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Patrick Brion : « Le genre n’existe plus »
Historien du cinéma, spécialiste du cinéma américain, créateur et voix du Cinéma de minuit, et auteur d’une monumentale encyclopédie du western, Patrick Brion explique la disparition du western. Pourquoi le western se fait-il aussi rare au cinéma ? Il y a plusieurs raisons. La première est générationnelle. Dans les années 50, quatre westerns sortaient par semaine en France. Mais les grandes Majors se refusaient à les rendre disponibles à la télévision laquelle se contentait de westerns de troisièmes ou quatrièmes catégories ou de séries très (.....) Lisez la suite de cet article dans le dernier numéro de L'Incorrect disponible en kiosques et par abonnement!
Les Frères Sisters : Un crépuscule chargé de lumière
Après le drame historique (Un Héros très discret), les thrillers (Sur Mes Lèvres et De Battre Mon Cœur s’est arrêté), le film carcéral (Un Prophète), le mélodrame (De Rouille et d’os) et le film social (Dheepan, Palme d’or du Festival de Cannes 2015), Jacques Audiard s’attaque au western avec un casting hollywoodien trois étoiles ( Joaquin Phoenix, John C. Reilly et Jake Gyllenhaal). Pari osé. Résultat sublime. Charlie et Elie Sisters évoluent dans un monde sauvage et hostile, ils ont du sang sur les mains : celui de criminels comme celui d’innocents, et n’éprouvent aucun état d’âme à tuer. Tel est leur métier. Le
Western : L’ombre des géants
« Le western est vraiment une création américaine. Il conjugue le rêve américain et la notion de la conquête, englobe des thèmes mythologiques comme la loi, l’ordre, l’idée de frontière… C’est un genre quasiment inépuisable qui peut à la fois être réaliste et métaphorique, à la fois parler du passé et d’une certaine manière du présent. Ce sont des films historiques qui ne sont pourtant pas perçus comme tels », expliquait Bertrand Tavernier, grand amateur du genre. Le « genre » est justement une notion très forte aux Etats-Unis, où tout se retrouve catégorisé (comédie musicale, polar, mélodrame…) pour créer une complicité contractuelle entre le film et le spectateur. Le western, c’est le rocher de Monument Valley, le cowboy, l’indien, l’étoile du shérif et les chevaux au galop ; mais aussi le seul genre cinématographique reconnaissable à l’oreille et qui promet l’aventure et les grands espaces. S’il traversa les océans jusqu’en Asie, s’il constitue aujourd’hui une étagère du cinéma classique, ce n’est pas tant parce qu’il fut le premier des genres que parce qu’il fut cultivé par les plus grands, qui surent développer leur grammaire cinématographique au sein d’une codification si rigoureuse. Le passage d’un nuage lors d’un enterrement dans La Rivière Rouge (1948, Howard Hawks), le bouleversant « Let’s go home Debbie » dans La Prisonnière du désert (1956, John Ford), ou le mouvement de grue à l’arrivée de Claudia Cardinale dans Il était une fois dans l’Ouest (1968, Sergio Leone), simples plans fixes ou plans en mouvements ont marqué l’histoire cinématographique de l’empreinte des géants.
Edito de Romaric Sangars : Bang ! Bang !
Une rentrée sous le signe du western – horizon, vertige, duels –, voilà ce que nous vous proposons, sous l’inspiration d’Audiard, afin d’entamer ce nouveau cycle selon une grande perspective. Parce qu’il faut régulièrement se remettre en face de l’inconnu, tout rejouer, risquer le désert, pour entretenir la pression sanguine nécessaire. Ce n’est pas, malheureusement, la diététique que suit un Laurent Ruquier, reconduisant cette année encore Christine Angot, périmée depuis l’origine, comme commissaire esthétique de son causant spectacle. C’est que l’époque manque d’exigence comme d’imagination. Comme du plus simple discernement. En témoigne également la place accordée à Michel Onfray sur France Culture, cet été, où le père fouettard de l’hédonisme a pu durant des heures aligner ses sophismes, ses déconstructions niveau CE1, sa christianophobie primaire, pour s’affirmer décidément comme le sous-Sartre d’une époque
Les cadets de Gascogne
Souvent décriée et attaquée, par idéologie ou incompréhension, la corrida, dès l’arrivée des bourgeons, déclenche levée de boucliers, manifs et pétitions. Pourtant il n’y a jamais eu autant de novilleros en France que cette année. Derrière cet apparent paradoxe, il y a le travail gigantesque d’afficionados qui perpétuent leur tradition envers et contre tout. Les Landes étaient depuis la nuit des temps une terre de marais et de sable. Une vieille chanson du haut Moyen-âge décrit les déboires des pèlerins de Compostelle qui devaient les traverser : Quand nous fûmes dedans les Landes / Bien étonnés / Avions de l’eau jusqu’à mi-jambes / De tous côtés. Pour garder les troupeaux, les bergers landais utilisaient ces échasses qui ont fait leur légende, jusqu’à ce que Colbert fasse (.....) Lisez la suite dans le dernier numéro de L'incorrect disponible en kiosque, et par abonnement!
De quoi Christine est-il le prénom ?
L’une, Angot, sort un roman (Un Tournant dans la vie), l’autre, sans ses Queens, un album (Chris); toutes deux s’apprêtent à dominer la rentrée culturelle ; toutes deux sont aussi survendues et vaines ; toutes deux se font appeler Christine. Sont-ce leurs seuls points communs ? Non. Elles ont la même coupe de cheveux Angot: Version garçonne austère et fade, type élue socialiste d’une circonscription du Nord, pour Angot. Elle nous l’imposera encore au moins (.....) Retrouvez la suite de cet article dans le dernier numéro de L'Incorrect, disponible en kiosque et par abonnement!
Robert Ménard: «Autour du taureau, on renoue avec des traditions»
Le maire de Béziers, Robert Ménard, a accepté de nous parler de la ville de Béziers et de ses passions. Plus qu'une simple défense de la corrida ou des ferias, il livre sa vision de la culture d'une ville qu'il chérit. Union des droites, vivre-ensemble et tauromachie, ce végétarien atypique n'esquive aucun sujet délicat. Quelle est l’importance culturelle des ferias dans la vie de Béziers ? C’est l’évènement que les Biterrois attendent toute l’année !

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