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Zewditu Hailu Gebreyohanes : afroconservatrice

De mère anglaise et de père éthiopien, Zewditu Gebreyohanes a épousé dès le début de ses études la voie du conservatisme, au point de devenir une proche du grand Roger Scruton.

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© Sonia Fitoussi

Elle a les traits d’un portrait du Fayoum, les sourcils hauts, les yeux noirs et le menton doucement pointu. Deux boucles d’oreilles cruciformes encadrent le visage. Les cheveux sont ramassés sur la nuque en un copieux chignon. Zewditu Gebreyohanes a la beauté antique de ces peintures sur bois des premiers siècles préfigurant l’art copte et les icônes byzantines. Avec son prénom de reine éthiopienne, cette fille traverse les temps.

Elle épouse le conservatisme à 17 ans à la faveur d’un colloque sur « la crise des libertés en occident ». Parmi les intervenants, le philosophe anglais Roger Scruton, qu’elle va trouver à la fin de la conférence pour l’interroger davantage. Sa conversation avec le plus grand penseur conservateur se poursuivra jusqu’au décès de son mentor en 2020. « Ses réponses à mes questions exprimaient tout ce en quoi j’ai toujours cru : famille, communauté, respect du passé ». Sir Scruton prend sous son aile la jeune Anglo-Éthiopienne qui a l’âge de ses enfants, un an de plus que sa fille Lucy, un an de moins que son fils Sam ; il l’invite dans la maison familiale du Wiltshire, Sundey Hill Farm, que les disciples du philosophe ont rebaptisée Scrutopia. Ce sont des randonnées dans la campagne anglaise. « Un jour, Sir Roger m’a même prêté son superbe cheval ! » Il lui offre aussi un exemplaire dédicacé de On hunting: « Un livre lumineux sur son parcours philosophique ; je l’emmène toujours avec moi en voyage ». [...]

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