
Culture


Chaque année on se demande comment les emplumés de la funeste bamboche autocongralutoire des Césars va parvenir à faire pire que la précédente. Chaque année, on serre les dents devant le malaise des séquences destinées à arracher des grimaces à un public de manchots calfatés par le fric et la condescendance. Chaque année on est consternés par l’engagement en stuc des stars qui défilent, ronronnantes de ces mièvreries récitatives qu’elles prennent pour des uppercuts. Commençons par le positif : en se plaçant sous le patronage de l’acteur américain Jim Carrey, la cérémonie se dote d’un capital sympathie évident. Et tant pis si la star est défigurée par le bistouri au point qu’on a du mal à la différencier de Mickey Rourke : le trublion des années 90 dégage sur scène, pendant ses remerciements, une mélancolie poignante, rappelant ses origines françaises et le tout dans la langue de Marcel Carné, s’il vous plaît.…

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Nous étions prêts à déménager la bibliothèque complète de Camus ce jour-là, en plein hiver 2019, à la cour d’appel de Paris, quand elle s’apprêtait à juger à fond la question suivante : l’accusation d’antisémitisme était-elle justifiée à l’encontre de Renaud Camus ? Oui, l’œuvre complète : 150 livres et plus encore. Nous l’aurions fait déposer au greffe. Nous ne voulions pas tant montrer que Camus n’avait rien d’un antisémite (nous le savions, comme n’importe quel lecteur) ; nous voulions que la cour d’appel s’en fasse sa propre religion. Nous voulions lui dire : « Voici. Jugez par vous-même l’œuvre de cet homme qui ne cache rien et qui dit tout. » Tandis que nous déposions malgré tout des centaines de pages, l’accusation (incarnée à l’époque par les talents conjugués de M. Yann Moix et de Mme l’Avocat général) n’était pas capable de prouver la moindre chose. Il y avait certes eu « l’affaire Camus » des années 2000, la grande évanouie, n’ayant donné lieu à aucun procès, sinon à des cargaisons de menaces et de rodomontades que l’on aurait pu juger, à près de trente ans de distance, comme idiotes et ridicules si elles n’avaient pas ruiné la vie de Renaud Camus.…

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