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Le Louvre est-il de droite ?
Le Louvre commence avec une idée de Philippe Auguste et finit avec le sacre d’Emmanuel Macron ; en gros. Entretemps, il y aura eu Saint Louis, François Ier, Louis XIV et Balladur. N’en disons pas plus. Côté architectes et artistes, on croise Lescot, Perrault, Le Nôtre et Pei, Le Brun et Morellet. François Morellet, qui a installé sept vitraux dans l’escalier Lefuel, dans la partie Napoléon III: « L’œuvre perturbe subtilement la perception de l’espace. [...] les grilles décalées des vitraux du Louvre offrent-elles au spectateur un piège optique où le corps entier, lui-même en mouvement, se trouve impliqué. » Le Louvre est ainsi devenu un lieu où s’épanouit l’art contemporain. On y danse lentement, on y projette des films où les images et la guerre mondiale se déclinent « en de multiples retombées qui se recoupent, se cristallisent, s’allument, s’éteignent, comme les flammes des canons et la vibrance des constellations », ce qui, évidemment, laisse loin derrière la Galerie d’Apollon.
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Rentrée littéraire : Un poète à l’honneur !
Comment mieux commémorer le centenaire de la mort d’un poète, en France en 2018, qu’en consacrant un roman à son personnage ? C’est sans doute le fruit de la réflexion menée par Franck Balandier, constatant qu’aujourd’hui, dans l’hexagone, la seule autorité littéraire revient au romancier. Faire vivre un poète non pas par ses poèmes mais par une romance flattant les capacités actuelles du public, tel est le choix des éditions Le Castor Astral, celui d’inscrire cet hommage à Guillaume Apollinaire au programme de leur rentrée littéraire. Aussi Balandier imagine-t-il une histoire avec des personnages dont certains sont réels dans la vie d’Apollinaire, et d’autres pas. Au lecteur de démêler le vrai du faux, dans une époque où le vrai a été contaminé par la théorie d’Einstein.
L’art Français de la bière
Au début du siècle, le marché de la bière était presque exclusivement industriel. Mais depuis quelques années, un nombre considérable de micro-brasseries ressuscitent la tradition de la bière parisienne. Début XIXe, un million de litres de bière étaient brassés dans le sous-sol de Paris. Cette production a totalement disparu pendant le XXe siècle, avec les efforts constants de la ville pour faire disparaître toute activité dans ses catacombes. La création de Frog beer en 1993 a été un premier pas vers la redécouverte de ce patrimoine, mais c’est le lancement de la Brasserie de la Goutte d’or en 2012 qui a vraiment lancé la mode des petites productions de caractère. Désormais, une douzaine de brasseries artisanales cohabitent dans la capitale : la Gallia, la Parisienne libérée, la Batignolle Pale Ale, la (.....) Lisez la suite dans le dernier numéro de L'incorrect disponible en kiosque et par abonnement!
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Patrice Franceschi : Un héros
À ceux qui se lamentent que leur siècle n'offre plus d'aventure, il offre la plus éclatante des leçons. Cet aventurier corse a combattu l'URSS en Afghanistan, avec les Kurdes en Irak, a cherché de l'or au Brésil, vécu mille vies. Aujourd'hui il attend de pied ferme les indépendantistes dans son village. Le héros est né le 21 janvier 1974, si on l’en croit : il a 18 ans et fugue en Amérique du Sud. « Direction le port de Marseille, sans un sou en poche. Un seul but : embarquer sur un cargo ». Le 32e stratagème chinois l’a dit : « Rien dans les mains, rien dans les (.....) Lisez la suite dans le dernier numéro de L'incorrect, disponible en kiosques et par abonnement!
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Patrick Brion : « Le genre n’existe plus »
Historien du cinéma, spécialiste du cinéma américain, créateur et voix du Cinéma de minuit, et auteur d’une monumentale encyclopédie du western, Patrick Brion explique la disparition du western. Pourquoi le western se fait-il aussi rare au cinéma ? Il y a plusieurs raisons. La première est générationnelle. Dans les années 50, quatre westerns sortaient par semaine en France. Mais les grandes Majors se refusaient à les rendre disponibles à la télévision laquelle se contentait de westerns de troisièmes ou quatrièmes catégories ou de séries très (.....) Lisez la suite de cet article dans le dernier numéro de L'Incorrect disponible en kiosques et par abonnement!
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Les Frères Sisters : Un crépuscule chargé de lumière
Après le drame historique (Un Héros très discret), les thrillers (Sur Mes Lèvres et De Battre Mon Cœur s’est arrêté), le film carcéral (Un Prophète), le mélodrame (De Rouille et d’os) et le film social (Dheepan, Palme d’or du Festival de Cannes 2015), Jacques Audiard s’attaque au western avec un casting hollywoodien trois étoiles ( Joaquin Phoenix, John C. Reilly et Jake Gyllenhaal). Pari osé. Résultat sublime. Charlie et Elie Sisters évoluent dans un monde sauvage et hostile, ils ont du sang sur les mains : celui de criminels comme celui d’innocents, et n’éprouvent aucun état d’âme à tuer. Tel est leur métier. Le
Western : L’ombre des géants
« Le western est vraiment une création américaine. Il conjugue le rêve américain et la notion de la conquête, englobe des thèmes mythologiques comme la loi, l’ordre, l’idée de frontière… C’est un genre quasiment inépuisable qui peut à la fois être réaliste et métaphorique, à la fois parler du passé et d’une certaine manière du présent. Ce sont des films historiques qui ne sont pourtant pas perçus comme tels », expliquait Bertrand Tavernier, grand amateur du genre. Le « genre » est justement une notion très forte aux Etats-Unis, où tout se retrouve catégorisé (comédie musicale, polar, mélodrame…) pour créer une complicité contractuelle entre le film et le spectateur. Le western, c’est le rocher de Monument Valley, le cowboy, l’indien, l’étoile du shérif et les chevaux au galop ; mais aussi le seul genre cinématographique reconnaissable à l’oreille et qui promet l’aventure et les grands espaces. S’il traversa les océans jusqu’en Asie, s’il constitue aujourd’hui une étagère du cinéma classique, ce n’est pas tant parce qu’il fut le premier des genres que parce qu’il fut cultivé par les plus grands, qui surent développer leur grammaire cinématographique au sein d’une codification si rigoureuse. Le passage d’un nuage lors d’un enterrement dans La Rivière Rouge (1948, Howard Hawks), le bouleversant « Let’s go home Debbie » dans La Prisonnière du désert (1956, John Ford), ou le mouvement de grue à l’arrivée de Claudia Cardinale dans Il était une fois dans l’Ouest (1968, Sergio Leone), simples plans fixes ou plans en mouvements ont marqué l’histoire cinématographique de l’empreinte des géants.
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Edito de Romaric Sangars : Bang ! Bang !
Une rentrée sous le signe du western – horizon, vertige, duels –, voilà ce que nous vous proposons, sous l’inspiration d’Audiard, afin d’entamer ce nouveau cycle selon une grande perspective. Parce qu’il faut régulièrement se remettre en face de l’inconnu, tout rejouer, risquer le désert, pour entretenir la pression sanguine nécessaire. Ce n’est pas, malheureusement, la diététique que suit un Laurent Ruquier, reconduisant cette année encore Christine Angot, périmée depuis l’origine, comme commissaire esthétique de son causant spectacle. C’est que l’époque manque d’exigence comme d’imagination. Comme du plus simple discernement. En témoigne également la place accordée à Michel Onfray sur France Culture, cet été, où le père fouettard de l’hédonisme a pu durant des heures aligner ses sophismes, ses déconstructions niveau CE1, sa christianophobie primaire, pour s’affirmer décidément comme le sous-Sartre d’une époque

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