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Laibach : requiem pour une dictature
En ces temps de puritanisme généralisé, il est plutôt revigorant de voir que certains ne craignent pas d’adopter une atitude transgressive. C’est le cas de Laibach qui, en trente-huit ans de carrière, n’a eu de cesse de dézinguer la société du spectacle. Si le nom de Laibach résonne de manière familière pour un grand nombre d’entre nous, ce n’est certainement pas en raison de la popularité du groupe, laquelle reste toute relative. Alors, si le groupe phare de la musique industrielle parvient toujours à faire parler de lui depuis sa création à Trbovlje dans l’ex-Yougoslavie en 1980, c’est plutôt en raison d’une aura scandaleuse permanente, certainement pas à l’échelle de ses ventes de disques. Des accusations de fascisme dont il fait régulièrement l’objet, le groupe a pris le parti de rire, répondant notamment sur le ton de la boutade qu’ils étaient fascistes tout autant qu’Hitler était un grand peintre. D'ailleurs [...] Suite à lire dans le dernier l'Incorrect et en ligne pour les abonnés.
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Hubert de Torcy : « Le Cœur de l’homme est un OFNI, un objet filmique non identifié »
À l’occasion de la sortie, cette semaine, du Cœur de L’Homme d’Eric Esau un docu-fiction sur les addictions sexuelles, Hubert de Torcy, distributeur du film (Saje), met en œuvre un dispositif exceptionnel. Qu’est-ce qui vous a séduit dans Le Cœur de L’Homme ? C’est un OFNI, un « objet filmique non-identifié », qui parle de l’âme humaine et qui m’a fait penser à L'Île de Pavel Lounguine. C’est un film qui s’intéresse à la honte, à la culpabilité, au péché tout simplement, ce qui est extrêmement complexe à représenter au cinéma. Le sujet est très casse-gueule et le réalisateur en parle avec une justesse de ton presque miraculeuse.
Notre terre en héritage
Il y a cent ans, hagards et traumatisés, nos poilus survivants sortaient des tranchées. Ils étaient bleu horizon, comme le ciel de l’automne au moment de l’arrêt des coups de canon, le 11 novembre 1918. Nos poilus, vivants et morts, estropiés, gueules cassées, traumatisés ou taiseux, la plupart, cultivateurs mais pas seulement les tranchées ayant été un lieu de mort en commun où un homme illettré pouvait sauver la vie d’un poète de renom ont été des héros. Leur vie, plongée dans la boue des terres paysannes, sur des fronts étendus à toute l’Europe, a été héroïque. Il n’est que de regarder leurs visages abrupts et leurs regards en 1918, au moment de l’armistice, pour saisir combien ces hommes, dans les tréfonds d’une peur symbolisée par les 37 millions d’obus tombés sur Verdun, ont été des hommes d’exception. Les [...] Suite dans le dernier L'Incorrect et en ligne pour les abonnés !
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#MoiNonPlus
La civilisation promeut le mystère. Parce qu’elle permet une prise en considération lucide des personnes, parce qu’elle libère l’espace nécessaire à cultiver une telle vision, la civilisation promeut le mystère, et, promouvant le mystère, elle accroît ce qui lui est lié : l’ambiguïté, le jeu, les reliefs – TOUTE LA DANSE DE FEU DE CE QUI EST. Une grande aténuation des lumières brutes est indispensable pour que ce feu devienne distinct, pour illuminer – brûler si nécessaire. Ailleurs, c’est l’éclat idiot du soleil barbare ou les néons morbides de la transparence. Entre les deux, le feu, et c’est pour défendre le feu qu’il faut combattre les fausses lumières affadissant l’expérience de vivre, qu’elles soient portées par un dieu légaliste – Allah, ce technocrate -, ou par le légalisme divinisé des nations protestantes. Or, les élites de notre pays ressemblent en cela à ses habitants les plus précaires, parce que provinciales d’Hollywood, colonisées, se vautrant dans l’obséquieuse singerie des dominants du siècle ; et n’imitant chez eux que les tares dont nous étions dépourvus.
Bohemian Rhapsody : L’ASSOMPTION DE FREDDIE MERCURY
Bohemian Rhapsody retrace le destin extraordinaire du groupe Queen et de son chanteur emblématique Freddie Mercury, du succès fulgurant du groupe au risque d’implosion où l’entraînent les excès du leader, jusqu’à son retour triomphal lors du concert Live Aid. Un biografilm exaltant. Le cinéma américain aime le biografilm – qu’il appelle « biopic ». Genre de prédilection de producteurs en quête de recette après les dérapages financiers du Nouvel Hollywood, prisé par les acteurs et primé par le public, permettant d’évoquer autant les domaines politique, historique ou sportif, il se trouve massivement investi par le champ musical depuis une dizaine d’années, et cela non sans réussites. Dans une facture classique pour raconter Johnny Cash (Walk The Line), Ray Charles (Ray), The Four Seasons (Jersey Boys) ou The Beach Boys (Love & Mercy), à la manière expérimentale pour dire Bob Dylan (I’m not there), confinant au trip sous acide en mémoire de Kurt Cobain (Last Days), le biografilm musical alterne les styles au gré des cinéastes, mais maintient les phases d’un type d’hagiographie moderne : enfance blessée, conquête de la gloire et couronnement d’une figure morale. Si Bryan Singer est bien crédité au générique en tant que réalisateur, son renvoi en cours de tournage (friction avec son acteur et suspicion de scandale sexuel) et l’invisibilité de son style confirment que Bohemian Rhapsody est davantage l’œuvre d’un producteur que celle d’un cinéaste, ce qui n’augurait rien de bon, et pourtant (...) A découvrir dans le nouveau numéro de L'Incorrect et en ligne pour les abonnés
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