


La déshérence du patrimoine ne s’arrête pas aux frontières nationales. Les démolitions se sont accélérées à travers l’Europe, et c’est notre héritage architectural qui en subit les conséquences. Charleroi en Belgique, tristement célèbre pour la brutalité et la laideur de son urbanisme, continue d’être le théâtre de destructions massives. Le constat est alarmant : nous avons démoli davantage d’édifices au cours des vingt dernières années que durant les deux guerres mondiales réunies. Ce phénomène est d’autant plus préoccupant que l’Union européenne finance elle-même certaines destructions patrimoniales sous prétexte d’initiatives écologiques, via le fonds PRR par exemple. Dans mon livre, je cite le cas d’une ferme médiévale en Belgique rasée pour être remplacée par un bloc de béton isolé avec des matériaux issus du pétrole, le tout subventionné par l’Europe. C’est un non-sens total, un exemple criant de greenwashing, de la bêtise d’une bureaucratie. [...]






Dans le cadre d’une exposition de l’artiste camerounais Barthélémy Toguo à la galerie Lelong à Paris, nous avons été alertés par un groupe de collectionneurs et d’amateurs d’art. Les œuvres présentées manifestent plus qu’une familiarité avec celles de l’artiste francais Daniel Coulet, elles en sont en fait la copie systématique. La comparaison des œuvres laisse peu de doutes.
On ne peut pas, par hasard, avoir les mêmes obsessions, traduites par les mêmes images, exprimées avec un même savoir-faire, à moins d’être biologiquement jumeaux…
Toguo imite les thèmes des toiles de Coulet puis opère une légère variation sur la forme, la couleur… Les thèmes sont des visages projetés en ombre, hantés, tracassés, piégés, possédés ; des mains sortent de leurs têtes ; des arbres poussent dans leurs bouches… La technique rappelle celle des pochoirs de Lascaux ou d’autres peintures primitives. Des obsessions toutes personnelles donc, et une façon de les exprimer, qui ne peut être que la signature d’un artiste et d’un seul.…
L’Incorrect
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