
1. Définition ?
Un refuge et une Atlantide. Ma province, c’est la source de départ, l’enracinement et l’enchantement. C’est le lieu de la maturation lente des existences qui n’intéressent personne. Le silence, une forme d’ennui, de vieilles fraternités agissantes, un équilibre dans les rapports sociaux, une courtoisie dans les échanges du quotidien, et puis des paysages que l’on pensait inoffensifs, transparents, d’une banalité crasse, sans intérêt. Nous avons eu des mots très durs à l’adolescence. Mea culpa. Mais je ne veux pas l’enjoliver, la muséifier ou la cadenasser dans une « ruralité » obsolète, je raconte une province personnelle, donc forcément un peu universelle.
2. L’ennui ?
L’ennui est inhérent au bon développement d’un provincial. Il en fait, dès son plus jeune âge, son fidèle allié. Sans ennui, il n’y aurait aucune création possible. L’ennui est générateur de « projets ». J’ai vécu toute ma jeunesse dans les années 1980 loin des centres culturels et des activités ludiques.…








