ALGHAL* ! Etude comparée du gaulois et de l’arabe dans la langue française

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« Le cheikh Jabir ibn Hayyan regarda l’élixir d’un œil vitreux. Tous ses salamalecs avaient été vains. Les jinns et les éfrits, pourtant, avaient été clairs : pour que le calife conservât son emprise sur les caïds, au son du luth, l’ambre et le camphre devaient se mêler en une alchimie complexe ».

 

Nul n’est besoin de lire Sirat al Bunduqiyyah pour sentir l’exotisme qui suinte de ces quelques mots. Qui ne s’est émerveillé devant les contes d’Al-Adin et sa lampe merveilleuse, ou d’Ali Baba et Cassim, ouvrant d’une voix plaintive un sésame salvateur ? L’arabe est une langue qui nous est notamment parvenue des Croisades, chargée de mystères. C’est une langue belle, aux détours mélodieux, qui nomment l’invisible mieux parfois que nos papes ne purent le faire. Une langue qui inventa l’alcool, volutes d’esprit en carafe, ou l’algèbre et l’algorithme, chorégraphies arithmétiques aux contours fardés de khôl.

 

 

Les langues, porteuses de leur culture et de leur histoire, nous transportent malgré nos différences. Elles révèlent, dans leur structure, une vision du monde étrangère, voire étrange. Chaque mot propose un chemin différent. Oui, mais voilà. C’eut été si simple de considérer que chaque langue avait son propre avantage, mais cela, malheureusement, ne convenait pas aux Modernes. Jean Pruvost, dans son ouvrage « Nos ancêtres les Arabes », peine à nous faire croire que la langue bédouine sert de base à la langue française. Vous utilisez plus de mots arabes que de mots gaulois dit-il d’un air surfait.

C’est vrai. Statistiquement, c’est même rigoureusement exact : il y aurait environ 400 mots arabes pour 250 mots gaulois dans les dictionnaires français. Cela ne veut pas dire pour autant que nous utilisions la totalité de ces mots : qui, quotidiennement, utilise le terme mahdi (guidé par Dieu) ou sebkha (zone inondée) ?

 

Mais soyons honnêtes et examinons les deux postulats.

L’arabe est une langue parlée par 300 millions de personnes de nos jours. Les échanges avec les territoires arabes furent nombreux pendant les Croisades. Le Maghreb fut un territoire français, ce qui facilita les échanges, et commerciaux, et linguistiques et depuis lors, la langue arabe se trouve être parlée par un nombre grandissant de personnes sur le territoire français.

Le gaulois est une langue morte. Une trentaine d’inscriptions ont été retrouvées à ce jour. Les quelques dictionnaires, excellents par ailleurs, sont basés principalement sur des conjectures linguistiques. Il serait incohérent de comparer les deux langues. C’est pourtant ce que nous pouvons entendre sur les ondes : « Il y a plus de mots arabes que de mots gaulois en français ».

 

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Cette manière de présenter les choses est révélatrice. Il est vrai que nous trouvons plus de mots arabes que gaulois dans la langue française pour la simple raison que la langue arabe est une langue vivante et l’autre n’en est pas. Mais cela ne sert pas la doxa des modernes : le gaulois est un beauf. Il vote, au mieux, Marine le Pen après avoir bu son litron de Villageoise, les deux pieds dans ses charentaises. Il faut lui expliquer à ce crétin, pour son bien sans doute, que son français dont il est si fier n’est qu’une pâle copie de langues étrangères.

Il faut lui expliquer que son histoire et sa culture ne sont que des plagiats éhontés de peuples bien plus dignes. Peu importe qu’il n’y ait que 0.5% de mots arabes en français, dont la moitié n’est utilisée que pour désigner des choses intrinsèques à la culture sémitique. Peu importe que 65% des mots de notre langue viennent directement du gallo-romain, mâtinés de structures grammaticales franques, et de 10% de mots grecs. Cette histoire européenne ne satisfait pas nos amis progressistes. Pour ces personnes, la France n’existe pas.

 

 

Si notre ami Jean Pruvost avait été honnête, il eût pu comparer l’apport de l’arabe en français avec une autre langue vivante, les choix ne manquant pas : pour 400 mots d’arabes, on dénombre 1500 mots italiens, 1000 mots espagnols, 800 mots allemands, et 450 mots russes. On relativise alors ce soi-disant apport linguistique majeur.

Il n’est pas ici question de nier que le français s’est construit et se construit encore, comme toute langue, en partie grâce aux échanges linguistiques. Néanmoins, cette volonté systématique de dénigrer l’Histoire nationale (les Gaulois, les Francs) au profit des peuples étrangers, et en particulier d’Afrique, est un cancer qui ronge jusqu’à nos universités où le discours décolonial et racialiste commence à devenir la norme. Aux discours haineux des Diallo, Obono et autres Bouhafs, il est grand temps d’opposer la rigueur scientifique et la fierté de notre histoire.

Car après tout le drame de Strasbourg nous l’aura douloureusement rappelé, l’un des mots arabes les plus utilisés de nos jours, après « couscous » n’est autre que « Djihad ».

*ALGHAL ! signfie la Gaule

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aderaquiaud@lincorrect.org

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