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Le blanc, le buzz et l’Oréal
Enfants, nous jouions tous à ce jeu un peu naze qui consistait à faire deviner un mot en évitant d’en placer une liste précise dans la description. Le groupe l’Oréal, prêt à tout pour se faire remarquer dans le marché ultra concurrentiel de la beauté, réinvente ce jeu à l’échelle de l’industrie cosmétique. Désormais, les mots « clair », « blanc » et « blanchissant » sont bannis de son registre. Depuis la mort de Georges Floyd, la planète n’en finit plus de se chiner des motifs d’indignation sur la question ethnique. Qu’importe que le chômage décolle et qu’on sorte à peine d’un confinement catastrophique pour l’économie mondiale : l’urgence est de faire tomber des statues et de bannir des mots méchants.
McFly et Carlito : Inoffensifs et primaires
À la fin du XXe siècle, les révolutions qu’entraînait la technique allaient plutôt dans le sens du perfectionnement. Les moteurs des voitures multipliaient les chevaux, les compacts-discs amélioraient la pureté du son, les avions de tourisme pouvaient se faire supersoniques, l’interlocuteur au téléphone se faisait plus proche. Mais voilà que depuis le tournant du millénaire, les évolutions technologiques ont pris un tour démocratique. Les voitures n’ont pas accéléré davantage, mais n’importe qui a pu s’offrir un chauffeur privé. La musique a été diffusée par flux infinis mais avec un son étriqué. Le moindre étudiant fauché a pu se faire aéroporter pour vomir à Barcelone, mais dans des appareils moins confortables que ceux qui autrefois sillonnaient le ciel. Et si tout le monde devint joignable à chaque instant, ce fut sur des lignes parasitées qui rendaient même notre voisin fantomatique. La massification de l’accès, la médiocrité du résultat, voilà l’équation qu’articula la dernière vague de progrès technique.
Tout ce que vous avez toujours voulu savoir sur Woody Allen et que nous avons osé demander à Laurent Dandrieu
Alors que l’éditeur Grand Central Publishing (filiale d’Hachette) avait finalement refusé de la publier, Soit dit en passant, l’autobiographie de Woody Allen, est finalement sortie aux États-Unis chez Arcade Publishing le 23 mars, en attendant son arrivée en France le 3 juin chez Stock. Le plus « allenien » des Français, Laurent Dandrieu, rédacteur en chef de Valeurs Actuelles et auteur de Woody Allen, portrait d’un antimoderne (CNRS éditions, 2010), l’a lue.
Laake, romantisme électro & touche française
Après un EP très remarqué par les amateurs de musique électronique, Laake sort enfin son premier album, O, plus orchestral et divulguant une musique aussi épique que mélancolique qui place définitivement l’artiste parmi les talents les plus prometteurs de sa génération. L’occasion de revenir sur l’émergence d’une vague européenne d’électro-piano. La suite à lire sur le numéro 32 de L'Incorrect...
Antoine Lefort : Ivre de vin vivant
Officiant dans le décor idyllique du château d’Artigny à Montbazon (Val de Loire), Antoine Lefort ne perd pas une occasion d’être ce trait d’union entre paysannerie et monde du luxe. Il maîtrise son art, s’attache à l’essentiel, et ne le perd jamais de vue. À l’écart des poncifs : paroles substantielles d’un chef sommelier passionné autour de la culture du vin et de sa transmission.
Hommage à Jean Raspail
Monsieur Jean Raspail nous a quittés ! La Patagonie est en deuil ! Non pas celle de Nicolas Hulot et de Ushuaïa. Cette Patagonie a perdu son âme avec la disparition du dernier Alakalufs, mais Jean Raspail nous avait prévenus : « Qui se souvient des hommes… ? » La Patagonie dont il s’agit s’étend bien au-delà des frontières de ces terres antarctiques.
Que fut pour nous Kraftwerk ?
En dépit de leur apparence d’experts-comptables d’une usine de la Ruhr, ces derniers ont opéré une véritable révolution copernicienne au sein de la musique d’après-guerre et inspiré des genres aussi variés que la techno de Detroit, le rock industriel ou l’acid house au point que leur album-concept Man Machine (1978) est devenu le disque le plus samplé au monde. Réussissant la performance d’être à la fois froide et dansante, la pop synthétique de Kraftwerk a été aussi novatrice que le fut le Bauhaus en architecture ou le futurisme italien en peinture. L’occasion pour L’Incorrect de demander à une poignée de spécialistes ce que le son de Kraftwerk aura représenté.
RELANÇONS L’ÉCONOMIE DE MANIERE FESTIVO-INCLUSIVITIVE
Je voudrais, dans un esprit de Paix et de Concorde, répondant au Vœu de Notre Président, proposer quelques mesures Simples qui permettraient de Relancer l'Économie, d'Apaiser les Esprits, de Respecter les Mémoires et de Nourrir les Artistes. (Rmq : j'abandonne les majuscules mais j'espère que vous accentuerez chaque mot en me lisant) [...]

L’Incorrect

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