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Essais 2018, le top/flop de L’Incorrect
Une année 2018 placée sous le signe de l’identité : qu’elle soit politique, anthropologique, ou culturelle. Une année durant laquelle chacun, quelque soit son camp, de gauche ou de droite, s’est employé à refonder, à définir une base, excepté  en ce qui concerne notre président, Emmanuel Macron, qui réformant à tout va à simplement fini par se faire « baser » comme le disent les jeunes que nous ne sommes plus. Aussi, afin de l’imiter et puisque la catastrophe est toujours certaine, voici ce qui nous fait office de base pour préparer 2019.
Fallait-il bombarder Berlin ?
Était-il de bon sens de larguer autant de bombes pour achever la Seconde guerre mondiale ? Les Américains, qui ont mis fin à la guerre en bombardant Hiroshima et Nagasaki, répondraient oui sans barguigner. Bien que Churchill ait douté du bienfondé du bombardement de Dresde – quelques semaines après qu’il eut lieu – la RAF tient la première place sur le podium des bombardements, pour le plus grand plaisir des Soviétiques, qui s’étaient fait une spécialité des attaques au sol – le viol systématique des femmes y compris, en témoignent les deux millions de victimes allemandes (100000 à la « libération » de Berlin). Mais le bon sens est-il de mise en période de guerre ? OUI. CELA OFFRE DES TÉMOIGNAGES INTÉRESSANTS Vue du ciel ou de la terre, une bombe n’a pas la même allure, pas précisément la même portée, la note qu’elle chante sonne différemment. Placer les deux livres inédits en France que sont Berlin Finale et Bombes larguées en regard l’un de l’autre présente un intérêt historique, plus que littéraire. Bombes larguées, que John Steinbeck publia à l’invitation de son gouvernement, vingt ans avant de recevoir le prix Nobel, est un livre de propagande du plus grand intérêt historique. Le roman de Heinz Rein, qui connut un large succès populaire lors de sa publication en Allemagne en 1947, n’est pas du plus beau style germanique, mais c’est un bon feuilleton journalistique dont l’intrigue, malgré quelques grosses ficelles, nous emporte, et qui a la grande qualité de dévoiler les derniers jours du IIIe Reich vécus de l’intérieur par une poignée de Berlinois et de montrer l’horreur du nazisme en Allemagne même. (...) A lire en ligne pour les abonnés ou a découvrir dans le dernier numéro de L'Incorrect.
Houellebecq vient-il de livrer son chef d’oeuvre ?
L’événement de cette rentrée de janvier est évidemment Sérotonine, le nouveau roman du plus célèbre romancier français vivant. Étant donné son statut et sa notoriété, Houellebecq écrirait n’importe quoi que des pâmoisons n’en accueilleraient pas moins ce n’importe quoi, et on a bien oublié, aujourd’hui, dans quelle atmosphère polémique et suspicieuse l’auteur des Particules accéda, il y a vingt ans, à la notoriété. Pourtant, loin de cette hypothèse, Michel Houellebecq nous livre aujourd’hui son roman le plus authentiquement génial. Suite à lire dans le dernier L'incorrect et en ligne pour les abonnés.
Le rond de serviette est-il de droite ?
Il m’est revenu que d’aucuns contestaient mes conclusions. Je n’aurais pas fermement établi que le rond-point est de gauche ni définitivement prouvé que le marron d’Inde est de droite. Je voudrais prouver ici la fiabilité de ma méthode, la manière mathématique dont j’arrive à la vérité sur la dextérité des choses. Prenons le rond de serviette. Il suppose la serviette. Voilà un point qu’on ne me contestera pas. La serviette suppose le tissu, donc le lavage consécutif, donc la stabilité. On m’objectera qu’il existe des serviettes en papier: même les serviettes en papier intissé, qui mime l’épaisseur et le moelleux du tissu, sont jetables et ne se glissent pas dans des ronds de serviette, sinon eux-mêmes en carton léger, et jetables. Ce sont des ersatz de rond de serviette. Le rond de serviette suppose qu’on réutilise la serviette, et qu’on la réutilise au même endroit. Les [...] Suite à lire dans le numéro 15 de L'incorrect et en ligne pour les abonnés.
FILMS 2018 : LE TOP / FLOP DE L’INCORRECT
Sur les traces des Kirgizes, des panneaux de la vengeances, le premier western de Jacques Audiard, une mademoiselle de Joncquières perfide, le retour de Paul Thomas Anderson ou encore la version #MeToo de la série Océan’s…C’est parti pour les tops et les flops.
Séries 2018 : le top / flop de L’incorrect
Un peu moins réussies que lors de l’année 2017, les séries télévisées de la cuvée 2018 ont néanmoins su réserver quelques bonnes surprises. De plus en plus mondialisée, la production télévisuelle offre une liberté qui était naguère le privilège du grand écran de cinéma, abordant tous les sujets possibles et imaginables, se payant les plus grands acteurs et réalisateurs. Jim Carrey (Kidding sur Showtime), Sean Penn (The First sur Hulu) et Michael Douglas (La Méthode Kominsky sur Netflix) ont tous tenté l’expérience avec des fortunes diverses. Difficile avec un tel foisonnement de compter ses coups de cœur et ses déceptions, mais quelques séries se sont détachées du lot. C’est parti pour les tops et les flops.
La magie du foie gras
A Noël, pourquoi se priver du plaisir du foie gras ? Onctueux et savoureux, celui-ci peut se préparer de multiples façons: au torchon, bouilli dans un grand volume d’eau ; en conserve ; frais et poêlé quelques instants, avec des baies et des câpres; cuit au froid ; en terrine encore. Il y a presque autant de recettes que de familles et de goûts. Certains l’aiment dans un mariage sucré/salé, avec des figues, du miel, des fruits confits; d’autres le préfèrent le plus naturel possible avec seulement un peu de sel et de vinaigre balsamique. Le foie gras est l’un des merveilleux fruits de la maîtrise de la nature par l’homme. Il n’est pas la conséquence d’une maladie ou d’un cancer de l’oie ou du canard, comme on l’entend parfois, mais le résultat d’un processus naturel coordonné à des fins gastronomiques. D'ailleurs [...] Suite à lire dans le numéro 15 de L'incorrect et en ligne pour les abonnés.
Dandys débraillés
Le spectacle des rues nous réserve bien des surprises par l’éclectisme vestimentaire qu’il nous révèle : l’homogénéité, qui n’avait d’autre fondement que la reconnaissance de ses semblables laisse désormais la place aux mélanges bigarrés en un nouveau code social, où la fantaisie semble dominer la convention. Sans aucune référence à Cocteau qui revêtait volontairement un duffle-coat par dessus son smoking, nul ne s’étonne désormais de baskets chaussées sous un costume ni d’une nuisette portée par dessus un pantalon : tout devient possible, la règle étant le mélange improbable ne se basant, contrairement à l’auteur de L’Aigle à deux têtes, sur aucun référent culturel. Tout a commencé dans les années soixante-dix en donnant le coup d’envoi du rejet de la bourgeoisie : à l’uniforme costume-cravate s’est substitué celui du jean’s et du t-shirt. Suivant la marque de fabrique de certaines vedettes de variétés comme Gainsbourg, le débraillé, le pas coiffé, le mal rasé appuyé par l’ivrognerie, la facilité se substituant à [...] Suite à lire dans le dernier L'incorrect et en ligne pour les abonnés.

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