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Qu’un sang impur
Scénariste à succès pour la télévision avec Braquo et pour le cinéma avec Un Prophète et le diptyque sur Mesrine, Abdel Raouf Dafri s'attaque à l’un des grands traumas de notre histoire récente, la guerre d’Algérie, pour son premier film en tant que réalisateur. Verdict ? Alors qu’il n’est plus que l’ombre du guerrier qu’il était en Indochine, le colonel Paul Andreas Breitner se voit contraint de traverser une Algérie en guerre, à la recherche de son ancien officier supérieur?: le colonel Simon Delignières, porté disparu dans les Aurès Nemencha, une véritable poudrière aux mains des rebelles. Dès l’ouverture, le métrage montre que le talent du scénariste Abdel Raouf Dafri ne s’est pas perdu lors de son passage à la réalisation (...) A découvrir dans le dernier numéro de L'Incorrect et en ligne pour les abonnés
Eugène Green, six personnages en quête de sens
A Turin, six jeunes gens se croisent, s’aiment, complotent et se cherchent. Une comédie satirique et mélancolique d’Eugène Green, toujours en première ligne pour défendre la civilisation contre le vide spirituel et le matérialisme. Ce petit roman de 200 pages passerait facilement inaperçu parmi les parutions de janvier s’il n’y avait son titre : Moines et chevaliers. Un roman moyenâgeux ? Non : un roman qui loue deux modes de vie anciens, impensables pour nos contemporains tournés vers la jouissance, la transformation de soi et la destruction des contraintes. À Turin, de nos jours, six personnages de vingt ans se croisent, discutent, couchent ensemble, s’égarent. En arrière-plan, l’enlèvement d’un banquier pour motifs politiques façon Aldo Moro, et l’assassinat d’une fillette. Comédie légère et mélancolique, charge contre l’américanisation de l’Europe, appel à la foi pour combler le vide de nos sociétés, il y a tout cela dans ce roman vivant, rapide, plaisant, servi par une belle langue où, comme chez Vian, le whisky devient houisqui et le tramway, tramouais. Interviouve. [...] Retrouvez cet entretien dans le dernier numéro de L'Incorrect et en ligne pour les abonnés.
Musique au Maroc, patrimoine, festivals monstres & jeunesse excitée
Effervescence au Maroc où l’émergence d’une jeune scène musicale prend les allures de magma en fusion. Entre tradition et contemporanéité, événementiel et divertissement, une nouvelle page d’histoire culturelle s’y écrit en ce moment même. Reportage. [...] Retrouvez cet article dans le dernier numéro de L'Incorrect et en ligne pour les abonnés.
Le Greco, l’Œuvre au noir
Il fallait un puissant artiste, hanté par les mêmes songes, pour nous ouvrir les yeux d’un coup de flammes à la peinture du Greco. Aurions-nous vu ce que nous avons vu au Grand Palais, sans les lumières du peintre de la nuit, Jean-Paul Marcheschi ? Sans doute pas. Rendons ici hommage à deux peintres majeurs dont l’un se révèle en révélant l’autre. Hommage au carré. [...] Retrouvez cet article dans le dernier numéro de L'Incorrect et en ligne pour les abonnés.
LA VOIX DU MAÎTRE
Station Opéra. Qui connaît la voix des ancêtres ? Saurait-on imiter ceux que l’on connaît par ouï-dire ? Impossible, pour le commun des mortels. Les ténors, eux, sont gâtés : leur aîné légendaire fut un pionnier de l’enregistrement. C’est le phonographe qui, à l’aube du siècle dernier, pérennise la voix fabuleuse d’Enrico Caruso. [...] Retrouvez cet article dans le dernier numéro de L'Incorrect et en ligne pour les abonnés.
Abdel Raouf Dafri : « Pulvériser tous les tabous de la guerre d’Algérie »
On le connaissait scénariste à succès pour la télévision avec la série Braquo, créée par Olivier Marchal, et dont il écrivit les trois dernières saisons. On le savait scénariste talentueux pour le cinéma avec Un Prophète (2010) de Jacques Audiard et le diptyque sur Mesrine de Jean-François Richet. Avec Qu’un sang impur, son premier film en tant que réalisateur, Abdel Raouf Dafri s’attaque à l’un des grands traumas de notre histoire récente : la guerre d’Algérie. On n’a pas plus réussi qu’Alain Finkielkraut à le faire taire. Et c’était très bien. Entretien au lance-flammes. [...] Retrouvez cet entretien dans le dernier numéro de L'Incorrect et en ligne pour les abonnés.
Norman, pourrir à trente ans
Cela fait dix ans que le phénomène des YouTubeurs a explosé en France, portant sur le devant de la scène des ados geeks profitant de leur maîtrise des nouveaux médias pour s’imposer en contournant les circuits classiques. De la jeunesse, de la subversion, de l’inédit ? On aurait souhaité que le successeur du Minitel permette à la jeune génération de subvertir l’ennui d’une culture officielle formatée, mais les Cyprien, Hugo-tout-seul, Squeezie, et Norman, donc, se contentèrent de filmer des sketchs de fête de fin d’année de classe de troisième. Même après avoir passé vingt ans. Un âge où Ian Curtis révolutionnait la musique de son temps, où Arthur Rimbaud entamait l’ultime phase de son œuvre, où James Dean livrait à son époque une icône. [...] Retrouvez cet article dans le dernier numéro de L'Incorrect et en ligne pour les abonnés.
La Guerre des Etoiles, une saga assassinée ?
L’industrie cinématographique américaine est en train de connaître une sorte de mutation terminale à l’heure où la plupart des productions (désormais qualifiées par les communicants de simples contenus) sont captées par des plateformes de streaming désormais toutes puissantes. Après l’ère des producteurs, puis celle des réalisateurs, voici donc venue l’ère des plateformes : quand les algorithmes régulent un divertissement de masse épuisant jusqu’au dernier atome chaque univers de fiction exploitable. Menant cette uniformisation progressive de l’imaginaire, les moguls de Disney ont déjà fait du vide en rachetant coup sur coup Lucas Film, Marvel et la Fox, faisant ainsi main mise sur 80 % des licences à succès. Les héros de Marvel semblent avoir le superpouvoir de générer à l’infini des films ripolinés et identiques, avec toujours le même succès, comme si les spectateurs étaient frappés d’amnésie avant chaque visionnage. Apprivoiser l’univers singulier de Georges Lucas tenait d’une autre paire de manches, avec des implications économiques et artistiques majeures. L’ultime opus de la saga vient de déferler sur nos écrans : le monument brûle-t-il ? Marc Obregon envisage cette question avec l’impartialité d’un Jedi. [...] Retrouvez cet article dans le dernier numéro de L'Incorrect et en ligne pour les abonnés.

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