Skip to content
Que valent encore les prix littéraires ?
Sylvie Ducas, maître de conférences en littérature française à Paris-Nanterre (C.S.L.F.), est l’auteur d’une histoire des prix littéraires, et l’un des interlocuteurs les mieux à même de nous aider à tirer un bilan du concept et des circonstances. En 2013, vous dénombriez plus de 2 000 prix littéraires en France. Où en sommes-nous aujourd’hui et comment expliquer un tel phénomène ? Je n’en fais pas une comptabilisation précise mais je suppose qu’ils sont à la hausse parce que c’est très français et très à la mode. C’est aussi un phénomène très ancien. Dans ces 2 000 prix, il faut compter aussi les concours d’écriture et de poésie. Les prix qui font vendre sont beaucoup moins nombreux. Il y a d’abord les prix d’automne (Grand Prix du roman de l’Académie française, Goncourt, Femina, Médicis, Renaudot, Interallié), puis les prix de printemps qui se sont constitués dans les années 70 pour contester les premiers. Ce sont des prix de lecteurs avec des jurys tournants (prix du livre Inter, grand prix des lectrices de Elle, prix RTL-Lire,) et qui font aussi vendre. Ce qui les différencie, c’est qu’ils sont ouverts aux lecteurs anonymes et que leurs jurés ne sont pas en situation de collusion avec des éditeurs et le milieu germanopratin. On a beaucoup accusé les grands prix d’automne d’être des prix corrompus. Il faut dire qu’ils sont constitués pour (...)
La suite est réservée aux abonnés. Déjà abonné ? Se connecter

Vous souhaitez lire la suite ?

Débloquez tous les articles de l’Incorrect immédiatement !

Formule Intégrale

À partir de 5,80€ / mois

  • Papier
  • Web
  • Tablette
  • Mobile
Formule numérique

À partir de 4,10€ / mois

  • Web
  • Tablette
  • Mobile
Drieu Hallyday
On sait que Johnny Hallyday penchait à droite, mais on ne sait pas tout.
1914, la France responsable ?
Dans un livre engagé, sinon partisan, Bertrand Blandin, professeur d'Histoire et de Géographie à Dijon, livre les résultats de son enquête sur les causes de la Guerre. La thèse de Bertrand Blandin devrait d'ailleurs susciter une polémique aussi vive que justifiée. Alors que nous commémorons cette année le centenaire du grand tournant militaire de 1917, l'ouvrage est l'occasion de questionner les conditions et les objectifs profonds d'une expérience collective sans équivalent dans l'Histoire de notre communauté nationale.  
Exclusivité : LES PAMPHLETS DE CÉLINE RÉÉDITÉS COURANT 2018
Textes maudits, moralement immondes et stylistiquement remarquables, passant sous le manteau ou en contrebande sur le réseau mondial depuis des années, les pamphlets de Céline vont finalement être réédités par Gallimard courant 2018, avec un important appareil critique. La nouvelle, qui circulait dans les milieux céliniens, nous a été confirmée par François Gibault, écrivain, exécuteur testamentaire et biographe du plus révolutionnaire des écrivains français.
« L’art ancien est tellement plus provocateur »
Au-delà de quelques œuvres provocatrices fortement publicisées, les musées français acquièrent des trésors. Rencontre avec le conservateur d'un grand établissement national, qui témoigne anonymement. Pourquoi souhaitez-vous témoigner anonymement ? Parce que je vais dire des choses très incorrectes pour L’Incorrect ! Non, plus sérieusement, par simple souci de neutralité du service public. Je suis souvent très irrité de voir que ce principe n’est pas du tout respecté dans les milieux culturels quand il s’agit de défendre des idées vaguement de gauche, comme s’il y avait un consensus tacite là-dessus. Or je pense que lorsqu’on s’occupe d’art, on pourrait avoir le goût et l’élégance de garder ses idées politiques pour soi, ou de les exprimer anonymement. Quelles étaient vos espérances en devenant conservateur de musée ? Ont-elles été déçues ? Je souhaitais contribuer à la défense et à la diffusion de notre patrimoine auprès du plus grand nombre. Je constate chaque jour chez les visiteurs du musée un regret de méconnaître l’histoire de l’art en même temps qu’une formidable soif d’apprendre. Je pense que le primat accordé à la littérature dans l’enseignement en France est une vraie erreur. L’art offre (...)
La suite est réservée aux abonnés. Déjà abonné ? Se connecter

Vous souhaitez lire la suite ?

Débloquez tous les articles de l’Incorrect immédiatement !

Formule Intégrale

À partir de 5,80€ / mois

  • Papier
  • Web
  • Tablette
  • Mobile
Formule numérique

À partir de 4,10€ / mois

  • Web
  • Tablette
  • Mobile

L’Incorrect

Retrouvez le magazine de ce mois ci en format

numérique ou papier selon votre préférence.

Retrouvez les numéros précédents

Pin It on Pinterest