
Le règlement de comptes public entre les sœurs Seigner, le mois dernier, sembla mettre en scène en quelques publications réticulo-sociales, la lutte actuelle que se livrent deux archétypes, le héros et la victime, et à travers eux, deux univers moraux qui viennent d’entrer en collision. Bon, vous me direz que les vedettes ne sont pas des héros au sens du maréchal Ney ou de Louis IX, lequel est également un saint. Ce sont du moins les héros de la société du spectacle, auréolés par l’éclat médiatique, glorifiés par la multiplication iconique de leur image, après qu’ils ont accompli un exploit, une prouesse, au terme d’une aventure artistique. Certes, ces « vedettes » ne correspondent pas vraiment au panthéon classique et romantique, elles ne sont ni les plus excellentes dans leur domaine, ni des pionnières incomprises ; on n’adore là ni Poussin ni Van Gogh, mais simplement des talents notables ayant réussi à insuffler un peu d’âme dans la grande hypnose du divertissement de masse.…








