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« Mauvais Élève » de Philippe Vilain : trop scolaire
De mauvais élève incapable de lire, fils de prolo inscrit au lycée professionnel, versant parfois dans la petite délinquance et devant raccompagner jusqu’à son lit son père alcoolique, Philippe Vilain est devenu en moins d’une décennie doctorant et écrivain publié par Gallimard. Mauvais élève est l’histoire de cette métamorphose qui s’accomplira également par une relation amoureuse déterminante avec Annie Ernaux, quoique fondée « sur un rapport de domination » note Vilain, vu que le futur prix Nobel est déjà un écrivain célèbre et a trente ans de plus que lui. C’est évidemment cocasse, quoique prévisible, de découvrir la passionaria vengeresse du prolétariat et soutien d’Arlette Laguiller dans la sphère publique, en dominante intime baignant dans le luxe et les mondanités en privé. Mais le récit n’est pas un règlement de comptes tardif entre bourdieusiens, ou pas que, il se veut surtout une généalogie scrupuleuse de cette «trajectoire improbable» en termes sociologiques dont le résultat laisse bien dubitatif. [...]
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Jérôme Leroy : « La forme brève, c’est une forme de politesse poétique »
Ce livre est-il né d’un dessein d’ensemble ou du hasard ? Non, il n’y a pas de hasard, une providence peut-être. En fait, je n’aime pas parler de moi. Les seules fois où cela arrive, ce sont les petites proses d’Un Effondrement qui vont de la notation sur quelques manières de l’époque à des souvenirs […]
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« Dune : Prophecy » : échec sidéral
Le remake de Denis Villeneuve avait déjà entamé ce qu’il faut bien appeler une « sérialisation » de l’œuvre de Frank Herbert, sérialisation entérinée par cette préquelle annoncée en grande pompe sur la chaîne HBO, sous forme d’une mini-série de six épisodes. Il faut dire que l’univers de Dune, d’une richesse presque jamais égalée en science-fiction, se prête bien en apparence à une forme feuilletonnée, avec ses dynasties princières et ses intrigues de cour. Dune : Prophecy s’intéresse plus particulièrement aux Bene Gesserit, cette société secrète composée exclusivement de femmes aux pouvoirs mentaux exceptionnels et qui trament une sorte de vaste complot cosmique sur plusieurs générations. [...]
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Frédéric Beigbeder : à la recherche du père inconnu
La recherche du père inconnu, c’est le thème du beau Sarabandes X de Corentin Durand qui sort également en cette rentrée (cf. critiques livres de ce numéro), c’était aussi celui de Cœur, l’un des grands livres de la rentrée de septembre (et prix Interallié), signé Thibault de Montaigu, un sujet dans l’air du temps, si l’on veut, et même si ces écrivains, pour Montaigu et Beigbeder, n’ont pas choisi la date de décès de leur père, évidemment, qui déclencha l’écriture de leurs livres. Il est néanmoins frappant qu’après une décennie à cultiver la haine du patriarcat tout à trac, le père redevienne un personnage central de la littérature contemporaine. Oh, certes, pas sous forme régnante, grandiose, impériale, non… On nous montre plutôt des pères défaillants, quasi absents dans le cas de Beigbeder, mystérieux, flamboyants et paternellement inconséquents. La figure anciennement terrible, autoritaire, saturnienne, parfois, est devenue une figure troublée, elliptique, insaisissable. Le patriarcat est sans doute mort en 1793, comme le pensait Balzac à rebours des néo-féministes, avec le sacrifice du père de la nation, et après sa perpétuation dans quelques familles, il s’est dissipé pleinement au moment où fut sonnée l’heure de jouir sans entraves. Depuis, le père est en général porté disparu. [...]
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« La Chambre d’à côté » : Almodovar réévalué
Après plusieurs échecs dans sa quête d’une Palme d’or – Tout sur ma mère, Volver, Douleur et gloire, récompensés d’accessits à Cannes – Pedro Almodovar a tiré la conclusion qui s’imposait?: au revoir la Croisette, bonjour le Lido. Bien lui en a pris?: un Lion d’or à Venise pour La Chambre d’à côté remis par Isabelle Huppert, grand soutien des auteurs déjà installés (cf. la Palme pour Le Ruban blanc de Michael Haneke en 2009 quand elle présidait le jury). Cette reconnaissance suprême n’empêche pas son dernier film d’être parfaitement vide et inutile. Son unique raison d’être semble cette quête d’un grand prix international?: sujet qui en impose – l’euthanasie –?; atmosphère cosmopolite – New-York, une brève échappée au Moyen-Orient –?; deux actrices atypiques à fort tropisme hollywoodien pour l’une (Julianne Moore), européen pour l’autre (Tilda Swinton). Et une épaisse couche d’amidon qui fige les émotions dans le décoratif – péché mignon d’Almodovar, jugulé ici pour ne pas heurter le bon goût. [...]
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« Les Feux sauvages » : une nouvelle ère pour le cinéma
On serait tenté d’opter pour un de ces raccourcis journalistiques un peu faciles et de dire que l’œuvre du cinéaste chinois JZK est à l’image de son pays?: démesurée, complexe et difficile à appréhender. Marqué par l’avant-garde et, notamment, par le cinéma de Robert Bresson, le réalisateur met en boîte son premier film de manière clandestine, en marge de ses études à l’académie de cinéma de Pékin. Xiao Wu, artisan pickpocket, hommage au fameux Pickpocket de Bresson, se fait remarquer par sa radicalité, son refus de la narration et l’emploi d’acteurs amateurs. [...]
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Cinéma : et sinon, comment va l’amour ?

À force de s’être habitué aux jérémiades des déconstructeurs, aux clabaudages des néo-fem et aux pleurnicheries vindicatives des agressé.e.s de tout poil, on en aurait oublié que l’amour, le romantisme, les relations hétéronormées, c’est encore quelque chose. On peut même – sublime pied de nez – en faire des films, sur un mode aussi ringard que celui de la comédie romantique, ce genre qui a connu ses heures de gloire avec la screwball comedy (Hawks, Capra) et qui a fini par se vautrer dans la vulgarité des eighties comme une dinde de Noël fourrée au Xanax (Pretty Woman).

Lire aussi : L’Amour ouf : la résurrection du grand cinéma populaire français

Ce mois-ci, deux films ont l’insolence d’évoquer des coups de foudre chez les cisgenres, et surtout sans « essentialiser » le mâle en l’assimilant à un agresseur/pervers narcissique/pélicoteur sans vergogne. Et oui, dans Un Hiver à Sokcho et dans Jane Austen a gâché ma vie, l’homme est encore séduisant, rassurant – voire bienveillant.…

« Bird » : guano filmique
Dans une station balnéaire sinistrée, une ado métisse traîne entre son frère délinquant vengeur et son père sympa et immature. Elle regarde les mouettes et sent ses premières règles arriver. Sa mère, ses demi-sœurs et leur chien sont maltraités par un blaireau toxique, heureusement, un inconnu surgit qui va remettre de l’ordre dans tout ça, ouf?! Bird illustre à son corps défendant les impasses du style sensoriel d’Andrea Arnold qui avait fait merveille dans American Honey. [...]
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