
Ce mois-ci, Arte rediffusait un documentaire sur Ernst Jünger, réalisé par Falko Korth, « Dans les tréfonds de l’Histoire » qui m’irrita passablement (si j’avais la mentalité victimaire, je pourrais me plaindre du fait que ce monde, d’une heure à la suivante, ne cesse de me cracher au visage, mais aucune association de pleureuses subventionnées n’existe pour ceux de ma caste).
L’option artistique et philosophique d’Arte, qui, préférant Zeniter à Jünger (c’est-à-dire Musso à Goethe) démontrait ce qu’elle entendait par « culture ». Rien
Cet homme, artiste et guerrier proprement hors du commun, fut baptisé dans les orages d’acier du premier conflit mondial (décoré de l’Ordre du Mérite), écrivit des pages vertigineuses, entre Jérôme Bosch, Nietzsche et Baudelaire, sur la guerre moderne, fut un exemple de résistance intérieure au nazisme (du moins, c’est ce que pensait Hannah Arendt), très proche des conjurés du coup d’État raté contre Hitler et, dans son uniforme d’officier allemand occupant Paris, on l’apprit des années plus tard, saluait militairement les juifs portant l’étoile jaune (lorsqu’on lui écrivit au sujet de cette anecdote dont il ne s’était jamais vanté, l’ancien capitaine de la Wehrmacht répondit simplement : « J’ai toujours salué l’étoile »).…












