avec celui qu’avait choisi d’adopter le président du CNIP, quand, en mars dernier, six conseillers régionaux du Grand Est élus en 2015 sous l’étiquette FN, dont le cadre historique Thierry Gourlot, avaient décidé de rejoindre le CNIP. Avant que l’annonce n’en soit faite en conférence de presse, il avait appelé Marine Le Pen pour l’en prévenir. Peut-être cette dernière a-t-elle réalisé que, si la mayonnaise finit par prendre entre les différents partenaires, le danger d’une liste menée par Dupont-Aignan est plus grand qu’il n’y paraissait de prime abord. « Il peut prendre sur l’électorat LR, bien sûr, mais aussi mordre plus qu’elle ne le croit sur l’électorat FN. Et surtout, il peut mobiliser des abstentionnistes et ce sera l’un des enjeux d’un scrutin où l’abstention est généralement très forte », nous confie un politologue de premier plan. « Dans une telle élection, qui est le cœur de son combat et qui est aussi un scrutin défouloir, ajoute-t-il, l’électorat de Dupont-Aignan est plus captif que ceux de LR ou de FN. »

Dans les différents partis associés aux Amoureux de la France et dans l’entourage des personnalités pressenties pour figurer sur la liste Dupont-Aignan, on croit également pouvoir créer la surprise

« Plus captif » ne signifie pas que 100 % des électeurs de Dupont-Aignan à la dernière présidentielle vont se mobiliser, mais que, s’il parvient à remobiliser l’électorat qui s’est porté sur lui, ses voix pèseront plus lourd. Aux européennes de 2014, où la participation n’avait été que de 42,43 %, ses 1 695 000 voix de la présidentielle, qui ne lui avaient rapporté que 4,70 %, aurait équivalu à près de 9 % des suffrages! Or de tous les candidats à l’Élysée, il sera le seul, hormis peut-être l’ineffable Asselineau, à conduire une liste. Donc à pouvoir en appeler à son électorat personnel. « Son espace politique, nous explique l’un de ses conseillers, c’est celui de Philippe de Villiers seul en 1994 ou celui de Villiers avec Pasqua en 1999 ». Soit autour de 12 %. « Plus ou moins, dans une fourchette de 8 à 15 %, selon la campagne que mènera LR, l’idéal étant que Virginie Calmels en prenne la tête, et en fonction de tout ce qui peut se produire du côté du FN, rarement avare d’amusants rebondissements à l’approche d’un scrutin », se délecte notre homme, qui ajoute : « Le Front se gausse d’un sondage sur la présidentielle qui donne 23 % à Marine. Grand bien leur fasse! À même distance de la présidentielle que nous le sommes des européennes, elle était donnée à 29 : elle a fini à 21. »

 

Lire aussi : Jean-Frédéric Poisson « La France est menacée de disparition »

 

Dans les différents partis associés aux Amoureux de la France et dans l’entourage des personnalités pressenties pour figurer sur la liste Dupont-Aignan, on croit également pouvoir créer la surprise. « On peut passer les 10 % », assure-t-on auprès de Jean-Frédéric Poisson. « En dessous de 8 %, ce serait un échec », estime-t-on chez Bruno North, qui n’a toutefois pas pris sa décision, et pas pour des raisons comptables : « Le CNIP est historiquement attaché à la construction européenne. Etre extrêmement critique sur le fonctionnement technocratique de l’Union européenne, à l’évidence, oui; participer à une entreprise qui serait exclusivement souverainiste, non. L’attachement à la civilisation européenne exprimé par Les Amoureux de la France doit aussi avoir une traduction politique. Nous devons encore discuter. » Pour faire le plein des voix, NDA doit aussi veiller à ce que tous les courants soient représentés et à ne froisser personne. Pas simple quand le nombre de places dites éligibles est de cinq (trois hommes, deux femmes) si ça passe ric-rac, de sept si ça se passe bien, de neuf si ça se passe très très bien. Au-delà… Côté femmes, c’est assez simple. Pour le moment, hormis Marie-Jo Zimmermann, ancien député (UMP puis LR) de Moselle – et toujours membre des Républicains –, soutenue par Jean-Louis Masson dont elle avait pris la succession à l’Assemblée, les candidates ne se bousculent pas.

 

Souvenirs de 2009

 

Puisque l’espace politique qu’il veut occuper est celui qui fut représenté par Philippe de Villiers – et est identifié comme tel par l’électorat –, Nicolas Dupont-Aignan a proposé la deuxième place à Véronique Besse, sur laquelle il ne tarit pas d’éloges. Obtenir la présence du maire des Herbiers serait, en quelque sorte, pouvoir se prévaloir tacitement d’être celui qui a été adoubé pour reprendre l’héritage et le faire prospé- rer. Mais Véronique Besse hésite. Outre qu’elle ne veut pas s’engager sans avoir l’aval de Villiers, elle n’est guère enthousiasmée à la perspective de devoir abandonner sa mairie, ce à quoi la loi sur le cumul l’amènerait si elle venait à être élue. Un autre nom circule pour aller à la quête des électeurs des provinces ex-catholiques de l’Ouest, celui de Cécile Bayle de Jessé. Élue municipale de Mamers, dans le Sarthe, fief fillonniste (31,5 % au premier tour) qui s’était finalement donné à Emmanuel Macron à plus de 62 %, Cécile Bayle de Jessé – à ne pas confondre avec Madeleine de Jessey, la fondatrice de Sens commun – a rejoint Dupont-Aignan en 2012 et a conduit la liste de Debout la France lors des dernières régionales. Mais son engagement est plus ancien: ayant vécu « le Traité de Maastricht en 1992 comme une descente aux enfers de la France », elle avait alors rejoint le Mouvement pour la France et avait siégé au conseil régional des Pays de la Loire, pour le MPF, de 1998 à 2004, et elle avait figuré sur la liste Pasqua-Villiers aux européennes de 1999.

Du côté des hommes, ce serait plutôt le trop-plein. Tête de colonne : Dupont-Aignan. Troisième : Poisson – sauf, naturellement, si Mariani se laisse convaincre. Cinquième ? C’est à partir de là que ça se complique. Si Mariani venait, Poisson devrait reculer et tant pis pour les suivants. Et s’il ne se décide pas, cette dernière place éligible à 5,01 % est convoitée par l’ancien député de l’Aube Nicolas Dhuicq, qui n’est plus que maire de Brienne-le-Château (3 000 habitants) et n’a pas rejoint DLF pour faire éternellement de la figuration, comme par l’ancien député au Parlement européen Paul-Marie Coûteaux, qui peut faire valoir ses réseaux souverainistes entretenus depuis qu’il fut le collaborateur de Philippe Séguin dans les années 1990, ainsi que l’expérience des deux mandats successifs qu’il a déjà accomplis au Parlement européen, d’abord élu sur la liste Pasqua/Villiers puis sur celle de Philippe de Villiers cinq ans plus tard. Sous réserve de ralliements de poids et de candidatures cachées, reste encore à caser, si un accord est trouvé, Bruno North, étant entendu que Karim Ouchikh est lui aussi à l’affût. Hormis ces questions de préséance, un scrutin est dans tous les esprits, celui de 2009. Cette année-là, nulle entente.

 

[/vc_column_text][/vc_column][/vc_row]

EN KIOSQUE

Soutenez l’incorrect

faites un don et défiscalisez !

En passant par notre partenaire

Credofunding, vous pouvez obtenir une

réduction d’impôts de 66% du montant de

votre don.

Retrouvez l’incorrect sur les réseaux sociaux

Les autres articles recommandés pour vous​

Restez informé, inscrivez-vous à notre Newsletter

Pin It on Pinterest