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Enfants transgenrés : Jeux interdits

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Publié le

27 avril 2021

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Les Pokémons et la corde à sauter deviennent ringards dans la cour d’école. Aujourd’hui pour être la star de la récré, il faut se bourrer d’hormones et changer sa coupe de cheveux.

Sur Netfix, entre le dessin animé « Pat’Pa- trouille » et la série « The Big Bang Teory », on peut visionner le documentaire « Petite Fille » sur le jeune Sasha, huit ans. Sa particularité ? Derrière un visage d’ange et des cheveux de lin, se cacherait ce que les pédopsychiatres nomment la dysphorie de genre. Avec l’approbation de l’État, s’il vous plaît. Il deviendra Elle, comme beaucoup d’autres petits bambins ; à l’âge où on rêve d’être pirate, certains rêvent de devenir une fille.

Dans la même démarche, le petit Lysandre, 8 ans, s’appelle désormais Stella, selon son propre choix. Sous les regards satisfaits de sa maman célibataire, il (elle ?) récite les fiches que lui a concoctées sa sœur aînée à tous les micros qui se tendent. Et ils sont nombreux. Stella enchaîne les incontournables du petit écran : « Les maternelles », « Allô doc », « Envoyé spécial ».

Un effet de mode ?

Stella ex-Lysandre et Sasha sont loin d’être des cas isolés. Le phénomène tout droit venu des États-Unis s’insinue dans le domaine public par toute la jet-set hollywoodienne. Shiloh, la fille d’Angelina Jolie et Brad Pit, se prénomme désormais John. La fille adoptive de Charlize Teron, Jackson, s’est déclarée garçon à l’âge de trois ans. Idem pour Cynthia Nixon, la star de « Sex and the City », dont la petite fille Steph a reçu son diplôme de fin d’études en tant que Monsieur Steph. Tout un programme.

On ne compte plus les émissions vantant l’épanouissement supposé des petites têtes blondes trop jeunes pour avoir un tatouage ou une arme à feu, mais pleinement capable de décider de disposer d’un pénis ou d’un vagin

Rien de très probant cependant : la prise en charge médicale de la transition n’influe que très peu sur les taux de suicide astronomiques de la communauté trans (plus de dix fois celui de la population). Pour les médias extatiques, les coupables sont tout désignés : la stigmatisation par la société.

One two three…

 Ça n’allait pas assez vite au goût de nos grands prêtres en progrès. Les enfants, et de surcroît leurs parents (ou l’inverse), se montraient peu disposés à consommer des bloqueurs de puberté comme on engloutit des dragibus. Alors, il a fallu forcer un peu. Et quoi de mieux pour « éveiller » les consciences que des reportages larmoyants en prime time ?

On grimace devant la redondance, devant les bandes-son larmoyantes, et l’omniprésence de cette thématique. On penserait presque qu’on essaye de nous faire avaler quelque chose… Et ça passe mal.

Féministes en berne

Il y a une émeute dans la cour de l’asile. Depuis le temps qu’on nous rebat les oreilles avec le fait que les garçons et les filles, c’est pareil, que les jupes ne sont pas réservées à ces dames, ni le foot à ces messieurs, ça serait dommage que les trans viennent mettre à mal toute cette jolie propagande car la transition a des allures purement cosmétiques, d’autant plus pour ces charmants bambins.

Lire aussi : Enquête : La DILCRAH, ou comment lutter contre la haine se transforme en propagande LGBT

À 40 ans, opérer une transition implique de la chirurgie, beaucoup de plastique et de cachetons antihistaminiques pour éviter le rejet de la peau de poisson qui tient lieu de vagin, ou de la pompe mécanique qui tient lieu de pénis.

À huit ans, devenir une « fille » quand on est un garçon ressemble beaucoup à se déguiser en princesse – comme le dit la petite Stella ex-Lysandre – à grands coups de robe rose et de vernis à ongles. Rien qui soit très « progrès-compatible ». Le serpent se mord la queue. Doit-on soutenir les féministes qui revendiquent leur place et leur diversité dans la société, où les trans qui prétendent qu’un garçon aimant Elsa la reine des neiges est vraiment une fille ?

Oups, j’ai changé

D’autant qu’on entend de plus en plus, mais toujours en catimini, les timides voix des trans regrettant les mutilations subies. Des jeunes comme Clara témoignent à visage caché sur Radio Canada. Elle n’est pas une « fille-fille » selon ses mots, mais la pression sociale la poussait à entamer une transition du genre. Celle que l’on aurait appelée « garçon manqué » il y a quelques années a été prise en charge par le milieu LGBT. Une machine à compliments qui s’est bien tenue de lui présenter les petites lignes en bas du contrat.

On bloque la puberté, on « rectifie » ce que la nature aurait « mal » fait, et on demande à être accepté par la société dans son ensemble

« Quand tu fais ton coming-out, tu as full support des autres trans sur Internet qui te disent “bravo, on est avec toi”. J’aimais appartenir à un mouvement parce qu’à l’école, ça n’est pas si facile d’avoir un sentiment d’appartenance ».

Car une transition, ça perturbe, et pas qu’un peu. On bloque la puberté, on « rectifie » ce que la nature aurait « mal » fait, et on demande à être accepté par la société dans son ensemble. Les dégâts sur la psyché et sur le corps sont parfois irréversibles. « Aujourd’hui je me sens mieux dans ma peau, depuis que je suis redevenue une fille. La seule chose qui me fait peur, c’est de devoir le dire à l’école ». À croire que la pression sociale viendrait plutôt de l’autre côté.

Et la loi dans tout ça ?

Ces problématiques nouvelles sont loin d’avoir été trifouillées par nos chers députés en mal de créativité législative. S’il existe des recommandations à destination des chirurgiens esthétiques et généralistes, rien de contraignant ne fixe les limites. On « recommande » d’attendre les 18 ans pour la chirurgie plastique. On « recommande » d’attendre les 10 ans pour les bloqueurs de puberté. Mais pas de vérification, pas de commission exécutive pour ça. D’autant que les médecins ont la trouille de se faire retoquer pour transphobie. Preuve : Lysandre a fait changer son prénom en Stella, à l’âge de huit ans. On prépare à notre jeunesse désaxée des jours radieux.

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