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The Mandalorian : notre critique

The Mandalorian a la saveur d’une madeleine de Proust. Cette série qui en est à sa deuxième saison, est d’un classicisme qui fait penser aux meilleurs Spielberg. The Mandalorian, c’est Indiana Jones dans l’espace, c’est-à-dire une science du dosage très maîtrisée entre voyages dépaysants, péripéties, humour de bon aloi, un peu de poésie et une bande originale efficace. L’argument est limpide : attendri par un bébé de la race curieuse de maître Yoda, un chasseur de prime également orphelin décide de le ramener aux siens.

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Crash : notre critique

L’éditeur Carlotta est toujours dans les bons coups : le chef d’œuvre de Cronenberg se paye le luxe d’une splendide édition DVD comprenant foultitude de suppléments passionnants. Sorti en 1996, le film n’a rien perdu de sa force désespérée : adaptant le brûlot porno-apocalyptique de l’écrivain britannique James Ballard, Cronenberg réalise son film le plus maîtrisé, déploie une impressionnante mise en scène opératique qui puise autant chez Godard que chez Antonioni.

Lire aussi : No Man’s Land : notre critique

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La Cartouche : « Un discours agonistique, complaisant et schizophrène »

Quelles sont les caractéristiques principales du discours du rap ?

C’est un discours agonistique, complaisant et schizophrène. Agonistique, parce qu’il se pose toujours en opposition à un ennemi imaginaire ; complaisant avec un public pour lequel il exalte toujours les mêmes valeurs déjà perçues comme positives ; schizophrène, parce que les rappeurs adoptent spontanément un discours victimaire hors de la scène, alors même que leur musique se présente toujours comme agressive et conquérante. En outre, de plus en plus, leurs paroles semblent se construire au gré du pur hasard des rencontres phonétiques, sans même de considération pour le sens. Ils font des fautes grossières de grammaire élémentaire, au point d’écrire dans une langue qui leur est propre, du moins, pour la majorité. C’est un dévoiement du langage.

Aucun rappeur ne trouve grâce à vos yeux ?

Si, j’ai beaucoup aimé Booba à ses débuts, j’ai pu apprécier IAM et Akhenaton, et, seulement pour la technique d’écriture, on peut du moins reconnaître à Nekfeu d’avoir rehaussé le niveau, ou encore Lino. [...]

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Gangs of London : notre critique

Depuis 20 ans, Finn Wallace est le chef le plus puissant du crime organisé. Lorsqu’il est assassiné, son fils Sean Wallace est tout désigné pour prendre la relève. Porté par sa destinée, Sean découvre les rouages internes de la plus grande organisation criminelle de Londres. Dès l’ouverture, Gareth Evans (The Raid) donne le ton. Un homme en feu tombe du toit d’un building éclairant Londres endormi. De la ville, on ne verra que les bas-fonds, ses arrière-cuisines, là où tout se passe à l’abri des regards, l’élection d’un maire comme les milliards de livres qui transitent par bateau ou avion.

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No Man’s Land : notre critique

2014 : la vie rangée d’Antoine bascule le jour où il croit reconnaître sa sœur, qu’il pensait morte, sur une vidéo de combattantes kurdes en Syrie. En partant à sa recherche, il rejoint cette unité de femmes et va voyager avec elles à travers le territoire syrien pour tenter de découvrir la vérité... Les guerrières kurdes fascinent le cinéma français, et jusque-là, c’était plutôt à leur désavantage. Avec l’affreux Les Filles du soleil (2018) et le grotesque Sœurs d’armes (2019) de Caroline Fourest, il y a des hommages qu’on ne souhaiterait à personne, même à son pire ennemi.

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Dian Hanson : Du mythe, du muscle et des courbes

Dian Hanson a longtemps œuvré pour la presse masculine et conçu une collection d’ouvrages évoquant le versant « cool » de « l’americana sexualis », la libido américaine. Elle souligne le rôle essentiel qu’ont pu jouer les femmes artistes dès le début des pulps (ces petits fascicules populaires aux couvertures aguichantes) dans les années vingt, jusqu’aux célèbres Rowena Morril et Julie Bell, toujours très actives, lesquelles, à l’instar de leurs collègues masculins comme Frank Frazetta ou Boris Vallejo, ont toujours su faire primer l’imaginaire sur l’idéologie. Ce monde de guerriers et de fières amazones affrontant des monstres surgis de l’enfer peut faire sourire. Pourtant, en découvrant cette bible de l’art pop fantastico-érotique, on comprend vite qu’à rebours des préjugés de l’époque, un féminisme ni puritain ni infecté de misandrie est possible et que certains dessins médiévaux fantastiques valent bien la plupart des installations promues par la DRAC.

Aujourd’hui le puritanisme ne vient-il pas essentiellement du camp progressiste ?

Je suis issue d’une génération antérieure. Il est vrai qu’il existe aux États-Unis des inégalités entre les sexes et que depuis le début de l’humanité, l’homme a représenté le sexe le plus fort. Les femmes doivent savoir réagir lors de situations ou des hommes essaient de profiter d’elles. Pour autant, le discours victimaire n’est pas sain. Quand un homme nu sous son peignoir dans sa chambre d’hôtel montre son sexe à une femme, la meilleure option reste de regarder son pénis et d’en rire. Dans tous les cas, on ne devrait pas censurer les grandes œuvres d’art. Robert Crumb a été attaqué sur internet par des femmes qui pensaient que ses dessins reflétaient son comportement, alors qu’il est très timide. [...]

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La vie qui danse

Il y a la vie, et au-dessus d’elle l’ombre de la mort. Celle-ci rend-t-elle celle-là vaine et absurde ? Ou bien la lumière de la vie et de l’amour est-elle plus forte que l’obscurité ? C’est sous le signe de ce drame fondamental de l’existence humaine que s’inscrit Le temps d’une allumette d’Agathe Chenevez. La vie est comme une allumette, qu’on craque, qui éclaire et puis qui s’éteint. Gabriel est un petit garçon de dix ans, atteint d’un cancer, il sait qu’il va mourir. Il va consumer ses dernières forces, ses dernières semaines à illuminer les autres, en aimant, en répandant joie et paix sur son passage.

La pièce oscille tout du long entre colère, désespoir, larmes, d’une part, et joie, beauté, couleurs, musique, espérance, de l’autre. Mais c’est une beauté qui n’ignore pas la fragilité et la mort, qui les sait, les combat, ou plutôt sourd d’elles – « la beauté de l’espoir douloureux » (p.127). Sur son chemin de croix, Gabriel rencontre Camille, dont il partage la peine mais aussi l’aspiration à une beauté plus forte et plus vaste : [...]

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Le rap : Du ghetto à la domination mondiale

Le rap est originellement une musique urbaine, forcément liée à une contestation sociale et au déracinement des communautés immigrées. Sa préhistoire correspond aux premières tendances immigrationnistes des grandes puissances occidentales. En France, le regroupement familial a créé un appel d’air qui a profité au Capital et a contribué à la formation d’une contre-culture d’opposition, fermentée par des conditions de vie précaires et, plus tard, encouragée par l’ingénierie sociale propre à la gauche mitterrandienne, à ses think-tanks et à quelques organismes factieux comme SOS Racisme. D’un côté, la culture urbaine des minorités est née d’une légitime tentative de résistance culturelle face à un parcage généralisé dans des banlieues sinistres ; de l’autre, il a été peu à peu porté au pinacle par la politique socialiste, toujours désireuse de culpabiliser les Français et de stigmatiser l’héritage colonial.

De la contestation sociale à l’apologie maffieuse

L’histoire du rap est donc intrinsèquement liée à celle de l’immigration post-industrielle et à l’idéologie globaliste. Les premiers rappeurs ont trouvé leur inspiration à la fois dans la culture punk et dans les musiques noires populaires : jazz, soul et funk. Il s’agissait avant tout d’exprimer la voix des ghettos avec des moyens faméliques : c’est pourquoi, très vite, le rap s’est servi d’échantillons sonores et a privilégié la scansion du « spoken word ». Mais contrairement au punk ou au rock, le rap véhicula à ses débuts des valeurs plutôt positives : il fallait sortir du ghetto à tout prix, s’extraire de la dynamique mortifère des gangs, s’adapter et s’intégrer. Le grand tournant, c’est l’arrivée des majors qui découvrent là une musique simple à produire, simple à enregistrer, et surtout des artistes relativement malléables car pressés de s’extraire de leur condition sociale. [...]

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