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Maxime Michelet : « Le principe monarchique ne s’est pas effacé en quelques instants dans la conscience nationale du XIXe siècle »
Auteur d’une biographie remarquée de l’impératrice Eugénie qui vient d’être publiée aux éditions du Cerf, Maxime Michelet revient sur la légende noire du second Empire instaurée dès les débuts de la IIIe République pour discréditer à tout jamais un régime qui portait en lui le principe monarchique.   Êtes-vous nostalgique du second Empire ? La nostalgie ne me semble pas être un sentiment très scientifique pour l’historien et ne me semble pas davantage être un sentiment très louis-napoléonien. Napoléon III n’était pas un souverain nostalgique. Lorsqu’il restaure l’Empire en 1852, il ne reprend pas à l’identique les institutions et les pratiques de son oncle mais sait innover tout en demeurant fidèle à l’héritage reçu. Chaque époque doit savoir ce qu’elle doit au passé sans s’enfermer dans un immobilisme nostalgique et il me semble que les Bonaparte ont porté haut ce principe en étant d’admirables bâtisseurs d’avenir. Si je ne suis pas nostalgique, ne souhaitant pour rien au monde revenir en 1852 et bien heureux de vivre en 2020 même si – tout comme 1852 – il y a bien des combats à mener et bien des erreurs à corriger dans notre siècle, je suis infiniment reconnaissant. Napoléon III a été un grand chef d’État, capable de redonner à la France toute sa place en Europe, capable de faire rayonner notre pays dans le monde entier, capable d’audaces sociales particulièrement marquantes, capable d’adapter son régime sans dogmatisme et capable d’être fidèle à l’âme nationale sans s’interdire aucune modernisation nécessaire.
La semaine cinéma de L’Incorrect du 11 mars : Radioactive
Un biografilm de Marie Curie, tourné en anglais et produit par Amazon Studio : on était en droit d’attendre le pire, comme un pamphlet racoleur à la gloire des femmes savantes travaillé par l’hystérie communautaire. [...]
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Une ode à la joie (presque) surnaturelle
Sous la direction d’Andris Nelsons, le 29 février dernier, l’Orchestre Philharmonique de Vienne a offert au public parisien une interprétation mémorable des Huitième et Neuvième symphonies de Beethoven, au terme de sa tournée parisienne. La musique à son sommet. [...]
Ces actrices féministes qui montrent leur cul à tous les passants
Ah, c'est reparti ! Le féministe circus ! Dix représentations par jour ! Pour l’occasion, Polanski a été nommé nouveau représentant officiel des hommes, ce grand syndicat des dégoûtants. Mais tout cela est-il bien cohérent ? Parce que....franchement ! Bien que les violeurs et les pédophiles m'inspirent beaucoup moins de compassion que cette araignée noire, velue, oeillue, qui me court devant le nez, et que je vais écraser comme un sale spéciste sans penser aux beaux discours de Badinter et d'Aymeric Carron, je m'interroge sur la vertu outragée de toutes ces actrices. [...]
L’éditorial culture de Romaric Sangars : Édito abstème
Parfois, il y a des documentaires qui atteignent la splendeur d’authentiques œuvres d’art, c’est le cas de Mistify, visible ce mois-ci par le public français, grâce à son prodigieux montage, évidemment, mais aussi parce que la matière brute y est remarquable : voici l’une des premières occurrences de l’Histoire où nous disposons de la trace filmique d’une vie entière, celle de Michael Hutchence, ici, le chanteur d’INXS, une trace dont les origines sont autant privées que publiques, intimes ou d’écho mondial. La destinée d’Hutchence étant celle d’un Icare des années 80, ce singulier témoignage n’en revêt pas moins une dimension parabolique atemporelle, et cela sous une forme tellement singulière et inédite, que ce visionnage m’aura laissé en extase. [...] Retrouvez cet éditorial dans le dernier numéro de L'Incorrect et en libre accès sur le site.
Bienheureuse Anna Michelotti
Anna Michelotti (Annecy, 1843-Turin, 1888), fondatrice des Petites Servantes du Sacré-Cœur de Jésus et des pauvres malades, fêtée le 1er février, a eu une putain de vie de merde qui lui vaut d’être sainte. [...] Retrouvez cet article dans le dernier numéro de L'Incorrect et en ligne pour les abonnés.
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LES CÉSAR 2020 : QUAND LE CINÉMA FRANÇAIS FAIT SON CINÉMA

C’est l’annonce des douze nominations pour le J’accuse de Roman Polanski qui alluma la première mèche. La sortie du film était déjà houleuse – entre avant-premières interrompues par des militantes féministes et rétropédalage en forme de mea-culpa raté d’une partie de la presse – mais le possible triomphe du réalisateur franco-polonais aux César fit exploser de colère les associations, Osez le féminisme en tête : « Nous sommes sous le choc que Roman Polanski, accusé par plusieurs femmes de viols pédo-criminels, soit encore et toujours acclamé par le cinéma français… », déclara sa présidente. Quelques jours plus tard c’est l’actrice nommée cette année, Adèle Haenel, qui déclara au New York Times : « Distinguer Polanski, c’est cracher au visage de toutes les victimes », suivie par Franck Riester, l’invisible Ministre de la culture, qui affirma à son tour que remettre « Un César de meilleur réalisateur pour Roman Polanski serait un symbole mauvais » Reniflant le plan foireux, ou trop chétif pour affronter une horde de féministes aussi vénères que Chuck Norris, le réalisateur du Pianiste décida donc de jeter l’éponge et annonça qu’il ne viendrait pas.…

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