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Le Démon de la chair : notre critique

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Publié le

1 décembre 2020

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Dans Le Démon de la chair, le réalisateur d’origine austro-hongroise Edgar G. Ulmer relate l’ascension sociale d’une femme fatale et psychotique dans le Maine du XIXe siècle. Mélodrame pastoral.
Chair

Bel objet que ce Strange Woman réalisé en 1946 sur l’impulsion de la star Heidi Lamarr, considérée à l’époque comme la plus belle femme du monde. Dans ce récit hybride se côtoient le film noir et le pur mélodrame. Située au XIXe siècle dans le Maine, État reculé et ultra-rural, The Strange Woman relate l’ascension sociale d’une femme fatale et psychotique. Sur un canevas classique, le réalisateur d’origine austro-hongroise Edgar G. Ulmer, bon artisan formé par Murnau, tire une fable morale inspirée, pleine de flamboyance aux plans composés comme des miniatures pastorales.

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Comme la plupart de ces petits classiques tournés dans les années 40, The Strange Woman étonne par son européanité et prouve que le grand cinéma hollywoodien de l’époque devait à peu près tout au génie du Vieux Continent. Bien sûr, le film n’est pas exempt de défaut : Georges Sanders (Rebecca) a l’air de s’y ennuyer profondément et Heidi Lamarr cabotine plus que de mesure. On se plaît à imaginer quel chef d’œuvre aurait pu en tirer un Hitchcock ou un Douglas Sirk. Reste un petit mélo plastiquement parfait qui fera un excellent divertissement pour vos soirées hivernales.

Le Démon de la chair (The Strange woman) d’Edgar G. Ulmer avec Heidi Lamarr et Georges Sanders. 1h40. Sortie DVD le 1er décembre

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