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Angèle : narcisse ingénue

Après Flo, Oli et Orel, Angèle, dont le prénom s’articule du moins jusqu’au bout, a été le sujet d’un documentaire produit par Netflix qui, à défaut d’avoir un intérêt quelconque, possède au moins le mérite du symptôme. Pourquoi est-il dépourvu d’intérêt ? Parce que pouvoir accéder aux notes intimes d’Angèle qui nous explique au début du premier confinement : « Ça va être long, putain ! » n’est pas spécialement édifiant et que ses méditations existentielles d’adolescente qu’on redécouvre avec elle en pâmoison sur son lit devant son « moi » passé et qui s’exclame alors : « Putain, c’est ouf ! », ne sont vraiment pas « oufs » justement, mais d’un niveau standard de méditations existentielles d’adolescente – plutôt faible, donc.

Certes, Angèle est jolie, douée d’une voix sémillante et plus talentueuse que son demeuré de frère, Roméo Elvis, qu’on voit parfois s’exprimer sur un canapé, en tongs, éternel Averell à la voix traînante, dont l’ahurissement permanent, dilué par la mollesse, n’éclaire que des évidences, mais elle n’a rien non plus d’un prodige, elle n’a créé que deux disques de variété et n’a pas vécu grand-chose à part ce succès qui a tendance à faire stagner les psychés de leurs bénéficiaires et qui contribue à l’entretenir dans une image très surévaluée d’elle-même. [...]

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The Club : la Turquie face à son passé

La série historique produite en Turquie par Netflix, The Club est remarquable. Elle offre d’abord une reconstitution historique du quartier de Pera/Beyoglu d’Istanbul des années 50 servie par un excellent jeu d’acteurs et un scénario haletant. Mais surtout, elle aborde sans didactisme et sans complaisance la manière dont l’identité turque s’est construite sur un lien ontologique entre turcité et islam. [...]

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Les traces du surréalisme dans le chaos du monde

Deux séries d'images ont inspiré leur titre à l'auteur de ces lignes. La première se situe à l'Élysée, au salon Pompadour. Le couple présidentiel, que le monde ne nous envie guère, y a apporté, en effet, sa propre touche personnalisée, d'un mauvais goût que le bon peuple a pu apprécier sur les photos. Elles ont été publiées, de-ci de-là dans la presse. On y découvre un certain nombre d'objets supposés décoratifs.

Or, ces importations tranchent sans pudeur avec l'esprit du lieu. Clou de l'intrusion restreinte : un tableau de Miro, sans doute pas le plus beau, en studieux hommage à la révolution surréaliste, dont cet annonciateur de l'abstrait reste une figure incontestable. Le royaume du « en même temps » prend ici ses aises dans le temple du régime républicain.

Lire aussi : La liberté scolaire en campagne

La deuxième ne relève sans doute pas de l'intrusion mais de l'élargissement. Elle se situe dans le cadre d'une exposition beaucoup plus large, et moins intime, de novembre à février au musée métropolitain de New York, transportée en ce mois de mars à la Tate Gallery de Londres. Le thème se réclamant d'un « Surréalisme sans frontières », le visiteur pouvait donc s'interroger, chacun trouvant légitimement sa propre réponse, sur la nature et sur l'ampleur d'un mouvement qui influença, à sa manière, tout le défunt XXe siècle. [...]

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La Ville de Paris honore Pierre Schoendoerffer, « soldat de l’image »
Vous avez fait voter au Conseil de Paris le voeu d’honorer le cinéaste Pierre Schoendoerffer en baptisant un lieu public de Paris de son nom. En quoi le méritait-il ? J’ai souhaité que la Ville de Paris rende hommage à Pierre Schoendoerffer, qui nous a quittés il y a déjà dix ans. Naturellement, cet hommage […]
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The Power : couvre-feu

Hiver 1974 : Londres est en proie à d’importantes coupures d’électricité suite à une grève des mineurs. Une jeune infirmière passera sa première nuit de service dans l’aile psychiatrique d’un hôpital lugubre hanté par les courants d’airs et par d’autres choses plus inquiétantes, comme le fantôme d’une ancienne patiente bien décidée à venger une mort injuste. Sur cette idée simple, et autour d’une stricte unité de temps et de lieu, la réalisatrice anglaise Corinna Faith brode un exercice de style horrifique très soigné, qui prouve la bonne vitalité du cinéma de genre anglo-saxon. [...]

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La Vraie Famille : tendre
La famille d’Anna se compose, en plus d’elle et son mari, de trois enfants, deux naturels et le petit dernier, Simon, un enfant placé qui les a rejoint à un an. Tout roule pour cette tribu soudée, au quotidien tout à fait classique. Mais lorsque le père biologique, cinq ans plus tard, cherche à renouer […]
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Big Bug : la SF de boulevard de Jean-Pierre Jeunet

À une époque reculée, Jean-Pierre Jeunet était un créateur d’univers. Lui et Marc Caro pouvaient même se targuer d’avoir inventé un style en moins de trois films : avec Le Bunker de la Dernière Rafale (quel titre !), Delicatessen et la sublime Cité des enfants perdus, ils avaient bâti un imaginaire poétique et ultra-référencé, qui puisait autant dans le cinéma de Clouzot et Duvivier que dans l’esprit de la bande-dessinée hexagonale des 70’s, Métal Hurlant et consorts. Un imaginaire très « français », donc, servi par une mise en scène parfois démonstrative mais toujours extrêmement graphique, qui inspira des générations de cinéastes.

Alien 4 : Résurrection, suite mal aimée constitua pourtant une très singulière tentative d’assimiler cette esthétique « formica-punk » aux exigences canoniques de la saga – et l’opportunité tout de même assez unique de voir Dominique Pinon flinguer des aliens. Elle fut sans doute une expérience cuisante pour un Jean-Pierre Jeunet désormais seul aux commandes, acculé par des producteurs vénaux et parfois bien en mal de gérer un tournage tentaculaire. Pourtant, avec du recul, c’est un Alien réussi, jusqu’au-boutiste, servi par un casting impérial et un excellent scénario de Joss Whedon.

Lire aussi : The Innocents : fantastique Norvégien

C’est ensuite que le bât blesse : sans Marc Caro, qui constituait la partie la plus sombre et la plus punk du tandem, le cinéma de Jeunet se transforme vite en caricature de lui-même, alignant les gimmicks ostentatoires et un goût pour les ambiances sépia qui fantasme assez maladroitement une France d’avant, bricolée à partir de tour de passe-passe technique et de scénarii à tiroirs. Si Le Fabuleux Destin d’Amélie Poulain a plutôt bien vieilli et si Un Long Dimanche de Fiançailles conserve quelques moments de bravoure, on n’en dira pas autant des films suivants, échecs tout autant commerciaux que critiques. Jeunet semblait s’être définitivement perdu dans un univers désormais plus proche d’un Christophe Baratier ou des « feel good » romans d’un Gilles Lejardinier que des « cartoon live » glauques et ultra-ambitieux du début. [...]

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Charlie Roquin : le monarchique, c’est chic

Comment vous est venue l’idée de ce roman, qui résonne avec la campagne électorale ?

Étant influencé par Michel Houellebecq, j’ai peut-être, inconsciemment, voulu écrire un Soumission royaliste… Mais c’est la beauté de l’écriture : on veut faire une chose et on en fait une très différente, forcément personnelle. Le sujet de ce roman m’est venu il y a presque trois ans. Je ne l’ai pas écrit pour les élections mais une fois que j’avais décidé de l’écrire, en effet, je me suis organisé pour qu’il puisse être publié avant les élections.

Connaissiez-vous les milieux royalistes ?

J’en ignorais tout. J’ai mené un travail de recherche et d’investigation, dans les livres et sur le terrain. J’ai découvert non pas un royalisme mais des royalismes. Il y a peu en commun, et même de l’hostilité, entre légitimistes et orléanistes, entre les membres de l’Action française et ceux de la Nouvelle Action royaliste, etc. Ceux dont je me suis le plus rapproché sont les légitimistes de l’Alliance royale. Chrétiens, un peu « vieille France », ils voient le roi comme un père aimant, seul capable de rassembler son peuple. Leur modèle est Louis XVI. Pour eux, la République est indissociable de la Révolution, du sang qu’elle a fait couler, des clivages durables qu’elle a installés dans la société et la vie politique françaises. [...]

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