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Yannick Haenel ou seul le langage déroute le crime

« Le matin, après voir entendu un astronome parler de milliards de soleils, j’ai renoncé à faire ma toilette : à quoi bon se laver encore ? » – Cioran, Aveux et Anathèmes / « Quand la couleur est à sa richesse, la forme est à sa plénitude » – Matisse / « Le regard actualise l’œuvre, comme la prière actualise le saint » – Malraux

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© Benjamin de Diesbach pour L'Incorrect

« L’amour veut tout. L’adoration ne veut rien ». On parle ici de la solitude avec Delacroix, de la mort de Sardanapale, de la sueur, du sperme, des vapeurs d’été. L’image nous promet souvent un accès direct à l’inconscient. La vérité nue et crue. Une sorte de totalité sentimentale proche de l’espoir et de la déroute. Le langage du corps et son désordre l’emportent régulièrement sur celui du savoir et des règles. L’adversité nous rapproche de la bizarrerie et de la mystification. On mêle les événements épars et les affects contraires, ce qu’on appelle la vie. Content et déçu à la fois. Nous sommes comme des statues de dieux inconnus au milieu d’un parc. Le présent donnant au passé un avenir. Au milieu d’une masse à la dynamique mimétique, tout le monde a une cause à défendre. Le malaise est aujourd’hui souvent figé dans l’identité. Pourquoi soi sans cesse ? La vraie force est d’aller contre-nature. […]

La chair est déchue. L'ennui est une puissance d'être contrariée. L'amour de soi est infect

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