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Alain Delorme : la lumière est un bain

La couleur n’est pas toujours nécessaire, on sait qu’elle passe avec le temps, alors autant commencer par ce qu’il reste : l’ombre et la lumière. Alain Delorme définit son équilibre, son harmonie, il dispose les masses sombres et les masses claires, comme on organise une scène qui sera le champ du possible. Puis il déploie les courbes des gris pour qu’un paysage prenne corps dans la lumière. Il s’agit de Venise. Venise en noir et blanc. Elle nous est offerte en détail et uniquement pour nous. [...]

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Anselm Kiefer / Paul Celan : un dialogue par-delà la mort
avoir investi le Grand Palais pour la Monumenta en 2007, il est à nouveau le premier artiste à occuper le Grand Palais éphémère situé au Champ-de-Mars, face à l‘École militaire, lieu idéal pour illustrer l’Histoire politique et poétique de l’Europe par ses conflits et ses décombres. Les Chutes d’étoiles faisaient déjà référence à Paul Celan. Aujourd’hui c’est un dialogue avec lui et pour lui qu’il propose. La scénographie est à la fois minimaliste et démesurée. Les toiles sont récentes et fixées sur roulettes comme des radiateurs Rothelec. L’exposition ressemble à un grand mémorial. La dramaturgie est tellement puissante qu’on a l’impression que l’oxygène même y est pensé. On a brûlé le paysage. Le phénix s’est renouvelé. Des résurrections traversent le champ de ruines. Des vêtements n’habilleront plus personne. On y trouve Madame de Staël couplée à des champignons. Les sens sont mêlés à l’intelligence. L’artiste puise dans les mythes pour exprimer ses émotions. Les signes trouvent vite leur matière. L’homme arrive enfin à se lier au monde. La carcasse est une relique. La cave est dans sa tête. Kiefer y est né, dans la cave d’un hôpital bombardé de Donaueschingen avant la fin de la guerre, en 1945. [...]
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Qui, mais qui ? Bernard Quiriny

Si l’on voulait les repérer en milieu scolaire, on trouverait trois types d’écrivains potentiels : le cancre surmonté (ce « barbare autostylé » pour reprendre l’expression du dadaïste Richard Huelsenbeck), le dissipé maladif ou la tête de classe qui dérape. Bernard Quiriny appartient assurément à cette troisième catégorie.

D’un talent précoce (son premier recueil paraît alors qu’il a tout juste 27 ans), l’écrivain belge s’illustre dans un genre exigeant (et méprisé en France), la nouvelle, et n’en aligne pas moins les publications régulières en raflant systématiquement des prix (neuf livres et sept prix en quinze ans) comme un surdoué remettant son devoir à l’heure en vue des félicitations du jury, lesquelles seront accueillies avec ce genre d’humilité nonchalante qui distingue la facilité supérieure. Pourtant, quel trait caractérise les objets littéraires à la fois impeccables et variés que nous offre notre élève modèle ? Celui d’une mécanique qui déraille, d’une collection aux items extraordinaires, d’une architecture aux propriétés paranormales. [...]

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Les critiques musicales de janvier

Filles de gauche plutôt adroites

La compile de noël, Bleu Reine, Autoproduction – Prix libre

Une fois n’est pas coutume, à L’Incorrect, nous allons laisser notre cynisme si dandy de côté et parler d’une jolie initiative venue de la musicienne folk/ grunge Bleu Reine, qui a réuni treize talents féminins pour une compilation de Noël dont les bénéfices seront intégralement reversés à l’association « Féminité sans abri », qui aide les femmes, familles et personnes précaires. On ne va pas vous mentir : c’est une initiative de gauche, faite par des musiciennes de gauche, mais si le talent est là, on ne va pas non plus bouder son plaisir. On retrouve ainsi l’excellente Bleu Reine, évidemment, les rockeuses de Denys & 'e Roses, la Montreuilloise Sylvia Hansel, le talent venu du froid Triinu, ou l’électro de Grenadine Vengeance pour une compilation éclectique, aussi belle que bizarre. Les compilations sont disponibles sur bleureine.bandcamp.com, et coûtent 5 € minimum, mais le prix est libre. Une sortie inattendue, annoncée seulement la veille de sa mise à disposition, mais qui sera peut-être l’occasion de faire une dernière bonne action après Noël. Alain Blanville [...]

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Onoda, 10000 nuits dans la jungle : honneur et folie

Après s’être essayé au polar avec le prenant Diamant noir (2016), le réalisateur français Arthur Harari a présenté cette année au Festival de Cannes un film de guerre japonais qui s’inspire d’une histoire vraie, et ce pari étrange et risqué aboutit à une franche réussite. L’année 1944 touche à sa fin et le Japon est en train de perdre la partie. Sur ordre du mystérieux Major Taniguchi, le jeune Hiroo Onoda est envoyé sur une île des Philippines juste avant le débarquement américain. La poignée de soldats qu’il entraîne dans la jungle découvre bientôt la doctrine inconnue qui va les lier à cet homme : la Guerre Secrète. [...]

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The Chef : cauchemar en cuisine

Le vendredi qui précède Noël, un des soirs les plus chargés de l’année, un restaurant londonien se voit submergé par des difficultés et des tensions accumulées. Philip Barantini, acteur dans plusieurs séries à succès, notamment Brother in Arms, réussit magistralement son premier passage derrière la caméra. Son pari de réalisation, qui consiste à tourner en un seul plan-séquence suivant tour à tour les différents acteurs, véritable prouesse technique, impose au long-métrage un rythme effréné qui s’adapte parfaitement à l’urgence du coup de feu. [...]

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Les Leçons persanes : performance d’acteurs
1942, dans la France occupée, Gilles est arrêté pour être déporté dans un camp en Allemagne. Il échappe à la mort devant le peloton d’exécution en jurant aux soldats qu’il n’est pas juif mais persan. Ce mensonge le sauve momentanément. À mi-chemin entre tragédie historique et thriller, ces Leçons Persanes surprennent par leur puissance. Classique dans sa mise en scène, le réalisateur ukrainien refuse le statisme facile du huis-clos en exploitant chaque millimètre de son décor à l’apparence pourtant si simple et esquive tous les clichés. [...]
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La Belle au pays du soleil levant

Mamoru Hosoda nous avait déjà offert un émouvant voyage initiatique à mi-chemin entre le réel et le fantastique avec Les Enfants loups, sorti en France en 2012. Il revient dans l’hexagone avec une réinterprétation surprenante du conte français La Belle et la Bête. Visuellement, c’est sublime : on passe des paysages de la campagne nippone, dont les dessins n’ont rien à envier aux meilleurs Miyazaki, au métavers « U ». L’effet est bluffant, proche de l’immersion totale. Le film est taillé pour être vu sur grand écran, et certaines scènes mériteraient même d’être projetées à la Géode. 

Le synopsis commence avec tous les clichés de la japanimation : Suzu, une lycéenne timide et très complexée, a sombré dans une forme d’autisme à la mort de sa mère une dizaine d’années auparavant. Elle aimerait chanter mais ne peut pas ; elle finit, presque à contre-cœur, par s’inscrire sur « U », un métavers totalement immersif où vous ne pouvez avoir qu’un seul et unique avatar, un « AE », choisi par les « cinq voix » de U, non pas en fonction de ce que vous souhaitez être, mais en fonction de votre être profond. Votre AE est secret. Ainsi, Suzu qui n’est pas assez jolie selon les critères de beauté nippons, se transforme en sorte de muse version manga, dotée d’une voix sublime : Belle. Dans la « peau » de son AE, elle va découvrir le succès dans cet autre monde, et va rencontrer la Bête : un autre utilisateur de U dénommé Dragon, monstrueux, ultra-violent et pourchassé par des justiciers auto-proclamés. [...]

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